121 Monde Forestier plus tard

Ma dernière visite terrain, sur un site d’opération en forêt publique en Haute-Mauricie. J’ai eu le plaisir de produire 121 éditions du journal.

Ma dernière visite terrain, sur un site d’opération en forêt publique en Haute-Mauricie. J’ai eu le plaisir de produire 121 éditions du journal.

Photo: Marie-Claude Boileau

27 Mar. 2019

C’est le temps de tourner la page pour moi. Après un peu plus de 12 ans à la barre du Monde Forestier, je continue dans le monde des communications, mais dans une autre sphère. Un nouveau chapitre. Pour ce dernier texte, permettez- moi d’emprunter le style de mon collègue et ami. Je ne vous dis pas son nom, vous qui lisez le journal régulièrement le reconnaîtrez facilement…

Guy Lavoie

J’ai un petit garçon de 3 ans. Il fréquente la même garderie depuis toujours. Évidemment, un peu comme dans une école il a changé de groupe. Et d’éducatrices. Dernièrement en allant le reconduire, je lui ai offert d’aller saluer les éducatrices de la pouponnière. Elles qui ont pris soin de lui tout petit, quand il a commencé à fréquenter l’établissement. À ma grande surprise, il a refusé. J’étais triste pour elles… Visiblement mon petit homme est passé à autre chose et il a oublié à quel point il les aimait et qu’au moment de les quitter, ça a été difficile.

À MON TOUR

C’est à mon tour de quitter un groupe, mais dans mon cas, ce sera exactement l’inverse. Je n’oublierai pas. Après toutes ces années passées avec vous, chers amis forestiers, j’ai appris à connaître et comprendre un monde complexe, stimulant et en constante évolution. Et c’est surtout les gens qui l’animent qui sont passionnants et passionnés.

Je crois sincèrement que les artisans de nos forêts sont des gens qui aiment la forêt et leur milieu de travail. Ma première visite terrain (comme on dit dans le milieu) s’est déroulée en Estrie, sur des lots boisés privés. Ma dernière, sur un site d’opération en forêt publique en Haute-Mauricie. Entre les deux j’ai eu le plaisir de rencontrer des forestiers de tous les coins du Québec et du Canada, des Finlandais, des Suédois, des Français, des Américains, un Russe, des forestiers de coop, de groupements forestiers, de bureau, de terrain, d’opération, d’usine, des chercheurs et j’en passe. Des gens qui ont à cœur leur travail et la ressource forestière.

On m’a quelques fois posé la question, à savoir si l’attachement des forestiers à leur milieu est particulier. Évidemment, je ne connais pas toutes les industries. Néanmoins je pense que oui. Ce qui peut sembler être des difficultés dans la pratique des métiers forestiers pour plusieurs représente généralement des défis stimulants, voire des aspects positifs du travail pour le forestier.

Lorsque je circule sur l’autoroute Laurentienne près de chez moi à Québec, je croise souvent des transporteurs de bois. J’ai toujours une pensée pour ceux qui l’ont récolté, comment ils l’ont fait, pourquoi ils l’ont fait et le contexte dans lequel ils l’ont fait. Je pense aussi à toute l’activité positive que génère l’industrie et à tous les investissements et efforts qui sont fait pour que cela perdure. J’aimerais que tous les Québécois en soient conscients et je souhaite que le journal Le Monde Forestier continue à propager cette bonne nouvelle encore longtemps, sous quelque forme que ce soit.

J’ai une demande à vous faire : si vous voulez me faire plaisir, considérez-moi maintenant comme un forestier. Juste un petit peu, ça va me rendre heureux.

REMERCIEMENTS

J’aimerais remercier plusieurs personnes sans qui mon travail pendant toutes ces années n’aurait pas été aussi plaisant. MARIE-CLAUDE BOILEAU, journaliste pigiste qui est avec nous depuis tout ce temps. FRANCINE DESMEULES, notre fidèle correctrice. ISABELLE GAGNON qui a produit la grande majorité des journaux depuis 2006. Sans son talent artistique et sa grande habileté à travailler rapidement, plusieurs éditions vous seraient parvenues très en retard… Mes collègues de bureau, maintenant des amis : PASCAL OUELLETTE, MARTIN RIOPEL et MARC BEAUDOIN. Nos adjointes : SUZANNE LAVOIE et PAULINE BOURGUIGNON et finalement, le meilleur coéquipier qui soit, ROGER ROBITAILLE. L’imperturbable, patient et fiable Roger. À qui le journal doit beaucoup et qui bientôt y aura travaillé deux fois plus longtemps que moi.

Merci à vous et à tous les autres que j’ai côtoyés, de près ou de loin, pendant plus d’une décennie. Je salue aussi ceux qui sont sortis de leur zone de confort pour venir siéger au conseil d’administration du journal. Particulièrement à trois administrateurs qui brillent par leur longévité : DIANE TREMBLAY, JOCELYN LESSARD et SERGE CHARTRAND. Et vous, chers fidèles lecteurs du journal : merci. Sans vous, rien de tout ça ne serait possible.

Comme pour mon petit garçon et ses premières éducatrices, tout ça sera bientôt derrière moi. Mais contrairement à lui, je n’oublierai pas et j’aurai toujours le goût de passer vous serrer la pince, chers amis forestiers.