Journées de réflexion sur les programmes de formation professionnelle

Adapter la formation professionnelle au marché du travail

Annie Beaupré du CSMOAF explique que l’objectif des journées était de discuter de la modernisation de la formation professionnelle québécoise. «C’est-à-dire comment amener la formation professionnelle à un autre niveau pour qu’elle réponde le mieux possible au besoin du marché du travail».

Annie Beaupré du CSMOAF explique que l’objectif des journées était de discuter de la modernisation de la formation professionnelle québécoise. «C’est-à-dire comment amener la formation professionnelle à un autre niveau pour qu’elle réponde le mieux possible au besoin du marché du travail».

Photo: archives LMF

5 Avr. 2018

Le Comité sectoriel de main-d’oeuvre en aménagement forestier (CSMOAF) a participé aux deux journées de réflexion sur les programmes de formation professionnelle. Sa directrice générale, ANNIE BEAUPRÉ, a aimé l’exercice qui était organisé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Celle-ci est bien placée pour comprendre l’importance d’arrimer la formation avec la réalité du marché du travail.

Marie-Claude Boileau

En entrevue avec Le Monde Forestier, Annie Beaupré explique que l’objectif des journées était de discuter de la modernisation de la formation professionnelle québécoise. «C’est-à-dire comment amener la formation professionnelle à un autre niveau pour qu’elle réponde le mieux possible au besoin du marché du travail», fait-elle savoir.

L’activité a eu lieu les 5 et 6 février à Québec. Des employés du ministère de l’Éducation, dont le ministre SÉBASTIEN PROULX, des centres de formation professionnelle (CFP), des Cégeps et des comités sectoriels de main-d’oeuvre étaient présents. Plus de 350 personnes représentant quelque 140 organismes du monde de l’éducation et du marché du travail, ainsi que des ministères et organismes publics, ont participé aux Journées de réflexion sur la formation professionnelle.

Trois thèmes ont été abordés : des façons de faire axées sur le partenariat; une offre de formation adaptée aux réalités des régions et des acteurs mobilisés autour de l’innovation. Pour chacun d’entre eux, il y a eu des présentations et des exemples de réussite ou d’innovation. Puis, les participants devaient échanger avec les personnes assises à leur table. Précisons que chacun avait reçu un cahier des participants avec une mise en contexte des sujets et des actions potentielles.

Mme Beaupré a trouvé les journées très intéressantes. «À ma table, j’étais la seule représentante du marché du travail. Tous les autres étaient des CFP. Ça m’a permis de mieux comprendre le contexte dans lequel ils évoluent. Parfois, on dit que la formation ne répond pas parfaitement au besoin du marché du travail, qu’ils devraient faire ça ou ça, mais on ne comprend pas toujours bien toutes les contraintes avec lesquelles ils doivent travailler. Ça a été un bel effort de voir comment on peut travailler ensemble pour amoindrir ces contraintes-là et apporter des recommandations au ministère de l’Éducation pour faciliter la tâche des centres de formation professionnelle pour qu’ils répondent davantage aux besoins du marché du travail et ainsi amener la formation professionnelle à un autre niveau», soutient-elle.

La directrice générale du CSMOAF a également apprécié les exemples de réussite qu’elle a trouvé inspirants. Mme Beaupré ne sait pas quelles suites il y aura, mais elle a senti une réelle volonté du ministère pour faciliter la tâche des CFP et leur enlever des contraintes. Par ailleurs, elle salue la participation du ministre. «Il était très à l’écoute. Il prenait des notes. C’est déjà un pas dans la bonne direction et ça démontre le sérieux de la démarche», dit-elle.

En fait, les participants avaient jusqu’au 9 mars pour déposer un mémoire. Le ministère tiendra compte des suggestions formulées pour élaborer un plan d’action en formation professionnelle.

ALLIÉS

Le CSMOAF collabore régulièrement avec les CFP. «Ce sont des alliés de longue date. Aussitôt que nous avons un problème, une formation qui ne répond pas au besoin du marché du travail par exemple, on est capable de se parler», fait savoir Mme Beaupré. D’ailleurs, quelques jours après les journées de réflexion, elle était à l’oeuvre avec certains d’entre eux pour résoudre une situation d’adéquation pour une formation en mesurage. «On a demandé à tous les CFP qui offrent le DEP en aménagement de la forêt de venir s’asseoir avec nous et d’essayer de trouver une solution à cette problématique-là. On a mis sur pied un comité de travail, puis on va travailler à améliorer la formation pour répondre le mieux possible au marché du travail. Le ministière des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) est également sur notre comité de travail », informe-t-elle.

L’obstacle avait été identifié dans leur diagnostic sectoriel avant les journées de réflexion. «Des entreprises nous avaient appelés pour nous dire qu’elles avaient des problèmes de recrutement de la main-d’oeuvre. Nous sommes alors allés à la source. On s’est rendu compte que le taux d’échecs des étudiants qui se présentent au ministère des Forêts pour passer l’examen de mesureur ne fait qu’augmenter d’année en année», fait savoir la DG du CSMOAF. Ceux-ci ne peuvent alors travailler comme mesureur. Ils ont donc créé un comité pour voir comment améliorer la formation et hausser le taux de réussite. Le MFFP collabore avec eux.

Dans la même journée, mais en après-midi, le CSMOAF a participé à une rencontre avec le groupe de travail sur l’entrepreneuriat forestier afin de discuter du programme de voirie forestière et en abattage et façonnage des bois. L’organisme souhaite aussi trouver des solutions en partenariat avec les CFP afin d’avoir des opérateurs de machinerie mieux préparés à la réalité du marché du travail.