Alain Paradis

Je vous attends au congrès

1 Avr. 2015

Notre congrès se tient cette année les 9 et 10 avril à Lévis. Je vais vous expliquer pourquoi c’est particulièrement important d’y être cette année.

Pourquoi un congrès d’orientation ?

Tout le monde a travaillé très fort cette année pour préparer la planification stratégique. Nous avons rassemblé des données et les avons scrutées en profondeur. Nous voulions des faits pour réfléchir à notre avenir. Nous avons fait ensuite une analyse à 360 degrés, tant dans l’environnement interne qu’externe. Nous avons ensuite essayé de bien comprendre les menaces qui pèsent sur les coopératives, mais aussi les occasions d’af- faires qui apparaissent à travers les changements qui modifient notre environnement d’affaires.

J’allais oublier de le mentionner, mais nous avons fait tout cela en essayant de toujours conserver la perspective d’un réseau. Les constats sont assez clairs. Ceux qui espèrent que le bon vieux temps reviendra se trompent. Tout a changé autour de nous et nous devons suivre la parade ou nous préparer à disparaître. Le gouvernement réagit à des pressions qui s’exercent sur lui et il met en place des mesures pour y répondre.

Nous avons beau être convaincus que c’est exagéré, mais nous n’avons pas le choix d’y faire face. Même la forêt a changé. Les beaux boisés purs d’épinettes ne sont plus à côté de nos usines. Il y a beaucoup de peuplements que nous n’aimons pas, mais il faut apprendre à les récolter en essayant de satisfaire nos clients dont les besoins sont souvent décalés. Ces clients ne nous laissent pas beaucoup de marge de manoeuvre, mais avez- vous l’impression qu’ils en ont ? Est-ce que les coopératives forestières ont été à l’abri de tous les soucis qui ont affecté le secteur depuis une dizaine d’année ? Nous n’avons pas cette impression. Elles ont été exposées à des risques énormes et elles n’en sont pas toutes sorties indemnes.

Est-ce qu’elles utilisent toute la force que le réseau peut leur donner ? Plusieurs gestes positifs ont été posés, mais il semble rester aussi encore un bon potentiel d’amélioration de ce côté. C’est pour toutes ces raisons que nous avons besoin d’un congrès d’orientation.

Le vent commence à tourner

Jamais depuis quelques années nous n’avons eu autant de raisons d’espérer une amélioration de notre situation. Même si les problèmes structurels sont loin d’être réglés, la conjoncture nous est favorable. Avec un dollar canadien en forte baisse, une diminution du coût des carburants et une lente reprise de la construction aux États-Unis, nous devrions connaître une bonne croissance de notre production de bois d’oeuvre.

Le gouvernement devrait aussi pouvoir bientôt introduire des changements de faire dans le régime en récoltant les fruits des graines semées pendant le Rendez-vous national de la forêt québécoise. Les rapports que j’ai lus me donnent de l’espoir. Le ministre Lessard me semble aussi un politicien pragmatique centré sur les résultats.

La FQCF 2.0

Notre directeur général a fait le tour de la province pour rencontrer les conseils d’administration. Les constats étaient préoccupants, mais il n’avait pas que des mauvaises nouvelles. Il avait aussi des propositions bien concrètes pour redonner un élan au réseau. Il a aussi eu l’occasion de recueillir des commentaires très constructifs.

Le monde a aussi continué à tourner pendant cette année de réflexion. La Fédération a rendu de grands services aux coopératives depuis plusieurs années. Nous nous trou- vons maintenant à un carrefour et nous avons des choix à faire. Nous avons les idées claires et nous sommes lucides. Nous voyons les occasions à saisir et nous avons des stratégies à vous proposer pour y parvenir, surtout que nous recevons enfin des signaux positifs de notre environnement.

La balle est dans le camp des coopératives. Je sais que ce n’est pas facile de se projeter dans l’avenir quand nous sommes encore empêtrés dans nos préoccupations. Je sais aussi que nos coopératives négligent depuis longtemps la force incroyable du réseau qu’elles pourraient mettre à profit. Je compte sur vous cette année pour vous impliquer activement dans notre congrès. Je ne révélerai pas dans ces pages nos stratégies. Vous devez venir et vous avez le devoir de les enrichir par votre présence et surtout par votre implication dans la mise en oeuvre.

Je vous attends avec impatience !