Marc Beaudoin

On a des moyens de mieux s’adapter!

16 Juin. 2020

Ma vie, comme celle de plusieurs, a changé depuis deux mois.  Je suis devenu un adepte (bien involontairement, je l’admets) du télétravail. Bien que je doive me battre avec mes ados pour la bande passante et l’accès à la table de travail, j’ai apprivoisé la technologie.

Les rencontres avec ZOOM, Adobe connect, Teams n’ont plus de secrets et nous en profitons abondamment. Dans ce contexte, on continue, avec nos partenaires, à avoir des relations normales et à faire avancer les dossiers. Assez surprenant, car ce sont des technologies que l’on utilisait déjà mais sans connaître toute leur portée. Cette utilisation intensive aura certainement des répercussions sur notre façon de travailler dans l’ère post-Covid !

Mais imaginez si ces outils n’avaient pas été conçus! Si les seules manières de se rencontrer et d’échanger étaient en personne ou par téléphone. Il aurait été difficile d’assurer une prestation de travail de même qualité sans mettre la santé de plusieurs en danger. On réussit car des gens ont été proactifs.

On peut juger l’impact des mesures gouvernementales, mais on doit reconnaître que les différents paliers ont aussi été proactifs dans la lutte contre les effets de la pandémie. Les mesures et programmes d’aide se bonifient de jour en jour. Ces mesures nous aident à passer par-dessus les désagréments. Pour travailler avec eux très régulièrement, nous devons aussi souligner le travail proactif du cabinet et des fonctionnaires du ministère des Forêts de la Faune et des Parcs. Nous n’avons pas toutes les solutions encore, mais on travaille fort pour les trouver. Le secteur forestier n’a-t-il pas été identifié comme industrie proritaire? Il y a une raison pour cela.

Les groupements forestiers font aussi parti du groupe des proactifs. En effet, Groupements forestiers Québec et ses membres s’affairent depuis plusieurs mois à doter les membres d’outils de travail performants. Ces outils ont été développés et permettent de diminuer sensiblement ces contacts cléricaux et rendent les échanges de documents presqu’inexistant.

Parmi ceux-ci, notons la reconfiguration du logiciel RESAM-GIS. Mais il y a plus. La dernière année a vu apparaître un outil de saisie numérique sur le terrain. Cet outil permet la prise et la gestion des données à l’aide de la plateforme KIZEOFORM. Cette plateforme est d’ailleurs compatible avec notre logiciel RESAMGIS.

C’est donc dire que les milliers de travailleurs qui arpentent la forêt chaque année afin de récolter des données sylvicoles pourront désormais le faire plus efficacement et en diminuant de manière importante les contacts physiques avec les producteurs forestiers ainsi que ceux entre employés.

Évidemment, nous n’avions pas anticipé cette pandémie. Nous sommes toutefois très fiers d’avoir débuté ce travail il y a un an. L’audace des groupements forestiers aura payé. Ce nouvel outil nous permettra d’une part, de limiter la propagation du virus en diminuant les contacts interpersonnels au minimum et d’accroitre les compétences des travailleurs au niveau technologique et d’autre part, de mettre en place des systèmes beaucoup plus efficaces qui permettront de gagner en efficacité et permettre au secteur forestier de prendre part à la relance de l’économie des régions.

Arrivées et départs

Vous savez, J’ai eu la chance de côtoyer M. Ronald Brizard, sous-ministre associé dès son arrivée à Québec. Il n’était pas encore SMA, mais il avait le mandat de présider le comité de suivi du sommet sur la forêt privée (maintenant appelé forum des partenaires). Il a réussi à mettre la forêt privée sur la carte au MFFP. Entre autres, par son acharnement et sa confiance dans le potentiel, il a fait en sorte que la forêt privée devienne une solution plutôt qu’un problème. Je lui souhaite une excellente retraite, bien méritée et je le remercie sincèrement pour toutes ces années. J’en profite pour souhaiter la bienvenue à son successeur par intérim, M. Alain Sénéchal.

Dans la même veine, je tiens à rendre hommage à M. Marc-André Côté qui a récemment quitté la direction de la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Il faut se souvenir de lui comme l’un des artisans du rapprochement entre nos deux organisations. Bienvenue à son remplaçant, M. Vincent Miville.