Marc Beaudoin

De grands pas ont été faits

17 Mai. 2016

En préparant les documents pour notre rencontre provinciale sur la planification stratégique de RESAM, j’ai dû faire un bilan des sept dernières années. Cela m’a permis de constater tout le chemin parcouru. Cela m’a aussi permis de réaliser à quel point notre environnement a évolué. Permettez-moi de vous faire part de quelques-unes de mes constatations.

Augmenter la crédibilité et la visibilité de RESAM et des groupements forestiers

Je me souviens, il y a quelques années, nous devions nous battre afin d’être invités aux tables nationales pour discuter des enjeux forestiers. La forêt privée aussi bien que RESAM avaient de la difficulté à se faire reconnaître en tant qu’acteurs importants du secteur.

Aujourd’hui, notre organisation et nos membres sont reconnus comme des piliers du développement forestier. Qui plus est, nous sommes reconnus comme des gens progressistes qui travaillent en partenariat et qui sont en mesure de trouver des solutions aux problèmes.

L’élément le plus significatif est sans nul doute l’obtention d’une reconnaissance légale. Le modèle d’affaires est maintenant reconnu par l’État. Le respect du modèle d’affaires correspond aussi au respect des règles de gouvernance que nous voulions voir appliquées par tous les groupements forestiers.

Par ailleurs, le programme de mise en valeur de la forêt privée demeure largement l’accomplissement des groupements forestiers. En 2015, près de 78,8 % du budget du programme passait par les groupements forestiers.

Des investissements en dents de scie

Le principal élément négatif est sans doute la diminution des sommes disponibles dans le programme passant de 43,8 millions $ (montant indexé) à un peu moins de 32,8 millions $ en 2015. Il s’agit d’une diminution de plus de 25 % du budget de la forêt privée.

Par contre, durant la période, le niveau de financement a passablement changé. En effet, nous avons eu des programmes fédéraux-provinciaux très généreux ainsi que certains programmes provinciaux. Finalement, les annonces du budget 2016 réduisent l’écart à 7 % par rapport à 2005. Cette situation démontre l’impact de la non-indexation du budget de la forêt privée.

Cette situation ne devrait pas nous faire oublier que des avancées importantes se sont faites du point de vue fiscal. Ainsi, l’étalement du revenu sur sept ans, l’indexation du programme de remboursement de taxes foncières ainsi que l’augmentation du plafond pour la taxe sur les opérations forestières sont des gains financiers très importants.

Connaître les groupements forestiers, leurs besoins et leurs membres

Un énorme travail a été réalisé afin d’obtenir de l’information juste et pertinente sur les groupements forestiers. Actuellement, les formulaires ont été adaptés afin de faciliter les réponses et la compilation des données. Ces données sont incluses dans une base de données qui permet une consultation très rapide.

Durant le dernier cycle, nous avons réorienté notre approche afin de documenter de manière crédible plusieurs enjeux. RESAM a commandé certaines études, seul et en partenariat, et a participé à d’autres. Nous avons donc permis la réalisation de 33 études, la production de 18 mémoires et la rédaction de 10 avis. Nous pouvons dire sans gêne que l’amélioration du volet – connaissance – a été importante au cours des sept dernières années.

Développer la main-d’oeuvre

La crise forestière a fait son oeuvre. La main-d’oeuvre a clairement diminué et de manière importante au cours du dernier cycle. Par contre, le nombre de semaines travaillées a diminué de manière moindre, ce qui laisse croire que les employés qui sont demeurés en poste ont acquis une certaine polyvalence afin d’allonger leur période d’emploi. À cet effet, le programme MFOR est de plus en plus utilisé et porte ses fruits.

En conclusion

De grands progrès ont été réalisés durant le dernier cycle de planification stratégique. Les groupements forestiers sont reconnus comme des agents de changement importants pour le secteur forestier et les communautés rurales.

Notre modèle d’affaires est une source de stabilité et de sécurité pour l’État. Nous avons les équipements et surtout la main-d’oeuvre pour faire face à n’importe quel défi.

La prochaine étape consistera à utiliser ces outils afin d’atteindre les objectifs de mobilisation des bois que les partenaires de la forêt privée se sont fixés et d’établir – un dialogue permanent – avec le Conseil du trésor, et ce, afin de procurer à la forêt privée les investissements nécessaires à la création d’une richesse optimale au coeur des communautés forestières.