Renald Bernier

La planche à pain….

14 Fév. 2018

La fin d’année a été plutôt mouvementée pour moi. Après un voyage très formateur en Suède, j’ai dû combattre une vilaine grippe qui m’a laissé sur le carreau durant toutes les Fêtes. Peut-être l’âge commence-t-il à faire des siennes ? Peut-être, mais entre vous et moi, il n’y a pas que des désavantages à vieillir. Avec le temps, on prend aussi beaucoup d’expérience, ce qui nous aide à travailler efficacement.

Une des choses que j’ai apprises chez RESAM, c’est que des années «relax», ça n’existe pas vraiment. Même quand nous avons un ministre qui désire faire avancer les choses, même quand les investissements sont au rendez-vous, il y a toujours quelque chose à travailler. Cette année ne sera pas différente: j’aimerais donc vous présenter certains dossiers qui monopoliseront notre temps.

LES INVESTISSEMENTS EN FORÊT PRIVÉE

Nous sentons réellement que les autorités du ministère des Forêts veulent développer la forêt privée. Toutefois, malgré cette volonté affirmée, il reste encore du travail à réaliser afin de convaincre le Conseil du trésor d’investir davantage en forêt privée. Des demandes ont déjà été acheminées conjointement avec d’autres partenaires.

28 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour réaliser entièrement la recette sylvicole, remettre en production les superficies attaquées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE). Les prochaines semaines seront cruciales et la contribution de tous sera nécessaire autant en région que sur le plan provinciale, afin de faire valoir l’importance de la forêt privée dans la création de richesse au Québec.

LE CALCUL DES TAUX EN FORÊT PRIVÉE

Nous avions convenu avec le ministère des Forêt, de la Faune et des Pars (MFFP) de mettre en place un système d’évaluation de la valeur des traitements sylvicoles en forêt privée. Ce processus prend plus de temps que prévu notamment parce que la disponibilité de données propres à la forêt privée est faible. Par contre, le processus peut toujours déraper. Nous nous assurerons que le calcul soit équitable avec celui de la forêt publique. À l’heure actuelle, ce n’est pas encore le cas.

LA LUTTE CONTRE LA TBE

L’année dernière, le ministre BLANCHETTE a annoncé un programme afin de combattre l’épidémie de TBE en forêt privée. Il était aussi convenu que la première année du programme en serait une de planification.

Cette année, nous assisterons à la première année de travaux terrain. Comme à chaque première, plusieurs ajustements devront être apportés à la planification originale. Nous serons donc évalués selon notre capacité à nous adapter. Ce sera certainement un très gros défi qui justifiera encore plus l’importance de notre comité conjoint sur la TBE.

LA SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE

Depuis quelques années déjà, le MFFP a joint sa voix à la nôtre pour demander à ce que des gains d’efficacité soient réalisés avec la simplification administrative en forêt privée. Malheureusement, cette étape n’a pas encore été couronnée de succès. Les processus sont à peu près les mêmes et les coûts associé non pas réellement diminués. Il est plus que temps que ce dossier avance réellement.

LE DÉVELOPPEMENT INFORMATIQUE

Pour améliorer l’efficacité des activités des groupements forestiers, RESAM développe depuis plusieurs années un logiciel de gestion en géomatique adapté à la forêt privée. Ce logiciel, bien que fonctionnel, doit subir une révision en profondeur dans le but d’intégrer des technologies d’avant-garde et performantes. Nous devons aussi ajouter de nouvelles fonctionnalités afin de pouvoir naviguer dans un environnement d’affaires qui a grandement évolué depuis quelques années.

LE SERVICE AUX MEMBRES

Un des changements importants qu’a amené la nouvelle planification stratégique, c’est la volonté de RESAM d’offrir plus de services aux membres. Un bon travail a été amorcé avec le développement des divers programmes d’assurances et le maintien du programme MFOR.

Dans les prochaines semaines, plusieurs formations seront mises de l’avant. Ces formations ont pour but d’améliorer le service aux producteurs regroupés dans une logique de mobilisation des bois. Ainsi, plusieurs employés auront la chance d’améliorer leurs connaissances marketing de la récolte et en fiscalité du producteur. Nous continuerons donc à nous assurer que les travailleurs oeuvrant au sein des groupements forestiers aient les meilleurs outils possible.

Vous le voyez, ce sera encore une année fort chargée, et beaucoup de travail sera nécessaire. Toutefois, reconnaissons que la température est bonne et que, cette année, il sera encore plus aisé de travailler au développement plutôt qu’à sauvegarder ce que l’on peut.