Renald Bernier

Du pain sur la planche

17 Mai. 2016

Comité de suivi des décisions du sommet (CSS), CAAF, PIS, grille de taux des agences, ce sont des mots qui étaient très à la mode lorsque nous avons fait la dernière planification stratégique.

Maintenant, nous parlons d’enchères en forêt publique, de mobilisation des bois, de reconnaissance des groupements forestiers, de services aux membres et j’en passe. L’environnement d’affaires des groupements a évolué et maintenant nous devons nous y adapter.

Durant plus de six ans, nous avons travaillé sur les bases d’un plan stratégique orienté sur la reconnaissance des groupements forestiers dans le paysage politique québécois, sur la rigueur des argumentaires et la clarification des rôles. Sur ces points, je crois que nous pouvons dire mission accomplie.

Malheureusement, la crise forestière ainsi que la baisse des investissements de l’État au cours des deux dernières années ont fortement nui aux efforts de développement des groupements forestiers.

Aujourd’hui, les enjeux sont différents. Les annonces du dernier budget provincial nous confortent dans l’idée que la forêt privée a un rôle à jouer dans la création de richesses au Québec. L’État nous offre de faire nos preuves, de relever un défi qui pourrait ouvrir les portes d’un programme de création de richesses encore plus ambitieux.

Afin de pouvoir appuyer les groupements forestiers dans cette évolution, RESAM doit aussi s’adapter aux nouveaux besoins de ses membres. Quelles approches devonsnous adopter ? Quels services devonsnous offrir ? Quels outils devons-nous développer? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles nous devrons répondre rapidement. à

Nous nous apprêtons à renouveler notre planification stratégique. Mais ce ne sera pas la fin du parcours. Il y aura encore de nombreuses discussions et des stratégies à aligner jusqu’à notre assemblée générale de septembre prochain. C’est à ce moment que nous adopterons notre planification stratégique des cinq prochaines années.

Le travail que nous nous apprêtons à réaliser est important, mais aussi difficile. Nous discuterons de perspectives de développement, de mobilisation des bois, de gouvernance, de reconnaissance de notre modèle d’affaires, etc. Au cours des prochains mois, nous confronterons des idées et discuterons de projets de développement.

Nous travaillerons avec des contextes régionaux forts différents et des modèles de développement propres à chacun d’eux. J’ai confiance que les groupements forestiers seront en mesure, comme toujours, de trouver le fil conducteur qui nous permettra d’unir notre réseau.

Il ne faut pas se le cacher, les prochaines années seront cruciales. Saurons-nous démontrer à l’État la pertinence d’investir en forêt privée? Saurons-nous profiter de la baisse de possibilité forestière en forêt publique? Saurons-nous faire preuve d’imagination et développer des solutions novatrices? Dans mon esprit, il n’y a aucun doute, c’est oui!

Dans la même veine, il n’y a aussi aucun doute que l’utilisation optimale de notre réseau est le meilleur moyen pour y arriver. J’invite donc tous les groupements forestiers à participer à cette aventure avec l’esprit ouvert qui nous caractérise. À regarder ce nouvel environnement d’affaires comme une opportunité de développer le réel potentiel de la forêt privée. À regarder les groupements forestiers comme un ensemble rempli de génie, d’idées et d’expertise. Autant d’avenues qui peuvent nous amener là où nous déciderons d’aller.