Renald Bernier

Allocution du président au congrès 2022

15 Sep. 2022

Distingués invités, partenaires, membres des groupements forestiers, mes chers amis.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de remercier nos partenaires qui ont permis de faire de ce congrès une activité particulièrement intéressante et productive. Je pense notamment à Meskinen, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (mieux connu sous l’acronyme CNESST), PRÉVIBOIS, sans oublier les autres commanditaires et exposants sans qui notre congrès n’aurait pu avoir cette envergure.
Il est nécessaire de souligner que la tenue de cette édition du congrès annuel de Groupements forestiers Québec est avant tout l’œuvre de Denis Boutin, directeur général du Groupement forestier de Saint-François. Après avoir vu SON congrès venir près d’être remis une troisième fois, il a pris sur lui de proposer et d’organiser le congrès annuel, de nous faire un clé en main qui nous permettrait de nous rencontrer finalement. Un gros merci Denis, sans ta persévérance, nous aurions attendu encore une année!
La dernière année prédispose bien au thème de notre congrès « Agir différemment ». Tout comme les groupements forestiers, ce thème peut se conjuguer autant au passé, au présent et au futur. Avec plus de 50 ans d’histoire, les groupements forestiers en ont long à dire. Les fondateurs et créateurs des groupements forestiers ont parti le bal. Ils auraient bien pu accepter la sentence du Bureau d’aménagement de l’Est-du-Québec quant à la fermeture de leurs villages et quitter la région pour la ville.Ils ont plutôt agi différemment en inventant une nouvelle approche d’occupation du territoire que nous connaissons aujourd’hui comme les groupements forestiers.
L’histoire présente nous convie aussi à constater que notre réseau évolue et agit différemment à tous les jours. Que l’on pense à la pandémie, à la créativité déployée pour faire face aux difficultés de recrutement de main-d’œuvre, à l’intégration des préoccupations de protection de la faune, de l’environnement et la lutte aux changements climatiques, pas de doute, les groupements forestiers ont dû agir différemment ces dernières années! S’ils y sont arrivés, c’est parce que depuis toujours, ils sont intrinsèquement différents. C’est dans leur ADN d’innover et de trouver des nouvelles façons de faire.
Agir différemment se décline au futur pour les groupements forestiers. La place toujours grandissante que prennent les technologies au travail en est un bel exemple et les investissement consentis par nos organisations pour accélérer ces changements en font foi. Que penser de l’introspection collégiale que nous faisons sur le modèle optimal afin de mieux servir les producteurs regroupés? À n’en pas douter, nous agissons différemment.
Car il ne faut pas l’oublier, un groupement forestier est une entité différente. Ce n’est pas un conseiller forestier ni, à plusieurs égards, une entreprise. Un groupement forestier est avant tout un regroupement de propriétaires qui partagent la même passion pour l’aménagement de leur lot boisé et qui ont décidé de se donner des moyens modernes et efficaces pour y arriver, d’où la création d’entreprises collectives. En mettant en commun leurs ressources, les propriétaires regroupés sont en mesure d’utiliser une vaste gamme de services.
C’est dans cette optique que Groupements forestiers Québec travaille. Nous avons continué à militer pour que les propriétaires regroupés détiennent les moyens de réaliser leur plan d’aménagement en totalité. Un des principaux enjeux était le renouvellement du programme d’aide à la mise en valeur des forêt privées qui venait à échéance. Ce qui fut fait à une hauteur de 28.9M$ annuellement pour trois ans.
Nous avons pu aussi obtenir des budgets supplémentaires en provenance du fédéral et du provincial. C’est une enveloppe de 43M$ sur quatre ans que le MFFP a libérée pour la forêt privée. À cela s’ajoutent 7,7 M$ en provenance du programme de deux milliards d’arbres du gouvernement fédéral. De même, 3 M$ ont été obtenus en dédommagement pour l’augmentation des coûts relatifs à la COVID-19 et à l’inflation, sans oublier les ajustements à la grille de taux.
Par ailleurs, plusieurs dossiers d’importances ont nécessité beaucoup d’efforts de la part des employés de GFQ et des nombreux comités de travail. Le premier qui me vent en tête est celui du développement informatique. Nous avons continué le développement du logiciel GFQ GÉO et surtout débuté son implantation chez les groupements forestiers. Nous avons aussi utilisé l’expertise développée pour créer des synergies avec d’autres organisations et toucher plusieurs autres enjeux comme la participation au groupe de travail sur le projet pilote de PAF bonifié, la mise en œuvre du projet PAF faunique en partenariat avec la Fondation de la faune du Québec et les protocoles de captation de carbone.
Un autre dossier d’envergure a été celui de l’étude sur le modèle optimal de groupements forestiers. Cette étude permet de faire le point sur la situation actuelle des groupements forestiers et du même coup d’aborder les principaux défis à venir de même que les actions à entreprendre pour assurer la pérennité de ce modèle d’affaires unique. Il s’agit d’un jalon important quant à la définition et à l’avenir du réseau.
La saison 2021-2022 a aussi fait une bonne part aux enjeux sociaux et environnementaux. Nous avons joué un rôle actif lors des colloques sur les milieux humides, soutenu nos partenaires de Conservation de la nature Canada dans le renouvellement de l’entente sur les corridors écologiques, en plus de créer un réseau de partenaires pour nous doter de moyens modernes de planification forêt-faune, ainsi que des outils de communications qui vont en ce sens. Dans le même ordre d’idée, nous avons tenu des focus group avec des producteurs pour produire des fiches expliquant les travaux sylvicoles. Et j’en passe.
Finalement, la dernière saison aura été en grande partie sous le signe de la planification stratégique. Beaucoup d’efforts ont été consentis à analyser les commentaires de tous et chacun et de produire des propositions qui assureront le développement cohérent du réseau.
Nous pouvons compter sur un réseau de 37 groupements forestiers qui partagent les mêmes objectifs de développement régional. Aujourd’hui, nous sommes fiers du chemin parcouru et nous regardons avec confiance celui qui se profile devant nous.
Je vous remercie de partager votre passion pour la forêt privée et votre volonté de contribuer au développement de votre groupement forestier et de votre communauté. L’attachement et l’intérêt que vous portez à votre organisation provinciale ont une valeur inestimable.
Permettez-moi finalement de remercier le conseil d’administration qui a su diriger la barque de main de maitre. Son avis éclairé́ a permis à Groupements forestiers Québec de tirer son épingle du jeu. Un grand merci aussi à l’équipe d’employés Groupements forestiers Québec. Un merci spécial à Pascal qui nous a quittés pour prendre les commandes d’un groupement forestier, demeurant ainsi en quelque sorte dans la famille. Leur grande disponibilité́ et leur connaissance des dossiers ont été́ de bon conseil pour moi.
Aujourd’hui, nous sommes fiers du chemin parcouru et nous regardons avec confiance celui que nous devrons parcourir. Je vous remercie de partager votre passion pour la forêt privée et votre volonté de contribuer au développement de votre groupement forestier et de votre communauté.
Que ce soit par nos groupes de travail, nos rencontres printanières, nos assemblée générales, notre travail en région, nous avons tous travaillé très dur afin de trouver des approches constructives qui contribuent à faire de la forêt privée, un pôle majeur de création de richesse pour le Québec.
Plus encore, nous avons accepté de chercher des solutions partout où il y en avait. Pas simplement là où c’était confortable.
Mes amis, je terminerai en vous remerciant de toujours soutenir votre organisation provinciale. Nous avons la force de partager des visions communes. Encore une fois, vous faites la preuve que la recherche de consensus est beaucoup plus forte que l’isolement.
Merci