Cecobois forme les architectes

Photos: archives LMF

4 Avr. 2013
Marie-Claude Boileau

Offerte depuis quatre ans, la formation Construire en bois pour architectes est toujours pertinente. Une vingtaine de personnes ont assisté à cet atelier qui s’est tenu le 27 février à Montréal.

Organisée par le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (cecobois), la formation était divisée en trois thématiques. Le premier thème traitait de la conception de projets avec des produits d’apparence. Dans ce bloc, CHRISTIANE DEVAL, ingénieure construction à l’Institut Technologique FCBA s’est entretenu du traitement et la protection des parements en bois. Puis, JULIE CÔTÉ de Plafond, Lambris & Cie a parlé des traitements et finitions des produits d’apparence en bois. La journée s’est poursuivie sous le thème du bois et de l’environnement. ADAM ROBERTSON, spécialiste en service technique au Conseil canadien du bois, a expliqué les bénéfices carbone de la construction en bois ainsi que la quantification des gaz à effet de serre avec l’outil de calcul en ligne Carbon Calculator for Wood Buildings.

De son côté, PATRICK LAVOIE, chercheur en marché chez FPInnovations, a présenté le résultat d’une analyse faite par le groupe sur le cycle de vie des revêtements de plancher. Enfin, la formation s’est terminée par des conférences touchant la séparation des milieux et la construction en bois. PATRICE GINGRAS de Legault- Dubois, Experts-conseils en bâtiment a abordé la question de la nouvelle réglementation énergétique québécoise et de son impact sur le bois dans les enveloppes. Le tout s’est conclu par un entretien sur les enveloppes des bâtiments en bois par ANDRÉ BOURASSA, président de l’Ordre des architectes du Québec.

Selon JENNIFER TARDIF, architecte et conseillère technique pour cecobois, la formation a encore été appréciée cette année. «En règle générale, les commentaires sont positifs. Les participants ont mentionné qu’ils avaient acquis de nouvelles connaissances. Ils ont aimé cette formation parce que ça leur permet d’avoir une mise à jour sur ce qui se passe dans l’industrie. De plus, ça leur donne des crédits de formation à l’Ordre des architectes», mentionne-t-elle.

Cette formation s’adresse tant aux architectes junior qu’aux architectes senior. «Pour ceux qui ont de l’expérience, ils peuvent obtenir de l’information sur les nouveaux développements et les projets sur le marché ou encore de nouveaux logiciels sur le cycle de vie par exemple. Quant aux plus jeunes, ils peuvent prendre se familiariser avec des projets», explique Mme Tardif. Les thèmes restent les mêmes, seules les conférences changent. Entre 20 et 30 personnes participent à la formation chaque année. Ce type d’activité aide à promouvoir le bois dans la construction non résidentielle. «Oui, ça peut influencer surtout les gens qui hésiteraient à utiliser le bois, ça peut les rassurer. Ils auront surtout l’impression d’être plus à jour. Mais je crois que c’est l’ensemble de la démarche de cecobois qui y contribue», soutient-elle. Son organisation propose différents services tant pour les architectes que pour les ingénieurs. Par exemple, cecobois offre un soutien technique directement auprès des architectes. «Nous organisons aussi d’autres événements comme des midi-conférences dans les firmes d’architecte et les bureaux d’ingénieurs.

Nous proposons aussi les conférences cecobois qui attirent plus de 500 personnes», rapporte Mme Tardif. Tous ces événements facilitent l’intégration du bois. Mis sur pied en 2008, cecobois diffuse une foule de renseignements sur son site Internet. On y retrouve entre autres, une liste de bâtiments non résidentiels en bois. Le répertoire croit tous les ans.

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