Stephane Gagnon

Pour une transition réussie

3 Juil. 2020

Pour une gestion efficace du changement, les principales clés à retenir sont la planification et la communication. En effet, les changements réussis ne sont pas improvisés. La Fédération est actuellement en transition en raison d’un changement de garde à la direction générale de la Fédération. Je souhaite que le secteur forestier puisse se vanter prochainement d’avoir réussi la sienne.

À la Fédération

Bien que ce numéro traite déjà beaucoup du changement à la direction générale de la FQCF, je m’en voudrais de passer sous silence le départ de notre bien aimé Jocelyn. Merci Jocelyn pour ton apport considérable à l’évolution de la Fédération. Nous te sommes reconnaissant d’avoir fait de la FQCF plus qu’un organisme de concertation et de représentation, mais aussi un outil précieux de mise en œuvre de projets structurants pour faire des coopératives forestières des acteurs incontournables de la foresterie québécoise.

Il faut dire que tu nous as tous bien surpris les administrateurs et moi lorsque tu nous as fait l’annonce de ton départ pour aller relever un nouveau défi en Afrique. Nous te souhaitons beaucoup de bonheur. Nous savions que tu allais nous quitter dans les prochaines années et nous avions déjà embauché Annie pour assurer la transition, mais nous pensions qu’elle viendrait un peu plus tard.

La transition est en cours à la Fédération et je suis confiant pour l’avenir. Nous avions déjà planifié ce changement de garde et dès l’annonce du départ de Jocelyn, les administrateurs et moi nous sommes réunis et avons convenu de mettre en place un plan d’action pour répartir le travail et déterminer les priorités pour les semaines de transition.

Pour le secteur

Pour le secteur forestier, la transition vers une forte relance est également déjà bien amorcée. Dès la réception de la confirmation que toutes les activités du secteur forestier étaient jugées prioritaires, les coopératives forestières et leur Fédération se sont mises à pied d’œuvre pour préparer la saison sylvicole tout en s’assurant de la sécurité des travailleurs. Elles ont collaboré avec le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs (MFFP) et les deux autres associations patronales œuvrant en sylviculture pour évaluer ce qu’il en coûtera de plus aux entreprises sylvicoles pour intégrer des mesures de protection supplémentaires afin d’assurer la sécurité des travailleurs, notamment lors des déplacements et de l’hébergement des travailleurs en forêt en raison du respect de la distanciation physique.

Dès le 25 mars 2020, le MFFP avait réussi à gagner son point en incluant la réalisation des travaux sylvicole dans la liste des activités essentielles. Pour aider les entreprises sylvicoles à éponger les frais supplémentaires liés aux mesures pour lutter contre la COVID-19, le MFFP s’est ensuite empressé de geler 20 M$ dans le budget des appels d’offres en sylviculture en attendant de recevoir des sommes supplémentaires du Conseil du Trésor, sommes que le ministre Dufour est parvenu à obtenir pour assurer une saison complète de travaux, dont les traitements qui avaient déjà été alloués lors des appels d’offres du printemps et d’autres à venir.  C’est un excellent départ, mais il ne faut pas s’arrêter maintenant, il faut continuer pour s’assurer que le secteur forestier soit considéré comme un élément clé de la relance économique du Québec.

Message au ministre Dufour

Lors de notre rencontre avec le ministre Dufour, le 4 juin dernier, nous lui avons fait savoir que les coopératives forestières étaient prêtes à jouer un rôle dynamique et à collaborer avec les autres partenaires forestiers pour relancer l’économie du Québec. Pour y parvenir, nous croyons toutefois que nous devons travailler dès maintenant à mettre en place les éléments suivants :

  • Se doter d’une politique forestière industrielle agressive pour accélérer l’innovation;
  • Positionner la forêt comme un outil de lutte contre les GES, en lançant la stratégie de production de bois et en l’intégrant le plus possible à la stratégie de développement industriel;
  • Entreprendre la révision du régime forestier, notamment pour améliorer la prévisibilité en partageant les responsabilités de la planification forestière avec les acteurs du terrain, pour revoir les exigences insoutenables de la gestion écosystémique et pour offrir des garanties d’aménagement forestier aux entreprises sylvicoles.

Bref, nous réitérons notre volonté à travailler avec le MFFP pour jeter les bases nécessaires à une transition vers un secteur forestier fort et innovant contribuant pleinement à la relance économique du Québec.