Martin Béland

Je me présente

21 Juin. 2016

J’ai été élu président de la Fédération en avril et j’aurai l’occasion de m’entretenir régulièrement avec vous dans ces pages. Permettez-moi de me présenter.

Un coopérateur forestier

J’ai débuté ma carrière pour le Groupement forestier de Bellechasse avec qui j’entretiens toujours d’excellentes relations. J’ai aussi déjà travaillé pour le CERFO, mais j’ai passé la plus grande partie de ma carrière au sein de coopératives forestières.

La première a été celle de Ferland-Boilleau. J’ai d’abord dirigé les opérations, puis je suis devenu le directeur général. J’occupe maintenant la même fonction pour la Coopérative de gestion forestière des Appalaches. Ces deux coopératives sont polyvalentes et efficaces. Elles entretiennent de bonnes relations avec leurs clients et leurs membres sont très productifs. Elles sont anciennes et leurs membres connaissent bien la valeur de leur organisation.

J’adore la combinaison de la coopération et de l’aménagement forestier durable, deux outils performants pour le développement durable. Je trouve stimulantes ces entreprises collectives qui mettent les personnes au coeur de leur organisation. Je suis fier des retombées des coopératives forestières dans leur communauté.

Cette formule est aussi exigeante. Les humains en sont au coeur et ils ne sont pas parfaits. Il faut se doter de mécanismes pour rester centré sur des objectifs collectifs à long terme, même si le secteur forestier connaît encore bien des difficultés dans le quotidien.

L’avenir

Les coopératives évoluent dans un contexte d’affaires difficile. Pour en sortir, il nous faudra une vision mobilisatrice. Je vous fait donc part de celle qui m’anime.

Le régime forestier a entraîné un fractionnement des responsabilités qui nuit à notre compétitivité. Le premier élément de ma vision concerne notre besoin de retrouver une plus grande synergie entre les segments de la chaîne de valeur des produits forestiers. Les coopératives forestières sont aptes à assumer de bien plus grandes responsabilités, en partenariat avec les autres acteurs de la chaîne. Je me demande souvent pourquoi l’on se prive de ce potentiel.

Un autre élément, c’était le sujet de notre congrès, concerne la nécessité de se doter d’une stratégie de production de bois. Le virage vers la valeur est nécessaire. L’établissement de priorités de production, de scénarios sylvicoles rentables et de transformations diversifiées et efficaces pour atteindre de nouveaux marchés doit s’implanter d’une manière intégrée.

Un autre, associé aux deux autres, est l’innovation. Tout évolue rapidement autour de nous, l’immobilisme dans nos façons de faire est risqué. Pour créer de la valeur, nous devrons innover. Nous devons utiliser le potentiel de nos équipements pour générer de la connaissance et améliorer nos prises de décisions. Alors que le coût de la fibre est critique pour notre compétitivité, nous devons optimiser nos opérations. À chaque fois que c’est possible, il nous faut développer de nouveaux procédés et de nouveaux produits à partir des fibres que nous manipulons. Pour nous aider à progresser, notre association FPinnovations et avec deux consortiums de recherche, FORAC et CRIBIQ, sont motivantes.

Enfin, le partenariat constitue le dernier ingrédient à ajouter à la recette. Si les acteurs du secteur mettaient leurs ressources en commun, nous progresserions plus rapidement.

Au niveau du réseau, j’éprouve une grande satisfaction des gestes que nous avons posés en adoptant notre plan stratégique. Notre vision est claire. Elle s’appuie sur des obligations concrètes et de nombreux outils collectifs qui sont dorénavant à notre service. Je suis bien fier d’avoir participé activement à la mise en place de ce plan où la notion de force du réseau prend tout son sens.

Merci à mes prédécesseurs

La FQCF, et avant elle la CCFQ, ont accumulé plus de 30 ans d’existence. Pendant ces années, plusieurs personnes se sont succédées à la présidence. Je tiens à leur rendre hommage, particulièrement à Alain Paradis qui a présidé les deux dernières années et à Claude Dupuis qui était à ce poste quand je suis arrivé au conseil d’administration. Ils ont réalisé un travail inspirant. Je vais faire de mon mieux pour poursuivre la tradition. La clé du succès semble reposer sur un leadership constant et éclairée, mais aussi l’humilité de miser sur les idées de tout le monde. Je vous remercie de la confiance que vous m’avez accordée, je vais tenter d’en être digne, y compris dans ces pages.