Jocelyn Lessard

Début de saison sylvicole

27 Mai. 2013

À quelques jours d’intervalle, des annonces ont été faites qui permettent de bonifier le budget de la saison de travaux sylvicoles. La FQCF espérait davantage, mais dans le contexte actuel, elle apprécie les efforts consentis.

Conférence de presse de Roberval

Le ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et des Affaires intergouvernementales, l’Honorable Denis Lebel, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellette, et son adjoint parlementaire pour le volet forêt, le député de Roberval, Denis Trottier, ont tenu une conférence de presse à Roberval le 8 avril 2013. Elle avait pour but d’annoncer la signature de deux ententes Canada-Québec pour appuyer la gestion durable des forêts québécoises. La première entente portait sur le renforcement de l’activité économique des collectivités du Québec pour la sylviculture. L’enveloppe s’élève à 19,8 M $. Nous n’avons pas eu de détail sur la répartition, mais les activités admissibles concernent, entre autres, la planification, le suivi et le contrôle des travaux sylvicoles, la production et le transport de plants de même que l’éclaircie commerciale et autres traitements avec récupération de bois. L’autre entente d’une valeur de 4 M $, portait sur la réalisation de travaux de restauration sur des chemins à vocation faunique et multiressource. Le ton de la conférence de presse, devant de nombreux maires de la région et des acteurs régionaux et provinciaux du secteur forestier, était détendu et sympathique. Le député Trottier a démontré, une fois de plus, la passion qu’il porte au secteur forestier. La ministre Ouellette a manifesté son plaisir d’annoncer les ententes dans cette grande région forestière. Quant au ministre Lebel, il a rappelé l’importance de travailler ensemble sur les dossiers qui nous unissent et qui apportent des effets bénéfiques aux collectivités. Il a reconnu que la forêt est une juridiction provinciale et qu’il n’entend pas s’ingérer dans la gestion du MRN. En réponse à une question, il a confirmé que seulement la part du fédéral constituait de l’argent frais. Les coopératives forestières apprécient beaucoup cet esprit de collaboration entre les deux paliers gouvernementaux et elles les remercient.

Le congrès de la FQC

Présente au congrès de la Fédération quelques jours plus tard, la ministre Ouellette a précisé la répartition des budgets des travaux sylvicoles. La nouvelle la plus positive concernait l’engagement de la ministre à améliorer la prévisibilité des activités sylvicoles. Elle a souligné qu’elle comprenait l’importance pour les entreprises et leurs employés de connaître à l’avance les budgets et leur répartition entre la gamme des traitements. Elle a précisé que la foresterie avait évolué et qu’il faut que les entreprises s’adaptent aux nouveaux besoins, notamment en assurant la transition des travaux de débroussaillage vers les travaux commerciaux. Elle annonçait aussi qu’avec le Conseil du trésor, elle travaille pour faire en sorte que les investissements sylvicoles soient annoncés tôt au printemps, même lorsque le budget provincial sera déposé en hiver. Elle était aussi fière d’annoncer que, malgré la diminution des superficies à traiter en débroussaillage, elle a bonifié l’enveloppe dédiée de 57 à 65 M $. Le budget total passe de 166 à 171 M $ pour la réalisation de travaux forestiers. Sa conférence a tout de même suscité une relative confusion pour comprendre l’attribution du budget par rapport à l’historique et la portion allant sur le marché libre. La FQCF se réjouit que la part du libre marché ait été ramenée à 10%. Par contre, selon notre compréhension, les entreprises ne recevront qu’environ 75% du budget de leur historique. Cela signifie que l’enveloppe totale pour la réalisation de travaux sylvicoles non commerciaux est significativement inférieure à l’historique des années de référence. C’est regrettable, mais dans le contexte actuel des finances publiques, nous devons apprécier la bonification budgétaire proposée. Passons sur la décevante confirmation de l’abandon de l’obligation d’être certifié ISO 14001. Réjouissons-nous plutôt du fait que les coopératives forestières de Laterrière et de Sainte-Rose ont été les premières entreprises au Québec à signer les ententes de réalisation avec Rexforêt pour les cinq prochaines années. Il faut maintenant espérer que le processus de signature s’accélère et qu’il soit suivi rapidement de celui des contrats annuels. Bonne saison à tous !