Houle Bellerive

Pertinent colloque sur la main-d’œuvre

12 Déc. 2018

Le 15 novembre dernier, le CSMOAF tenait son colloque annuel. Je n’ai pas pu y participer cette année, mais j’ai rassemblé assez d’informations pour vous en faire l’éloge.

BILAN DES TRAVAUX

Le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aménagement forestier profite du colloque pour présenter ses réalisations. Il s’assure d’avoir un contenu attractif pour le colloque afin de favoriser la participation de ses partenaires. Cette stratégie a bien fonctionné, tant pour le nombre de participants, toutes les places ont été vendues, que pour la pertinence de sa programmation.

La directrice a donc fait le survol des principales activités réalisées pendant l’année. Ces réalisations comprennent un important colloque pour effectuer la planification stratégique 2018-2021. Pour le développement des compétences, le Comité continue de soutenir le programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT) en formant des compagnons pour le débroussaillage et l’abattage manuel.

Du côté des normes professionnelles, le Comité a analysé le métier d’ouvrier en production de plants. La reconnaissance des compétences constitue aussi une activité qui prend de l’importance, surtout pour les métiers mécanisés. Elle ne coûte rien aux employeurs et elle permet aux opérateurs de détenir un précieux diplôme et de profiter, au besoin, de formations complémentaires.

Le Comité a d’ailleurs projeté la magnifique vidéo promotionnelle de ce service. Le Comité a présenté la panoplie de formations qui ont été offertes pendant l’année. Ces formations sont organisées pour répondre à des besoins qui sont multiples.

Le CSMOAF a aussi effectué une enquête sur les dépenses effectuées par les ouvriers sylvicoles. La directrice était aussi très fière de présenter les gains obtenus pendant la dernière année pour les travailleurs saisonniers. Ces résultats sont le fruit d’une collaboration entre plusieurs comités sectoriels dont les emplois sont majoritairement saisonniers.

Le Rendez-vous national sur la main-d’œuvre a permis de reconnaitre l’importance de ces secteurs. Des mesures concrètes ont aussi été mises en place pour réduire l’effet du trou noir, notamment en offrant des formations aux ouvriers pendant leur période d’arrêt.

DES CONFÉRENCES POUR OUVRIR DES POSSIBILITÉS

Le Comité s’est efforcé d’inviter des personnes-ressources pour explorer de nombreuses possibilités pour relever l’important et actuel défi de disposer d’une main-d’œuvre suffisante, compétente et motivée. Le partenariat avec les maisons d’enseignement, les équipementiers et les programmes adaptés d’Emploi-Québec ouvre des perspectives intéressantes pour parvenir à le relever.

Êtes-vous un employeur de choix ? Cette question est importante si vous voulez vous démarquer. Stéphane Simard, conférencier invité, a sensibilisé tous les intervenants concernant les précautions à prendre en faveur de nos travailleurs.

Les autres conférences nous ont aussi permis de considérer des bassins de recrutement alternatifs, dont les travailleurs temporaires provenant de l’étranger, sujet d’une extrême complexité, les immigrants, les communautés autochtones et les femmes pour des métiers non conventionnels pour elles. Le panel de personnes qui ont témoigné de leur vécu par rapport à ces différents bassins de recrutement était particulièrement réussi, même si tout cela exige des efforts par rapport à nos stratégies traditionnelles.

UN COMITÉ INDISPENSABLE

Le travail qu’effectue le Comité pour le secteur de l’aménagement forestier est déterminant. Nous avons absolument besoin de cette organisation pour mobiliser les forces vives et favoriser la concertation entre les acteurs. La diversité des participants à ce colloque témoigne avec éloquence que cette mobilisation fonctionne. Plusieurs représentaient des entreprises spécialisées ou au contraire très diversifiées comme les coopératives, des maisons d’enseignement, des syndicats, des organismes de concertation régionale, des chercheurs, des équipementiers, des gens du gouvernement et des associations d’entreprises. Bref, un groupe diversifié, intéressé et qui compose un riche écosystème mobilisé en faveur de la main-d’œuvre.

Le colloque s’est terminé par un hommage à Annie Beaupré qui a annoncé son départ de la direction du Comité. Après dix ans à l’emploi, dont neuf à la direction, Annie a démontré son savoir-faire et son engagement pour la cause de la main-d’œuvre. Puisqu’elle a choisi de joindre les rangs de la Fédé- ration, nous sommes à la fois embarrassés qu’elle quitte le Comité et très heureux de l’ajouter à l’équipe. Nous la remercions très chaleureusement pour sa contribution, ses réalisations et celles de son équipe au CSMOAF. Nous lui souhaitons, bien sûr, la plus cordiale bienvenue dans le réseau des coopératives forestières.