Association québécoise des entrepreneurs en travaux d’aménagement forestier

APMFQ/AQETAF: un renouveau bien accueilli

De nombreux changements sont survenus lors du congrès annuel de l’Association des propriétaires de machineries forestières du Québec APMFQ, dont un changement de nom pour le regroupement qui s’appellera dorénavant l’Association québécoise des entrepreneurs en travaux d’aménagement forestier, AQETAF.

De nombreux changements sont survenus lors du congrès annuel de l’Association des propriétaires de machineries forestières du Québec APMFQ, dont un changement de nom pour le regroupement qui s’appellera dorénavant l’Association québécoise des entrepreneurs en travaux d’aménagement forestier, AQETAF.

Photo: Guy Lavoie

3 Juin. 2013
Louis-Antoine Lemire

De nombreux changements sont survenus lors du congrès annuel de l’Association des propriétaires de machineries forestières du Québec APMFQ, dont un changement de nom pour le regroupement qui s’appellera dorénavant l’Association québécoise des entrepreneurs en travaux d’aménagement forestier, AQETAF.

La présidente-directrice générale de l’association, ISABELLE TANGUAY, a expliqué lors du congrès qui s’est tenu les 26 et 27 avril dernier, que le nom qu’utilisait son organisation ne disait pas grandchose aux gens, car tout le monde peut-être propriétaire de machinerie et ça ne représentait pas exactement la vocation des PME qui investissent 1,5 M$ pour être en entreprise tout en créant des emplois de qualité. «Lorsqu’on présentait nos gens, plusieurs personnes se demandaient ce que nos membres faisaient exactement», dit Mme Tanguay. Elle croit qu’avec la mise en place du nouveau régime forestier du Québec, il en va de soi que les membres représentent le premier maillon du Réseau d’approvisionnement forestier au Québec (RAF). Ce qui leur confère une renommée et des compétences d’expertises qui sont d’une extrême qualité. Après plusieurs discussions avec des comités de différents paliers de gouvernement, les intervenants en sont venus à la conclusion que l’appellation propriétaire de machinerie forestière avait une connotation syndicale, malgré le fait que l’Association n’a aucune vocation syndicale, a expliqué la chef d’orchestre du regroupement. Selon elle, le changement de nom a été très bien accueilli, car le domaine de la forêt a bien changé au cours des années. Elle souligne que couper des arbres n’est pas très bien perçu dans la société. Toutefois, avec les coupes mosaïques et les nouvelles façons de faire, c’était important de faire comprendre que ces travailleurs sont les jardiniers du Québec qui permettent l’accès à la population en général à la villégiature que nous avons dans la belle province, précise-t-elle. «Sans nos entrepreneurs, il n’y aurait pas de chemin et d’accès à la forêt», assure Mme Tanguay. Un autre sujet qui a été abordé est celui de la CSST, par rapport à la réglementation et la notion de véritable employeur. «L’arrivée du nouveau régime forestier et la mise aux enchères de bois obligent les entrepreneurs à tout gérer au niveau de la santé et la sécurité», indique Mme Tanguay qui ajoute que les gens étaient très intéressés d’en apprendre plus à ce sujet.

Organigramme

Également, les règlements généraux ont été changés lors de cette fin de semaine. Dans le passé, l’Association avait un président et un directeur général. Dorénavant, il n’y a qu’un président-directeur général et un président du conseil d’administration. L’objectif visé par le regroupement est d’avoir le plus d’impact possible et que la personne qui occupe le poste de PDG puisse parler des dossiers de façon plus pointue, explique-t-elle.

Populaire

Mme Tanguay a été très satisfaite de l’achalandage au congrès. Cependant, elle est consciente qu’il reste encore du travail à faire pour que les gens comprennent bien la mission de l’organisation. Pour ce faire, il existe maintenant un partenariat entre l’Association et quelques équipementiers. L’AQETAF est donc fière de son renouvellement de mission et d’orientations stratégiques pour les cinq prochaines années. Ces orientations sont en accord avec les différents acteurs de l’industrie et du MRN. Mme Tanguay à un regard positif sur l’avenir, car le regroupement a reçu une confirmation de nos voisins du Sud qu’il y avait une reprise. De plus, elle a remarqué qu’il y a une pénurie de maind’oeuvre. «Les gens n’auront pas de difficulté à se trouver un boulot», dit-elle. Selon ses chiffres, un employé qui travaille en forêt gagne entre 50 000$ et 65 000$ par année plus les avantages sociaux. Rappelons que la mission de l’AQETAF est de regrouper l’ensemble des entreprises qui réalisent les travaux d’aménagement forestier au Québec pour leur donner les moyens et les structures nécessaires permettant de développer des organisations performantes et d’assurer leur pérennité. L’Association vise à permettre à ses membres d’acquérir leur autonomie à titre d’entrepreneur, d’augmenter l’efficacité de leur équipe de travail, de conscientiser ses membres sur l’évolution des besoins, d’informer ses membres sur les sujets pertinents et d’effectuer les représentations nécessaires.