Association des producteurs d’arbres de Noël: bonne conjoncture

«La génération des 35-45 ans a maintenant des enfants et ils relancent les traditions. On voit une demande de célébrer Noël avec un arbre naturel, et ce, partout en Amérique du Nord», mentionne Joëlle Cardonne, présidente de l’Association des producteurs d’arbres de Noël.

«La génération des 35-45 ans a maintenant des enfants et ils relancent les traditions. On voit une demande de célébrer Noël avec un arbre naturel, et ce, partout en Amérique du Nord», mentionne Joëlle Cardonne, présidente de l’Association des producteurs d’arbres de Noël.

Photo: courtoisie APANQ

20 Mai. 2015

L’Association des producteurs d’arbres de Noël connaît une bonne période. «Au cours des dernières années, il y avait des stocks importants qui ont maintenant beaucoup diminué et qui continuent à descendre puisque la demande de sapins augmente. Il est vrai qu’il s’agit d’une bonne conjoncture pour la vente. Dans les prochaines années, les sapins seront extrêmement en demande», confirme JOËLLE CARDONNE, présidente de l’Association des producteurs d’arbres de Noël.

Marie-Claude Boileau

Celle-ci explique la popularité des sapins naturels par un retour aux traditions de Noël. «La génération des 35-45 ans a maintenant des enfants et ils relancent les traditions. On voit une demande de célébrer Noël avec un arbre naturel, et ce, partout en Amérique du Nord», mentionne-t-elle.

La grande majorité des produits québécois sont exportés aux États-Unis. La qualité des arbres cultivés au Québec est reconnue et recherchée. «Nos produits sont très appréciés», soutient Mme Cardonne.

D’autre part, les producteurs américains ont peu ou pas de relève. Selon la présidente, le défi actuel est de continuer à faire de la promotion et à vendre des sapins naturels versus ceux en plastique. Le Québec est la principale province productrice d’arbres de Noël au Canada. Selon les statistiques 2013, 819 000 sapins québécois étaient exportés à l’extérieur du Canada pour un revenu de 15 308 000$, soit 55% des revenus totaux des exportations canadiennes. À ces chiffres, il faut ajouter le nombre d’arbres vendus au Québec et dans les autres provinces canadiennes qui est estimé à environ 400 000 annuellement, soit 8 M$ de plus pour le Québec.

Les États-Unis importent 98% des arbres québécois, exportés principalement dans les États du Massachusetts, de New York et du Connecticut. Les arbres québécois se rendent aussi loin qu’au Venezuela, au Panama, aux Bermudes, dans les Îles Cayman et même de la Thaïlande.

L’organisation effectue la promotion de ses produits au Québec dans les médias, avec des campagnes de marketing et dans les marchés publics. Aux États-Unis, il y a un programme de retenu. «Ils prélèvent un montant, environ 15 sous, sur chaque vente faite sur leur terri- toire. L’argent est réinvesti dans un programme de vulgarisation et d’éducation des clients pour expliquer quelles sont les grandes qualités d’un arbre de Noël naturel», explique-t-elle.

Journée champêtre

Pour se faire connaître et présenter sa mission, l’Association des producteurs d’arbres de Noël organise une journée champêtre qui se tient au mois d’août. Cette année, l’activité aura lieu le 29 août à la Ferme Québec Balsam inc. de Gérald Couture à Courcelles, en Estrie. La journée précédente, l’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël tiendra son assemblée générale annuelle.

Bien que la programmation détaillée de la journée champêtre ne sera dévoilée qu’en juillet, on sait qu’il y aura une présentation de nouveaux projets de recherche, la visite de sapinières et une démonstration de machineries.

Mission

Depuis sa création, l’Association a pour mission de regrouper les personnes et les entreprises intéressées par le développement et la production de l’arbre de Noël. Elle voit donc à représenter le secteur auprès des organismes publics et privés ainsi qu’à transmettre à ses membres l’information nécessaire au maintien et à l’amélioration de la production de l’arbre de Noël.

L’organisation veille également à établir, entretenir et à promouvoir les relations commerciales avec les principaux acteurs des différents marchés afin de stimuler et de faciliter la vente et l’exportation d’arbres de Noël pour ses membres.

Historique

Le 13 mars 1969, 32 producteurs d’arbres de Noël sont réunis à Coaticook pour fonder l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec. Le groupe avait invité pour l’occasion, LORRAINY MARCHESSAULT, un franco-américain et producteur émérite qui a aidé plusieurs personnes à démarrer la culture des arbres de Noël tant au Québec qu’aux États-Unis. Celui-ci était également directeur de l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Vermont et du New-Hampshire. Après discussion, les personnes présentes décident de se regrouper pour constituer une association. Ainsi naît l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec, sous le sigle de l’APANQ. Elle est officiellement incorporée le 28 août 1969.