Sirop québécois

2014 sera-t-elle une année aussi productive que 2013?

« Ce qui est important de savoir, ce sont les températures au moment de la récolte. Elles doivent être de - 5 à - 7 la nuit et de + 5 à + 7 le jour. Plus le nombre de jours atteint ces températures, meilleures seront les récoltes. Et c’est ce qui s’est justement produit l’an dernier » explique PAUL ROUILLARD, directeur adjoint, Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

« Ce qui est important de savoir, ce sont les températures au moment de la récolte. Elles doivent être de - 5 à - 7 la nuit et de + 5 à + 7 le jour. Plus le nombre de jours atteint ces températures, meilleures seront les récoltes. Et c’est ce qui s’est justement produit l’an dernier » explique PAUL ROUILLARD, directeur adjoint, Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

24 Fév. 2014
Bernard Gauthier

Les prévisions concernant la production de sirop d’érable cette année sont impossibles à évaluer pour le moment. Il est trop tôt. Les premières coulées d’eau d’érable auront lieu à la fin de février et début de mars. La température très froide de décembre et janvier n’auront aucun effet sur la récolte.

« Ce qui est important de savoir, ce sont les températures au moment de la récolte. Elles doivent être de – 5 à – 7 la nuit et de + 5 à + 7 le jour. Plus le nombre de jours atteint ces températures, meilleures seront les récoltes. Et c’est ce qui s’est justement produit l’an dernier. Maintenant quant à savoir si le même phénomène va se reproduire, impossible de le dire », explique PAUL ROUILLARD, directeur adjoint, Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

Le seul rapprochement que la Fédération peut faire à ce moment-ci est la similitude des températures actuelles de décembre-janvier avec la même période l’an dernier. Est-ce un signe annonciateur de ce qui nous attend au cours des prochaines semaines? Le temps le dira. En 2013, la saison de récolte fut exceptionnelle tant pour la quantité d’eau d’érable que pour sa qualité. Au total, les 7 500 entreprises de la Fédération ont récolté quelque 120 millions de livres de sève, principalement en Montérégie, au Centre-du-Québec, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint- Laurent. Le précédent record était de 109 millions de livres de sève. À titre indicatif, l’année 2012 fut une année comparable à la moyenne avec 96 millions de livres d’eau d’érable récoltée. « Dans l’ensemble du Québec, les conditions de production étaient optimales ces dernières années. En 2013, on a fracassé tous les records. »

Prix

Cette année, il n’y aura pas de hausse de prix du sirop d’érable. Les acheteurs et les producteurs se sont entendus à un prix moyen de 2,87 $ la livre. « Que la production soit importante ou non en 2014, cela n’aura pas d’incidence sur le prix à la livre. Nous pouvons entreposer jusqu’à 100 millions de livres d’eau d’érable et notre inventaire à écouler se situe à 65 millions. Nous sommes en mesure d’entreposer lorsqu’il y a des productions importantes comme en 2013 sans créer d’impact négatif sur le marché. Sachez que ce ne fut pas le cas dans les années 2006 à 2008 alors qu’il n’y avait plus rien ou presque en entrepôt suite à une baisse majeure de la production », conclut Paul Rouillard. La Fédération des producteurs acéricoles du Québec regroupe 13 500 membres et produit du sirop de grades AA, A et B, mais peu de sirop industriel. En octobre dernier, l’organisme a inauguré sa nouvelle usine-entrepôt d’une superficie de 235 000 pi2 à Laurierville. Générant à lui seul 75 % de la production mondiale de sirop d’érable, le Québec exporte environ 90 % de ce qu’il fabrique. L’industrie du sirop d’érable contribue au PIB canadien à hauteur de trois quarts de milliards $ et génère des revenus de 186 M$.