Claude Dupuis

Je passe le flambeau!

21 Mai. 2014

Après quatre ans à la présidence de la FQCF, Alain Paradis me remplace. Il le fera aussi dans cette page. Je profite de mon dernier éditorial pour revenir sur le congrès.

Toujours aussi stimulant!

Le congrès est un moment important. C’est l’occasion pour se retrouver et faire le point sur l’évolution du contexte et de notre organisation. Nous en profitons pour approfondir un sujet qui nous préoccupe. Même si la situation du secteur est toujours alarmante, j’ai constaté avec plaisir que les représentants des coopératives étaient plus nombreux et plus enthousiastes.

Du contenu de grande valeur

La période d’ateliers est celle que je préfère du congrès. Elle nous donne l’occasion d’apprendre grâce à la contribution de personnes-ressources intéressantes. Son format est aussi très intéressant, tant par la durée que par la taille des groupes qui favorise les échanges entre les représentants des coopératives. La première vague d’ateliers, réservée aux membres était douloureuse, dans le sens où j’aurais voulu être dans toutes les salles. L’évolution de chaque projet en cours de la FQCF était présentée par les membres de l’équipe. Je constate que nous développons une expertise très pertinente pour les coopératives. Les autres ateliers qui couvraient un plus large spectre de sujets ont aussi été appréciés. Merci à tous nos partenaires externes pour leur contribution. Mes attentes étaient très élevées pour les conférences autour de la thématique de l’entrepreneuriat forestier. Je suis malheureusement un peu resté sur ma faim. Considérant la longue période de crise que nous venons de traverser, les changements profonds qui découlent du nouveau régime forestier et l’importance des capitaux en jeu pour les entrepreneurs de récolte et de transport, il me semble normal et même nécessaire de se pencher sur leur environnement d’affaires. J’ai bien aimé la conférence de mon collègue Alain qui a donné une couleur coopérative à la notion d’entrepreneur général. Celle de Luc LeBel était aussi très bien. Il a bien décrit les différents modèles d’organisation et leurs avantages et mis en relief le potentiel du réseau. Celle de Jean-François Gingras était aussi formidable pour présenter le coffre d’outils complet pour aider la performance des entrepreneurs. Je ne m’explique cependant pas pourquoi le représentant de l’industrie forestière n’a pas accepté de contribuer au débat.

Mérites et conférences appréciés

Pas facile de tenir un congrès deux jours après les élections provinciales. Impossible d’avoir un ministre pour nous adresser la parole quand ils ne sont pas encore nommés. Cependant, Michel Jean, le directeur de la Direction du développement des coopératives du ministère des Finances et de l’Économie et Christyne Tremblay, sous-ministre du ministère des Ressources naturelles ont été formidables. Ils ont tous les deux rendus hommage à la Fédération, aux coopératives forestières et aux personnes qui en font partie. Ils ont souligné l’importance des coopératives dans le secteur forestier. Ils nous ont aussi assurés de leur support pour la prochaine année. C’était deux moments très sympathiques. La remise du Mérite coopératif à Robert Beauregard, le doyen de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval a été très agréable. En lui remettant ce Mérite, la Fédération a souligné sa contribution soutenue aux réflexions des coopératives forestières, mais surtout l’apport de sa présidence du groupe de travail qui préparait le plan directeur du développement de la filière de la biomasse forestière. Le moment où nous avons remis le Mérite d’excellence à Gérald Beaulieu pour sa contribution au développement de la Coopérative forestière Ferland-Boileau et de tout le réseau était aussi très touchant.

Remerciements

Merci bien sûr à l’équipe de la Fédération pour l’organisation de ce congrès. Merci à mes collègues du conseil d’administration pour m’avoir élu président pendant ces quatre dernières années. Je l’ai fait avec plaisir, même si le contexte est loin d’avoir été toujours facile. Je retire de ce passage une expérience humaine enrichissante à côtoyer les autres acteurs du secteur forestier, mais surtout à obtenir une connaissance beaucoup plus intime de notre réseau et des personnes qui partagent les mêmes valeurs et qui lui donnent vie. Je souhaite bien sûr bonne chance à Alain Paradis qui prend la relève et en qui j’ai totalement confiance. Enfin, merci aux lecteurs qui ont suivi mes écrits et qui les ont même parfois commentés.