Houle Bellerive

Un congrès pour avancer

6 Mai. 2019

La FQCF a tenu son congrès annuel au début du mois d’avril. Il y a d’autres articles dans le journal pour vous le résumer, mais voici mes coups de cœur.

Une participation motivante

Les représentants des coopératives étaient nombreux cette année. Tant mieux, c’est un immense plaisir de vous retrouver ou d’apprendre à connaître ceux qui se joignent au réseau. Bien content d’ailleurs de voir arriver tous ces jeunes dans la grande famille coopérative. Nos partenaires d’affaires et de nombreuses personnes issues du mouvement coopératif ou du secteur forestier nous ont aussi fait le plaisir de participer. Nous sommes très heureux de bénéficier du support de tous nos commanditaires, dont celui du Mouvement Desjardins qui est notre commanditaire privilégié. Merci à tous pour votre participation.

Une thématique ambitieuse

Notre thématique nous a amené à sortir de notre zone de confort. L’un des conférenciers, Luc Audebrand, a même souligné que notre positionnement était audacieux. Notre pari d’aborder le sujet des objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations Unies pour mobiliser les coopératives a été gagné.

Nous avons atteint l’objectif de les faire mieux connaître. La volonté exprimée par les représentants des coopératives forestières pendant la plénière d’en faire plus était aussi prometteuse. Nos conférenciers ont été pertinents et complémentaires pour bien cerner le sujet. Le gouvernement canadien prend au sérieux ses engagements et il l’exprime particulièrement en misant sur la forêt. L’urgence environnementale est aussi bien réelle. Le fait de nier le problème ne peut pas constituer une stratégie. Notre conférencier a pris des gants blancs, mais son message était clair. Que voulons-nous laisser en héritage ? Certes, la forêt peut jouer un rôle actif pour lutter contre les GES, mais cela n’est probablement pas suffisant.

C’était aussi formidable de réaliser que la poursuite des objectifs de développement durable mène aussi à des occasions d’affaires à saisir. Si certaines grandes entreprises multinationales sont capables de se reconfigurer en identifiant comment elles peuvent contribuer à faire émerger un monde meilleur, les coopératives forestières doivent le faire. Enfin, les travaux de l’IRECUS démontrent que les coopératives forestières sont déjà engagées envers plusieurs objectifs, c’est indéniable et sincèrement encourageant.

Il n’y a encore aucune stratégie pour donner suite aux échanges de la plénière. Toutes les personnes du réseau qui n’étaient pas dans la salle ne sont pas, non plus, encore sensibilisées. Pourtant, si nous sommes nombreux à porter le message que ces objectifs nous concernent, qu’ils sont incontournables et que nous ne pouvons pas rester les bras croisés en attendant un miracle venu d’en haut, nous avons progressé. J’espère que ce sentiment est partagé par la majorité des personnes présentes. Ce n’est pas seulement aux autres de bouger!

Des ateliers qui tirent par en haut

Je trouve impressionnant de constater la différence entre la période de conférences et celle des ateliers. Alors qu’il faut les torturer pour qu’ils prennent la parole pendant les conférences, les représentants des coopératives sont intarissables pendant les ateliers. Selon les évaluations, la majorité des ateliers ont été très appréciés. Ceux auxquels j’ai participé correspondaient à mes besoins. Par exemple, le premier portait sur l’importance d’élaborer un budget. Cela peut sembler évident, mais l’atelier permettait de comprendre comment rendre cet exercice utile pour les conseils d’administration. J’ai aussi eu des échos des autres ateliers qui ont provoqué des discussions fructueuses, notamment celui sur l’évolution technologique qui a motivé les gens et, j’espère, renforcé l’idée de travailler ensemble. L’atelier sur des stratégies alternatives pour faire face à la tordeuse a suscité aussi beaucoup d’enthousiasme, comme celui sur les résultats de l’enquête salariale.

Nos rencontres sociales

Il y a les rencontres plus formelles, dont le plaisir d’accueillir le ministre Dufour parmi nous. Il y a les remises des mérites d’excellence et coopératif qui constituent toujours des moments très forts. Un immense merci à Eugene et Daniel qui ont, tous les deux, par des arguments différents, réussi à partager l’honneur que nous leur faisions avec tout le réseau. Enfin, il y a ces multiples moments de discussions informelles jusqu’à tard dans la nuit pendant lesquels nous reconstruisons parfois le monde, mais, surtout, nous profitons de ces précieux moments à passer ensemble. J’ai vous donne déjà rendez-vous pour l’année prochaine.