Choisir les meilleures chenilles pour son tout-terrain

L’utilisateur doit porter une attention particulière au type de chenilles qu’il envisage d’acheter pour ne pas porter atteinte à l’intégrité de son véhicule. L’objectif étant de se déplacer en neige plus profonde et dans des conditions de sol difficiles.

L’utilisateur doit porter une attention particulière au type de chenilles qu’il envisage d’acheter pour ne pas porter atteinte à l’intégrité de son véhicule. L’objectif étant de se déplacer en neige plus profonde et dans des conditions de sol difficiles.

Photo: Guy Lavoie

28 Mar. 2014
Bernard Gauthier

Tout repose sur le type de véhicule et sa cylindrée pour obtenir les meilleures performances. L’objectif étant de se déplacer en neige plus profonde et dans des conditions de sol difficiles, l’utilisateur doit porter une attention particulière au type de chenilles qu’il envisage d’acheter pour ne pas porter atteinte à l’intégrité de son véhicule.

Au Québec, il existe trois entreprises qui fabriquent ou distribuent des chenilles pour les véhicules tout-terrain (VTT) et les véhicules côte à côte (VTU).

Des chenilles selon la cylindrée

Chez Camoplast, un fabricant mondial de chenilles dont l’usine se situe à Shawinigan, on propose deux types de chenilles. Le Camoplast ATV T4S pour les VTT et le Camoplast VTU T4S pour les véhicules côte à côte. « Notre grande priorité est de s’assurer que les chenilles n’endommagent pas le véhicule. Et pour en arriver à atteindre cet objectif, le système de chenilles doit s’adapter en fonction de la puissance du VTT ou du VTU. Il ne faut pas que l’engrenage soit le même. Prenez l’exemple d’un engrenage conçu pour une cylindrée de 800, il n’aura pas la même puissance sur un moteur d’une cylindrée de 400. En raison des conditions de terrain difficiles comme la boue, les sols marécageux, la neige mouillée, la puissance doit être au rendez-vous. Et c’est la raison pour laquelle nous misons gros sur l’ajustement des chenilles en fonction de la cylindrée du véhicule », explique FRANÇOIS JEAN, directeur des ventes, division VTT, chez Camoplast.

À son avis, un bon ensemble de chenilles doit offrir une meilleure traction et une flottaison à toute épreuve, tout en respectant le véhicule sur lequel les chenilles sont installées. « Un véhicule tout-terrain ne doit pas être endommagé à long terme à cause d’une chenille inappropriée. »

Produits Camoplast

Les systèmes de chenilles Camoplast T4S conviennent à la grande majorité des VTT et des VTU de 300 cc et plus. Le produit est muni de barbotins spécialement adaptés au véhicule et à son moteur afin d’en maintenir la puissance maximale et le couple. L’installation et la désinstallation se font en moins de deux heures. Pour les VTU ou les côte à côte, le système est doté de chenilles plus longues et plus larges permettant de conserver les capacités de chargement. Camoplast n’a pas voulu dévoiler le nombre de chenilles fabriquées chaque année à son usine de Shawinigan, ni ses parts de marché. Toutefois, précisons que la multinationale possède deux centres de recherche à Denver et à Magog. Au Québec seulement, quelque 500 concessionnaires assurent la vente des produits Camoplast.

Les chenilles sont vendues partout dans le monde, notamment au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. « La durabilité et la fiabilité de nos produits sont nos deux principales préoccupations. Nous cherchons constamment à améliorer l’efficacité de nos chenilles », ajoute GILLES RAVEL, gestionnaire programmes marketing.

Commander XTR

Distribuée par Kimpex, la chenille Commander XTR s’applique à peu près à toutes les situations. Ce produit a une très grande portée au nombre de pouces carrés au sol. Facile d’utilisation en neige très profonde, la Commander XTR est disponible depuis deux ans et fabriquée par le Groupe Soucy à Drummondville.

« Cette chenille convient parfaitement dans les érablières, les centres de ski, les fermes et est très utilisée par les travailleurs d’Hydro-Québec. Utile en neige profonde, la motoneige n’est plus essentielle », soutient FRÉDÉRIC LAGACÉ, vice-président, gestion des produits, chez Kimpex.

La Commander XTR est utilisée comme système quatre saisons. Selon Kimpex, les tubes de diamètre accentué lui procure à la chenille une solidité à toute épreuve tout en conservant la légèreté nécessaire à une utilisation en neige profonde. Son barbotin de grande circonférence accroît la vitesse du VTT. « Ce qui est à prévoir comme entretien, ce sont les roulements à billes après quelques années d’utilisation. La chenille étant une pièce peu sollicitée, sa durée de vie est illimitée. La seule chose à ne pas oublier est l’ajustement de la tension de temps à autre », ajoute Frédéric Lagacé.

Kimpex, distributeur de pièces, accessoires, vêtements et casques pour véhicules récréatifs, travaille conjointement avec le Groupe Soucy au développement des produits. Kimpex est très active en Europe, dans les pays scandinaves, aux États-Unis et au Québec. La Soucy Sweden AB est la plus récente addition au Groupe Soucy. L’entreprise suédoise est reconnue pour la conception et la fabrication de chenilles moulées en caoutchouc pour les marchés militaire et industriel.

Pneus VTT

En ce qui a trait aux pneus de véhicules tout-terrain (VTT), il faut savoir d’entrée de jeu qu’ils sont conçus pour rouler à basse pression. Les systèmes de traction varient d’une marque à l’autre. Certains VTT ont quatre roues motrices en prise constante, alors que d’autres s’engagent seulement lorsque les roues arrière tournent sans effets.

À la Fédération québécoise des clubs Quad, DANY GAGNON, directeur général, estime que les produits sont tous d’excellente qualité. « Il s’agit seulement de savoir le type d’usage que le consommateur veut en faire et demander le système de traction approprié. Exception faite des modèles qui offrent la possibilité de bloquer le différentiel, c’est toujours trois roues motrices qui travaillent. La quatrième est au repos. Et c’est le type de véhicule le plus facile à faire virer. »

La majorité des VTT sont assemblés en industrie. Les manufacturiers Yamaha et Suzuki proposent des modèles entièrement verrouillés qui bloquent le différentiel sur les quatre roues pour qu’elles soient totalement motrices. Cette option se décline en mode «low» sur la transmission afin de limiter le véhicule dans sa vitesse. «Cela ajoute une difficulté aux bras lors des manoeuvres. La traction est énormément élevée», poursuit Dany Gagnon. De son côté, le fabricant Bombardier offre le système Viscolock qui permet de transférer la traction d’une roue à l’autre à l’avant. Ainsi, il est plus facile pour le conducteur du VTT de faire un demi-tour sur seule roue.