Jocelyn Lessard

Bravo au comité sectoriel de maind’oeuvre en aménagement forestier!

30 Jan. 2018

Le CSMOAF fête ses vingt ans de soutien aux travailleurs et employeurs de l’aménagement forestier. Merci!

CONTRIBUTION DÉTERMINANTE

Les coopératives forestières et les groupements forestiers sont à l’origine de la naissance du CSMOAF. Ces deux groupes n’avaient pas réussi au départ à mobiliser tous les acteurs forestiers. C’est sous la forme d’une table que tout a débuté. Nous avons encore les documents dans nos archives puisque la CCFQ en assumait le secrétariat.

C’est en 1997 que le comité a été officiellement constitué avec tous les partenaires patronaux et syndicaux qui en font toujours partie. Je tiens à mentionner la contribution significative du premier directeur général, Christian André. Il a déployé beaucoup d’énergie pour structurer l’organisation et la faire connaître. Je suis tout autant reconnaissant à celle qui lui a succédé, Annie Beaupré, et à toute l’équipe du comité pour leur dévouement à notre main-d’oeuvre.

Dans les sondages réalisés par Emploi- Québec, le CSMOAF avait l’une des plus grandes notoriétés des dix-neuf comités sectoriels auprès de leur clientèle. Le cadre que nous impose la Commission des partenaires du marché du travail n’est pas toujours parfaitement adapté aux besoins de notre secteur, mais je la remercie sincèrement pour l’appui financier déterminant qu’elle a procuré au Comité pendant vingt ans.

Les réalisations du comité sont nombreuses et structurantes. Je pourrais vous inonder de statistiques impressionnantes à ce sujet. Le comité a diagnostiqué le secteur à quelques reprises. Il a fait la promotion des métiers et oeuvré à améliorer et à reconnaître les compétences des travailleurs par des processus structurés. Il a piloté plusieurs démarches pour soutenir le ministère de l’Éducation afin d’améliorer le contenu des programmes scolaires qui concernent la foresterie. Une anecdote illustre plus simplement cette contribution. J’ai rencontré un ouvrier sylvicole en forêt et lui ai demandé son appréciation du programme d’apprentissage en milieu de travail. Cela fait déjà longtemps, mais je me souviens bien de sa rugueuse réponse : «Qu’est-ce qu’ils attendaient pour nous offrir ce soutien? Cela fait déjà quatorze ans que je suis dans le métier et je viens juste d’être formé!».

ALLER PLUS LOIN

Les enjeux ne sont plus les mêmes qu’en 1997. Depuis cette date, les efforts déployés ont renforcé les compétences des travailleurs, mais ils ont vieilli. Pour assurer la relève dont nous avons besoin et pour retenir nos travailleurs sollicités par les autres secteurs, nous devons nous intéresser plus sérieusement à l’environnement de travail. Nous ne pouvons plus continuer de croire que cela ne concerne pas le CSMOAF. Nous ne voulons pas qu’il effectue des représentations, bien évidemment, mais nous avons besoin de son expertise pour faciliter la concertation entre tous les acteurs pour ensemble préparer l’avenir. J’insiste aussi sur le fait que le MFFP, avec tous les pouvoirs qu’il concentre dans le nouveau régime forestier, doit absolument faire partie de ces discussions.

MERCI JEAN-PAUL

Le sujet n’a rien à voir avec le début de cet éditorial, mais je veux profiter de cette page pour joindre ma voix à celle de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec. Il vient de remettre à Jean-Paul Gendron la distinction Henri- Gustave-Joly de Lotbinière destinée à des personnes externes à la profession qui contribuent à la cause forestière.

Rien ne destinait vraiment ce géographe à faire rayonner autant la foresterie. Par son parcours de haut fonctionnaire et ses implications bénévoles, il aura marqué exceptionnellement le Bas-St-Laurent, où il a même été pris en otage, et l’Estrie. Jean-Paul s’est particulièrement attaché à la contribution de la forêt aux économies locales et à l’importance d’en protéger les vertus environnementales.

Jean-Paul a utilisé ses immenses talents de communicateur et ses convictions pour mobiliser les forces vives des milieux régionaux en faveur de la foresterie. Je connais mieux son palmarès estrien, là où je l’ai côtoyé il y a longtemps et où je le croise encore avec plaisir. Il aura exceptionnellement marqué le développement de plusieurs organisations, dont l’agence et l’association forestière et le plus récent groupe pour la mobilisation des bois. Puisqu’il est un fidèle lecteur de ces pages, je le remercie officiellement pour la couleur qu’il a mis dans le secteur et lui demande de continuer à porter avec nous le flambeau de la foresterie durable.