Renald Bernier

Une année bien chargée

21 Mai. 2014

Non, non! Je ne me ferai pas prendre cette année en croyant pouvoir souffler un peu. Je me prépare à une année fort chargée. L’arrivée d’un nouveau Gouvernement, l’application encore fragmentaire des décisions des partenaires de la forêt privée et les modifications au régime forestier nous garderont dans le coeur de l’action encore une fois. À cet effet, le conseil d’administration de RESAM s’est donné un plan d’action lors de sa dernière rencontre. Voici les grandes lignes.

Un nouveau cabinet aux Ressources naturelles

Le moment est bien choisi pour féliciter le Parti libéral pour sa victoire aux dernières élections. C’est aussi l’occasion de remercier le personnel politique avec qui nous avons travaillé au cours des 18 derniers mois. Évidemment un tel changement signifie aussi un changement de nos interlocuteurs. Les premiers mois du nouveau Gouvernement nous permettront de tisser des liens afin de bien comprendre son orientation et adapter notre approche en conséquence. Heureusement, le nouveau Gouvernement a pris des engagements clairs en matière d’investissement sylvicole. Nous devrions être en bonne posture. Par contre, il nous faudra s’assurer que les annonces budgétaires se fassent dans les plus brefs délais afin de ne pas entraver le début de la saison.

Finaliser le dossier de la reconnaissance des groupements forestiers

Les groupements forestiers ont investi plus de 1 million de dollars dans l’aventure de la reconnaissance de leur modèle d’affaires. Certains éléments demeurent à finaliser comme le processus d’audition. Il est important que ce processus soit connu et appliqué rapidement. RESAM entend aussi se doter de moyens afin de suivre le respect des engagements pris par les groupements forestiers ainsi que le respect des décisions des partenaires.

Calcul des taux

L’établissement de la valeur des taux est un exercice important. Une surévaluation entraîne le gaspillage des ressources. Une sous-évaluation met en danger la filière de l’aménagement. Après avoir constaté un éventail inacceptable de mécanismes d’évaluation, les partenaires ont développé une méthode de fixation des taux en forêt privée. Toutefois, les résultats ne sont pas ceux espérés. L’exercice doit être répété dans les plus brefs délais afin d’assurer la justesse des taux en forêt privée. Sans cette assurance, nous prêterons le flanc aux critiques et mettrons le programme en danger. RESAM entend mettre en place un comité afin de proposer des avenues possibles pour l’établissement des taux en forêt privée.

Services aux membres

Le réseau des groupements forestiers procure un pouvoir d’achat de grande envergure lorsque l’on peut rassembler tous les besoins des groupements forestiers et demander des propositions à différents fournisseurs. Cette approche permet non seulement de réduire les coûts des groupements forestiers, mais aussi de trouver une source de financement différente pour RESAM, diminuant ainsi la pression sur la cotisation annuelle. Cette année, une attention particulière sera portée au dépôt d’une proposition de Régime volontaire d’épargne-retraite (RVER) pour tous les groupements forestiers membres de RESAM. Nous travaillerons également à mettre en commun d’autres services tels que l’assurance collective et l’assurance générale. Finalement, la reconduction du programme MFor permettra aussi aux groupements forestiers de valoriser la formation de leur main-d’oeuvre.

Production de bois

Comme le dit notre directeur général dans son éditorial, il est important de mettre de l’avant tous les moyens à notre disposition afin d’augmenter la part de l’approvisionnement des usines en provenance de la forêt privée. RESAM est bien conscient que le prix d’achat du bois est une variable très importante dans la mise en marché des bois, voire la plus importante. Toutefois, nous croyons que des améliorations techniques aux différents processus en place pourraient faire économiser des efforts et augmenter le revenu net du producteur. Un comité sera mis en place afin de suggérer aux partenaires de la forêt privée des moyens de gagner en efficacité et favoriser par le fait même la mise en marché des bois. À terme, nous espérons qu’un consensus se fasse autour de l’application des mesures les plus prometteuses.

Et plus encore

Ça doit être l’expérience qui rentre, mais je sais fort bien que cette planification sera foncièrement altérée. Sans savoir lesquels, des évènements viendront changer les priorités au cours de l’année. Nous serons fiers de pouvoir agir en partenariat avec le nouveau Gouvernement et répondre en même temps aux besoins des groupements forestiers du Québec