Biomasse: la FQCF adhère au CRIBIQ

Le CRIBIQ favorise ainsi la collaboration entre les industriels québécois et les établissements de recherche québécois pour ensuite agir comme levier financier leur permettant de mettre sur pied différents projets de recherche.

Le CRIBIQ favorise ainsi la collaboration entre les industriels québécois et les établissements de recherche québécois pour ensuite agir comme levier financier leur permettant de mettre sur pied différents projets de recherche.

Photo: archives LMF

15 Oct. 2014

Le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ) a été créé en 2009 dans l’objectif de financer et supporter la recherche industrielle collaborative. L’organisation favorise ainsi la collaboration entre les in- dustriels québécois et les établissements de recherche québécois pour ensuite agir comme levier financier leur permettant de mettre sur pied différents projets de recherche. La Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) en est membre depuis peu. Qu’est-ce que ça signifie pour les coopératives?

Mélanie Grenier

Pour EUGÈNE GAGNÉ, directeur adjoint et directeur du développement à la FQCF, l’adhésion de la Fédération à la CRIBIQ se justifie facilement. «On a pu voir que c’est un réseau important de partenaires et de chercheurs qui utilisent la biomasse dans toutes sortes de sphères», explique-t-il.

MOHAMMED BENYA- GOUB, directeur général du CRIBIQ, confirme que le mandat de l’organisation qu’il dirige couvre la valorisation de la biomasse. «Nous faisons beaucoup d’efforts pour couvrir toute la chaîne de valeur», ajoute-t-il. Les travaux dans le cadre de projets de recherche financés par le CRIBIQ peuvent porter tout autant sur des procédés de fabrication faisant appel aux biotechnologies qu’aux procédés visant la transformation de biomasse en bioproduits, la valorisation et le traitement de résidus.

Recherche et biomasse

Le CRIBIQ a deux mandats principaux. Le premier étant d’encourager les industriels à aller vers la recherche puisque chaque projet de recherche sélectionné par le conseil d’administration du CRIBIQ doit réunir un minimum de deux industriels avec un centre de recherche. «Pour chaque dollar investi par un industriel, le CRIBIQ ajoute un dollar», explique M. Benyagoub.

Depuis la création du CRIBIQ, un peu plus de soixante projets ont été mis en branle. «On observe que nos investissements créent un effet de levier et encouragent d’autres partenaires à investir», précise M. Benyagoub qui parle de 5$ à 6$ supplémentaires pour chaque dollar investi. Du total de ces projets mis en branle, M. Benyagoub estime qu’entre 25 % et 30 % sont liés à l’industrie forestière. Parmi ces derniers, quelques-uns ont impliqué des coopératives, dont la Coopérative forestière de La Matapédia. «Pour nous, la recherche en lien avec la biomasse, ça représente un potentiel d’utilisation pour la ressource», observe pour sa part M. Gagné.

Réseautage

Le CRIBIQ a aussi le mandat d’organiser des activités de réseautage. «Ça va nous permettre de créer des liens et aussi de faire mieux comprendre aux industriels les problématiques de l’approvisionnement», croit M. Gagné.

Parmi les événements à venir, mentionnons la 3e édition du Colloque étudiant de la CRIBIQ qui aura lieu les 23 et 24 septembre à Montréal, puis l’événement VERTECH qui aura lieu à Victoriaville les 3 et 4 novembre prochain et qui abordera des sujets en lien avec toute la chaîne de valeur. À surveiller également en mars, en Estrie, une conférence du réseau Biofuelnet portant sur le carburant créé à partir de matière agricole et forestière. « On aimerait aussi organiser une mission industrielle à l’étranger mettant en vedette le bioraffinage forestier», explique M. Benyagoub précisant qu’il envisage ce projet dans un horizon de deux ans.

Veille informative

Le CRIBIQ offre également à ses membres une veille informative. «Ça va nous permettre de rester à jour», observe M. Gagné. Pour conclure, notons que le CRIBIQ lui-même a suggéré à la FQCF d’adhérer à son organisation lui précisant que de cette façon, toutes les coopératives pourraient profiter des services de l’organisation pour le prix d’un seul «membership». «Comme certaines coops étaient déjà membres, nous avons tous les avantages pour des frais moindres», conclut M. Gagné. Ne reste plus qu’à en profiter!