3e mandat pour FORAC

La FQCF fait parti des nouveaux partenaires de FORAC Ainsi, les nouveaux sont le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), FPInnovations, Kruger, Résolu, Maibec, la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), TAG St-Michel et le ministère des Ressources naturelles.

La FQCF fait parti des nouveaux partenaires de FORAC Ainsi, les nouveaux sont le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), FPInnovations, Kruger, Résolu, Maibec, la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), TAG St-Michel et le ministère des Ressources naturelles.

Photo: archives LMF

12 Déc. 2013
Marie-Claude Boileau

À l’été 2013, FORAC a entamé son troisième mandat avec de nouveaux partenaires. Travailler avec le centre de recherche demande plus qu’un soutien financier. En place depuis 10 ans, la formule choisie est efficace et appréciée.

La particularité de FORAC est qu’on effectue des recherches pour résoudre des problèmes réels et concrets dans l’industrie forestière. Ainsi, l’organisme a deux attentes envers les partenaires avec qui il travaille. D’abord, ils doivent définir des problèmes et des défis pour lesquels les chercheurs devront trouver des solutions. «Ça peut être organisationnel, lié à la performance ou qu’ils aient besoin de repenser leur modèle d’affaires», explique LUC LEBEL, directeur général de FORAC.

Outre une participation financière, les organisations doivent également fournir leur expertise et la partager. La durée d’un mandat est de cinq ans et les entreprises sélectionnées s’engagent pour toute la durée. «C’est pour avoir une stabilité. Nous voulons être capables de nous donner une vision dans le temps pour rassurer nos experts. Dans nos équipes, nous avons des professionnels de recherche très qualifiés. Nous voulons leur offrir de bonnes conditions de travail», explique M. LeBel. Les grands enjeux de ce troisième mandat ont été définis en bonne partie par les partenaires du précédent mandat à la suite de sessions de remue-méninges et de réflexions stratégiques. Ce sont également eux qui ont émis des recommandations pour la sélection des nouveaux partenaires. Leur nombre est restreint pour faciliter le travail. «Nous ne visons pas un «membership» très large.

FORAC veut être reconnu pour ses recherches et sa dynamique de collaboration en ayant des relations étroites avec ses partenaires», fait savoir le directeur. Qui plus est, il est plus facile de tester des projets chez un plus petit nombre de partenaires. Toutefois, on les choisit pour représenter la chaîne de valeur. Ainsi, les nouveaux sont le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), FPInnovations, Kruger, Résolu, Maibec, la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), TAG St-Michel et le ministère des Ressources naturelles. Le consortium de recherche mise sur la collaboration. à

Parmi tous les projets étudiés, les partenaires doivent s’impliquer dans un certain nombre d’entre eux. «Ce seront alors les entreprises qui en profiteront en premier et où l’on appliquera les détails de la solution. Puis, les autres pourront voir les conditions de succès pour le projet», explique M. LeBel. Bien entendu, l’organisme prend soin de ne pas dévoiler de données d’entreprise confidentielles. On partage plutôt la recette pour résoudre le problème. Présentement, il y a 42 projets de recherche. FORAC s’assure que le tout est réparti équitablement. Avant d’entamer le travail, une session de travail entre les anciens et les nouveaux partenaires a lieu. De plus, un comité d’orientation de recherche se réunit tous les quatre mois afin de valider l’avancement des projets. Par exemple, on peut évaluer la pertinence d’un projet mis en chantier, un an plus tôt.

Le budget annuel du consortium est d’un million de dollars par an. Les partenaires investissent une somme qui varie selon le nombre de secteurs où ils sont impliqués. Le Conseil national de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) donne 1,50$ pour chaque sou investi par les entreprises. Pour Luc LeBel, ce troisième mandat, et donc deuxième renouvellement, est un signe de la satisfaction des partenaires. Pour ce mandatci, on étudiera davantage les activités entre la forêt et les usines. «Dans les deux premiers, nous avons touché aux activités en forêt et à l’approvisionnement. Dans celui-ci, nous serons davantage impliqués dans les décisions qui concernent la gestion forestière», note-t-il. Le consortium tentera entre autres de répondre aux besoins de valorisation industrielle. On touchera la notion de calcul de possibilité forestière, aux calculs économiques d’un arbre en fonction de son utilisation potentielle et à la gestion des flux de la forêt aux usines. De plus, les chercheurs regarderont de plus près la valorisation et l’intégration de la biomasse forestière dans les nouveaux réseaux de valeur.

Les résultats des recherches sont toujours importants, mais cette fois-ci, M. LeBel note un intérêt plus grand pour le personnel que FORAC formera. «Plus que jamais auparavant, les partenaires se rendent compte que c’est difficile de recruter des gens qualifiés pour l’approvisionnement, les ventes, etc. Ils ont posé des questions très précises sur notre capacité de livrer une main-d’oeuvre technique qui allait ensuite travailler en usine. C’est encourageant», souligne-t-il. Ainsi, le consortium s’est engagé à prendre des mesures plus précises pour bien choisir et former son personnel.