Renald Bernier

Dignes de confiance

6 Sep. 2018

J’ai peine à croire que nous sommes déjà rendus à l’été. En fait, les quelque 35 degrés Celsius qui accompagnent l’écriture de ce texte m’aident à le croire, mais tout de même, il me semble que quelqu’un est parti avec un ou deux mois sans me prévenir.

Cela devient d’autant plus concret que l’on m’a informé que c’était mon dernier éditorial avant notre prochain congrès qui se tiendra à Alma du 9 au 11 septembre prochain. C’est donc le moment idéal de vous inviter à participer, non ?

Avant de le faire, permettez-moi de vous dire combien je suis fier des groupements forestiers, particulièrement cette année. D’aucuns auraient pu croire que nous aurions levé la pédale sur le modèle d’affaires des groupements forestiers. Aucunement !

Nous avons poussé encore plus loin le suivi et l’application des règles qui gouvernent tous les groupements forestiers. En ce sens, nous avons développé avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) un nouveau questionnaire électronique ainsi qu’une méthode d’audit plus performante. Qui plus est, nous avons aussi convenu d’une approche avec l’Autorité des marchés financiers.

Nous pouvons dire plus que jamais que les groupements forestiers sont les seuls conseillers qui peuvent garantir que les sommes investies le sont pour l’aménagement de la forêt privée. Félicitations ! Une autre raison d’être fiers ! Bien que le ciel se soit éclairci dans le secteur forestier, les producteurs regroupés ont continué à chercher l’efficacité pour pouvoir en donner encore plus à la société. Ainsi plusieurs d’entre vous ont investi des sommes importantes en machinerie forestière. Ces investissements sont d’autant plus méritoires qu’ils ne sont pas supportés par des contrats garantis de récolte de bois. Ils le sont parce que les producteurs regroupés croient en l’aménagement de forêts privées.

UN THÈME DE CONGRÈS TRÈS À PROPOS

Le choix du thème « Dignes confiance » est très opportun. Les groupements forestiers sont l’outil de prédilection pour la création de richesse à partir de la forêt privée. Nous sommes présents depuis plus de 40 ans dans toutes les régions du Québec. Nous avons démontré notre compétence, notre persévérance et notre attachement aux régions forestières du Québec, et en cela, nous sommes dignes de confiance.

Toutefois, je me sentirais plutôt inconfortable de terminer de la sorte. En effet, les dernières années ont démontré que l’approche de travail des groupements forestiers basée sur la collaboration et non la confrontation a donné des résultats plus que positifs. En termes concrets, le travail réalisé avec le ministre Blanchette nous a permis d’atteindre les cibles de mobilisation des bois et, par le fait même, de donner des outils afin d’obtenir des sommes supplémentaires pour l’aménagement forestier en forêt privée, sur une période de trois ans.

Qui plus est, nous avons obtenu des investissements additionnels pour la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE). Il reste du travail à faire, mais nous sommes très bien partis. Nous ne pouvons passer sous silence l’excellente collaboration avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Le travail de collaboration amorcé depuis quelques années nous a permis de conjuguer nos forces pour traiter plus de dossiers, au profit des producteurs privés. À tous nos partenaires qui veulent voir la forêt privée jouer un rôle encore plus grand dans la création de richesse au Québec, je les invite à venir nous rejoindre en toute confiance, car nous visons les mêmes objectifs et nous désirons travailler en collaboration.

L’INVITATION

Je vous invite donc tous, propriétaires regroupés, administrateurs de groupements forestiers, décideurs et partenaires de RESAM, à vous joindre à nous du 9 au 11 septembre prochain à Alma. Près de 250 participants sont attendus, dont une centaine de propriétaires de lots forestiers de la région. En nous appuyant sur une longue liste de réalisations en tant que groupements forestiers, nous discuterons des perspectives de développement qui pourraient permettre aux groupements forestiers de jouer un rôle encore plus grand sur l’échiquier provincial.

Que ce soit en termes de développement technologique, d’alliances, de gestion ou de projets de développement, il existe encore plusieurs voies à explorer afin que la forêt privée puisse tirer encore plus son épingle du jeu. J’ai bien hâte de vous rencontrer !