Renald Bernier

Mes chers membres de RESAM!

21 Juin. 2016

Une autre année importante se met en branle. Au cours des prochaines semaines, vous serez accaparés par toutes les activités inhérentes à un début de saison. Mais avant que votre attention ne soit complètement prise par la gestion, je désirais prendre le temps de vous exprimer toute mon admiration pour le travail que vous faites.

Chaque année, nous espérons vivre un début de saison facile, sans histoire. Chaque année, nous devons plutôt faire face à des enjeux très importants qui chamboulent notre quiétude. Cette année, l’application d’une grille de taux unique constitue un de ces enjeux. Une nouvelle approche qui n’est évidemment pas encore rôdée et qui demandera son lot d’adaptation en cours de route.

Ce ne sera pas facile, nous le savons tous. Mais la manière dont vous prenez ce virage m’impressionne. Au lieu de vous apitoyer sur les problèmes, vous les prenez de face et vous trouvez des solutions. C’est le signe d’un réseau fort! Il ne faut pas oublier non plus que nous avons de la pression sur les épaules. Nous avons accepté l’idée d’augmenter la récolte de bois en forêt privée. Nous avons obtenu des budgets supplémentaires et des mesures fiscales pour nous aider. Il faut maintenant démontrer que la forêt privée peut remplir le mandat. Je sais pertinemment que si un groupe peut remplir ce mandat, ce sont bien les groupements forestiers.

Un grand pas de fait

Face à ce contexte, nous avons pris les choses en main. Il y a quelques semaines, nous nous sommes tous rencontrés afin d’élaborer différentes solutions. Nos discussions ont porté sur une multitude de sujets dont la mobilisation des bois, la gouvernance, les communications, la grille de taux et j’en passe. Beaucoup de suggestions feront éventuellement partie de notre nouveau plan de développement.

Par contre, plusieurs idées devraient probablement être étudiées et appliquées plus rapidement telles que :

– L’identification de cibles de récolte de bois pour chaque groupement forestier. Ces cibles permettront de suivre l’évolution de la récolte et d’aider les groupements forestiers qui en ont besoin ;

– La mise en oeuvre d’une plateforme commune afin de partager des expertises avec chacun des groupements forestiers. Cette plateforme pourrait s’avérer une excellente source d’information pour les membres à la recherche d’expertises particulières ;

– La création d’une équipe de choc pour assister les groupements forestiers dans la résolution de problématiques particulières. Cette équipe serait notamment très utile pour aider les membres qui désirent s’investir d’une manière plus importante dans la récolte de bois.

Ce qui me rend fier

Oui! nous avons à faire face à la musique me direz-vous. Mais qu’est-ce qui me rend si fier? C’est notre manière de répondre. Dernièrement, les journaux écrivaient abondamment sur l’économie de partage, et souvent de la mauvaise manière.

À tort ou raison, l’économie de partage est associée à Uber! Pour ceux que ça intéresse, on définit l’économie de partage comme «les modes de consommation permettant de partager entre consommateurs l’usage ou la consommation de produits, d’équipements ou de services». Il ne manque à cette définition que les mots — groupements forestiers, non?

Cette idée ne date pas d’hier. Cela fait plus de quarante ans que les groupements forestiers font de l’économie de partage, qu’ils mettent en commun les forces de leurs membres autant régionalement que provincialement afin d’être plus efficaces et de créer plus de richesses.

Je suis fier de faire partie d’un réel réseau d’économie de partage. Je suis fier de faire partie d’un réseau qui rend ses membres et ses producteurs plus forts parce qu’ils forment un ensemble.

Un peu en avant

Nous avons le mandat de démontrer à l’État qu’il est très pertinent d’investir en forêt privée. Nous devons confirmer que ces investissements créeront de la richesse pour la population du Québec.

Au cours de cet exercice, nous ne contrôlerons pas toutes les variables. Des pépins se présenteront sans aucun doute. Les prochaines semaines, quand ces pépins surviendront, il faudra se rappeler nos racines. Il faudra surtout se rappeler que si nous sommes arrivés où nous sommes, c’est parce que nous avons travaillé ensemble.

Mes chers membres de RESAM, vous avez tout mon respect. En tant que principal intervenant dans l’aménagement des forêts privées du Québec et spécialiste de l’économie de partage, nous sommes en mesure de tous viser le même objectif, soit de permettre à la forêt privée de remplir ses promesses.