Alain Paradis

Un nouveau gouvernement et un nouveau président

21 Mai. 2014

Mon arrivée à la présidence de la Fédération coïncide avec celle du nouveau gouvernement. Beaucoup de changements, mais toujours des besoins importants à combler.

Un sentiment d’urgence

Pendant la campagne électorale, la FQCF a manifesté ses attentes aux partis politiques pour le secteur forestier. La foresterie n’était pas un sujet chaud, mais il en a été suffisamment question pour que nous ayons une assez bonne idée de ce qui nous attend. Les coopératives souhaitent surtout que l’esprit qui animait le Rendez-vous national de la forêt québécoise se maintienne. En tout temps, il est difficile d’apporter des changements aussi importants que ceux du nouveau régime forestier. Dans la conjoncture actuelle, le défi est encore plus difficile à relever. Le Rendez-vous avait ouvert une fenêtre pour renouer le dialogue entre l’État et les acteurs du secteur. Nous espérons que les chantiers mis en place se poursuivront, qu’ils respecteront les échéanciers et surtout qu’ils conduiront à des changements rapides.

Des engagements électoraux

Les engagements du parti porté au pouvoir étaient très prometteurs. Certains diront que ce sont seulement des promesses électorales. Ce n’est pas faux. Il faut maintenant franchir l’étape du constat sur l’état des finances publiques, toujours pire que ce qui était imaginé pendant la campagne. Soulignons également qu’un gouvernement majoritaire prend généralement des mesures impopulaires en début de mandat. J’ai confiance, mais il faudra aider notre ministre à donner suite aux engagements. Ceux du Parti libéral démontrent qu’ils comprenaient très bien les enjeux et les besoins du secteur forestier. Philippe Couillard a été élu dans le plus grand comté forestier et il s’est engagé à prendre en charge le secteur. Pendant la campagne, Julie Boulet a participé à notre conférence de presse à Shawinigan et elle a répété devant les caméras le programme forestier de son parti. Plusieurs engagements sont directement en lien avec nos attentes exprimées, notamment investir des sommes suffisantes en sylviculture (engagement de 225 M $ par année pour cinq ans). Le soutien financier pour les chemins forestiers multiusagers améliorerait aussi immédiatement la compétitivité du secteur. Nous apprécions évidemment l’engagement de revoir les règles entourant la planification des travaux et le fonctionnement du BMMB. Inutile de dire que nous sommes aussi très heureux du soutien qui serait offert à l’industrie et aux coopératives forestières pour le renouvellement des équipements au moyen de garanties de prêts. Le maintien de l’appui pour la valorisation de la biomasse forestière nous plaît aussi beaucoup. Finalement, comme l’a promis le nouveau premier ministre, la mise en place d’un ministère dédié à la forêt avec son propre portefeuille est certainement une bonne chose. Notre seule inquiétude à ce sujet est le risque que le processus de transformation accapare beaucoup d’attention de la machine, ce qui pourrait retarder les actions plus concrètes. Espérons qu’il sera possible de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.

Remerciements

Avant de revenir au réseau des coopératives forestières, je souhaite adresser mes remerciements aux politiciens avec qui nous avons travaillé étroitement au cours des derniers dix-huit mois. Sans partisanerie, nous pouvons reconnaître que les responsabilités politiques sont lourdes à porter et nous devons être reconnaissants envers les personnes qui acceptent de les assumer. Mes remerciements vont donc particulièrement à Martine Ouellet, la ministre des Ressources naturelles et surtout à Denis Trottier, son adjoint parlementaire pour la forêt. Nul ne pourra lui reprocher d’avoir ménagé ses efforts pour aider les gens de la forêt. Merci sincèrement pour ton écoute, ton soutien et ton total engagement. Enfin, je profite de cette page pour remercier mes collègues du conseil d’administration pour la confiance qu’ils me portent en me nommant à la présidence de la Fédération. Je connais l’ampleur de la tâche et je puis vous assurer que je poursuivrai les mêmes objectifs que mes prédécesseurs. À ce sujet, j’en profite pour remercier Claude Dupuis qui a présidé l’organisation pendant quatre ans. Ton exemple est inspirant et je ferai de mon mieux pour maintenir les standards élevés que toi et tes prédécesseurs ont établis. Nous te sommes tous immensément reconnaissants pour ta clairvoyance, ta disponibilité et ta capacité de toujours considérer en premier lieu les intérêts de l’ensemble du réseau.