Capsules vidéo de l'OIFQ

Campagne de promotion pour le métier d’ingénieur forestier

Les ingénieurs forestiers en vedette dans les capsules vidéos ont reçu un bâton de baseball B45 spécialement identifié. Sur la photo: François-Hugues Bernier de l’OIFQ, Jonathan Leblond de la Fédération des pourvoiries, Francine Bernier de Pro-Forêt Consultants, Francis Forcier du MRN, Denis Villeneuve de l’OIFQ, Alex Marchand de Rébec, Benoît Des Croisselles d’Hydro-Québec et Véronique Audet de l’Université Laval.

Les ingénieurs forestiers en vedette dans les capsules vidéos ont reçu un bâton de baseball B45 spécialement identifié. Sur la photo: François-Hugues Bernier de l’OIFQ, Jonathan Leblond de la Fédération des pourvoiries, Francine Bernier de Pro-Forêt Consultants, Francis Forcier du MRN, Denis Villeneuve de l’OIFQ, Alex Marchand de Rébec, Benoît Des Croisselles d’Hydro-Québec et Véronique Audet de l’Université Laval.

Photo: courtoisie OIFQ

14 Jan. 2013
Marie-Claude Boileau

L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec (OIFQ) et la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval unissent leur force dans la promotion du métier d’ingénieur forestier. Le 21 novembre dernier, ils ont lancé une série de capsules mettant en vedette des ingénieurs forestiers.

En tout, six vidéos ont été réalisées. Chacune présente un ingénieur forestier qui parle de son travail, de la passion qui l’anime et des tâches qu’il effectue en forêt, pour la faune, l’économie et l’environnement. Une septième vidéo fait la promotion en général du métier et regroupe tous les témoignages. Puisqu’elles sont destinées aux jeunes, les capsules montrent des images dynamiques et vivantes. Elles ont été tournées par Nova Film.

Contrer la pénurie

Pour l’OIFQ, il s’agit d’une réponse à la pénurie d’ingénieurs forestiers qui est appréhendée: «Nous pouvons affirmer aujourd’hui que notre profession est en danger: la baisse drastique du nombre d’inscriptions dans les programmes qui mènent au génie forestier, conjuguée à des départs massifs à la retraite et la mauvaise perception du secteur forestier font en sorte que la demande d’ingénieurs forestiers est déjà deux fois plus grande que le nombre de diplômés et qu’elle le sera trois fois plus dans quelques années. Les autres métiers de la forêt n’y échappent pas non plus. Pourtant, la nouvelle diversité des emplois qui s’offre aux ingénieurs forestiers depuis quelques années, induit une demande vive pour ce professionnel sur le marché du travail », mentionne le président de l’Ordre, DENIS VILLENEUVE, ing.f.

C’est d’ailleurs le nombre décroissant d’étudiants en foresterie à l’Université Laval qui a déclenché le projet de stratégie de promotion pour la profession, il y a deux ans. «Ce n’est pas le mandat de l’Ordre, mais nous trouvions ça important. Les capsules étaient l’idée phare du projet. On voulait faire ça gros pour que les ingénieurs forestiers se sentent fiers », explique FRANÇOIS-HUGUES BERNIER, directeur des communications et de la foresterie à l’OIFQ. L’organisation a reçu l’appui de ses 2 124 membres qui ont fait des dons. Grâce à ce soutien financier, l’Ordre est allé chercher le support d’autres partenaires. Le ministère des Ressources naturelles et l’Université Laval ont contribué au projet. Selon M. Bernier, il ne s’agit pas du premier projet à faire la promotion de la profession. D’ailleurs, différents organismes comme les associations forestières organisent des activités pour initier les jeunes aux métiers de la forêt. «Il y a beaucoup de travail de fait, mais c’est ponctuel et fait en silo. Mais pour les capsules, nous avons développé des collaborations et mis nos ressources ensemble», souligne-t-il. Dès l’an prochain, on verra des publicités à la télévision.

L’Ordre évalue les derniers détails pour leur diffusion. Pour FRANCINE BERNIER, ingénieure forestière qui a fondé son propre bureau de consultants en 2007 et qui est en vedette dans l’une des capsules, il s’agissait d’une belle occasion de transmettre sa passion: «J’ai découvert la profession lorsque j’ai rencontré une ingénieure forestière au Cégep de Baie-Comeau. Elle m’a fait découvrir un univers rempli de possibilités et sa passion fut véritablement contagieuse. C’est pour cette raison que j’ai accepté sans réserve de participer à ce projet et de donner à mon tour, par le biais de la vidéo, le goût à des jeunes de s’investir dans cette belle profession. Je dois avouer également qu’en tant que dirigeante d’une entreprise en pleine expansion, la rareté d’ingénieurs et de techniciens forestiers me préoccupe grandement et il est grand temps d’y voir.», de rajouter Mme Bernier.

Lui-même ingénieur forestier, François-Hugues Bernier a pris à coeur ce projet parce qu’il trouve que sa profession n’est pas assez valorisée. «Les ingénieurs forestiers sont des personnes discrètes. Sûrement à cause de leur tempérament. On aime la forêt profondément. C’est d’ailleurs le dominateur commun. Il n’y a pas un ingénieur forestier qui aime couper les arbres. Mais lorsqu’on étudie quatre ans dans ce domaine-là, on apprend à comprendre la dynamique qui se cache dans une forêt et on en saisit l’importance pour l’économie québécoise et la société. Le coeur dit non, mais la raison dit que c’est la chose à faire», confie-t-il.

 

Les participants aux capsules :

 

Benoit Des Croiselles, ing.f. Hydro-Québec, diplômé en aménagement et environnement forestiers

Visionnez sa capsule ici

 

Francine Bernier, ing.f. Pro-forêt, diplômée en aménagement et environnement forestiers

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Christine Bussières, ing.f. SOPFEU, diplômée en aménagement et environnement forestiers

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Jonathan Leblond, ing.f. Fédération des pourvoiries, diplômé en aménagement et environnement forestiers

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Alex Marchand, ing.f. Rébec, diplômé en opérations forestières

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Denis Cossette, directeur de la production. Chantiers Chibougamau, diplômé en génie du bois

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Et la capsule générale, ici