Airmedic signe une entente avec huit coopératives

«Si quelqu’un a un problème dans le bois, on l’emmène au centre hospitalier le plus proche.»  explique CHRISTIAN TRUDEAU, président et chef de la direction de l’entreprise.

«Si quelqu’un a un problème dans le bois, on l’emmène au centre hospitalier le plus proche.» explique CHRISTIAN TRUDEAU, président et chef de la direction de l’entreprise.

Photo: Guy Lavoie

7 Juin. 2013
Mélanie Grenier

«Quand l’attente n’est pas une option», c’est le slogan d’Airmedic, une entreprise spécialisée dans les services médicaux aéroportés, donc souvent utile en milieu éloigné. Une vocation qui peut offrir un service utile à plusieurs travailleurs et entreprises du secteur forestier. C’est donc armé d’une entente spécifique qu’Airmedic a été et continue d’aller rendre visite aux différentes coopératives forestières du Québec. Jusqu’à maintenant, huit coopératives des régions du Saguenay, de la Mauricie, de la Côte-Nord et des Laurentides ont ratifié l’entente.

«Airmedic a été relancée le 1er mai 2012», explique CHRISTIAN TRUDEAU, président et chef de la direction de l’entreprise. Relancer parce qu’au début des années 2000, un organisme sans but lucratif oeuvrait principalement dans la région du Saguenay. La seconde version d’Airmedic est une entreprise privée qui appartient à trois actionnaires, dont M. Trudeau. Déjà, six bases accueillant hélicoptère-ambulance ou avion-ambulance dans le cas de celle de Chibougamau. Les cinq autres bases sont situées à Saguenay, Québec, St-Hubert, Sherbrooke et Mont-Tremblant. «C’est suffisant pour offrir le service à 90 % de la population québécoise», assure M. Trudeau ajoutant que dix minutes après la réception d’un appel de détresse suffisent pour qu’un hélicoptère ou un avion décolle.

Services pour personnes en détresse

Au départ, c’est aux particuliers que l’entreprise a offert et offre toujours ses services selon un principe de cotisation annuelle. «Si quelqu’un a un problème dans le bois, on l’emmène au centre hospitalier le plus proche. On peut aussi faire des transferts interhospitaliers, surtout depuis le Grand Nord. Et même des transports d’organes ou de receveurs d’organes», explique M. Trudeau. Pour illustrer ce dernier service, le chef de la direction raconte l’histoire d’un homme qui était assis dans sa chaloupe, dans le nord, quand on lui a annoncé qu’on avait un foie pour lui. «Depuis notre démarrage, nous avons eu beaucoup de missions, annonce fièrement M. Trudeau qui parle d’une quarantaine par mois environ.

Un nouveau marché : le secteur forestier

Après un bon succès auprès des particuliers, Airmedic s’attaque désormais aux marchés des employeurs dont les employés travaillent à l’extérieur des grands centres. Les membres de la Fédération québécoise des coopératives forestières sont alors devenus un choix évident. «Dans l’industrie forestière, c’est notre première grosse entente. Huit coopératives ont embarqué, ce qui représente 1200 personnes sur une possibilité de 3000. C’est vraiment un bon départ», détaille M. Trudeau. L’entente est simple et propose le même service que celui offert aux particuliers à tous les employés des coops signataires pour un tarif préférentiel. «Je souhaite que tous les travailleurs forestiers soient protégés par nous un jour», ajoute l’ambitieux chef de la direction. Entrepreneur, M. Trudeau s’exprime clairement en homme d’affaires, mais il croit aussi au bien-fondé et même à la nécessité du service offert par Airmedic. «Ça n’a jamais vraiment existé au Québec. Tout est basé sur la «golden hour», cette règle qui dit que dans le cas d’un accident grave, tu dois être devant le spécialiste en dedans d’une heure. C’est ce qu’on réussit à faire avec l’hélicoptère. C’est vraiment un service haut de gamme», conclut-il