Centre de production de plants des Hautes-Laurentides: productif depuis 30 ans

Le Centre de production de plants emploie entre 30 et 35 personnes. Il enregistre un chiffre d’affaires variant entre 800 000$ et 1 M$.

Le Centre de production de plants emploie entre 30 et 35 personnes. Il enregistre un chiffre d’affaires variant entre 800 000$ et 1 M$.

Photo: Guy Lavoie

12 Nov. 2015

Le plus petit département de la Coopérative forestière des Hautes-Laurentides (CFHL), le Centre de production de plants livre chaque année près de quatre millions de plants. L’organisation vient d’ailleurs de souligner son 30e anniversaire.

Marie-Claude Boileau

Le Centre de production de plants forestiers de la CFHL fait partie du réseau des 13 pépinières forestières privées du Québec regroupées sous l’Office des producteurs de plants forestiers du Québec (OPPFQ). L’entreprise se spécialise dans la production de résineux comme l’épinette blanche, l’épinette noire, le pin gris et le pin blanc. Son principal client est le gouvernement du Québec dans le cadre de son programme de reboisement des forêts.

DENIS ST-JEAN, directeur du Centre de production de plants, explique que leur infrastructure se caractérise par 35 tunnels pour l’ensemencement en récipients de type multipot 45-110, 36-200 et 25-310. «Nous fonctionnons en volume de plants, soit en mètres carrés. Ça dépend aussi toujours de la demande du ministère des Forêts. S’il se coupe moins de bois une année, il y aura moins de forêts à reboiser. S’il y a des feux, on risque d’en avoir plus. Le reboisement sera plus élevé», fait-il remarquer.

L’entreprise livre surtout des plants dans les Laurentides, mais aussi en Abitibi et en Mauricie. Les serres n’étant pas chauffées, les opérations sont saisonnières. La période de croissance des plants a lieu de mai à la mi-octobre. «Nous sommes dans le plus basic, mais on très efficace. Nous sommes à 67% de notre capacité et notre moyenne a toujours été aux alentours de 70%», note le directeur général en poste depuis cinq ans.

Le Centre de production de plants emploie entre 30 et 35 personnes. Il enregistre un chiffre d’affaires variant entre 800 000$ et 1 M$. «C’est le plus petit département de la Coopérative des Hautes-Laurentides. La récolte et la sylviculture sont les secteurs les plus importants. En tout, la coopérative fait travailler environ 400 personnes», précise M. St-Jean.

Défis

Le prochain défi de l’organisation est l’optimisation des activités. «Nous voulons nous moderniser du point de vue technologique. Le but est d’améliorer les méthodes de travail des employés. C’est qu’il est difficile de recruter de bons employés. Nous avons une main-d’oeuvre qui prend de l’âge. De plus, c’est un travail dur physiquement et qui est répétitif », explique-t-il. Il ajoute que toutes les pépinières québécoises vivent la même problématique et cherchent à s’améliorer.

Histoire

Les travaux au Centre de production de semis forestiers de Chute-St-Philippe débutent en 1984 lorsqu’YVES LATOUR redresse l’entreprise. En mai 1986, les infrastructures sont maintenant en place et un contrat de cinq millions de plants résineux est octroyé par le ministre des Forêts. En tout, 30 emplois sont créés et ils sont occupés majoritairement par des femmes. Le but était de faire travailler les conjointes des membres à une époque où le marché du travail était difficile.

En 1993, la Coopérative obtient le premier contrat par soumission pour la production de plants, soit six millions de plants à produire pour l’Abitibi. Grâce à ce contrat, le Centre de production de plants aura alors une capacité installée reconnue de huit millions de plants équivalant à du 45 cavités. Cette production est maintenant contingentée.