12 au 15 février 2013

Congrès de Montréal sur le bois

Sylvain Labbé, directeur général du QWEB, Diana Blenkhorn, président et CEO, de Maritime Lumber Bureau, Jamie Lim, président and CEO of the Ontario Forest Industries Association (OFIA) et André Tremblay, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec.

Sylvain Labbé, directeur général du QWEB, Diana Blenkhorn, président et CEO, de Maritime Lumber Bureau, Jamie Lim, président and CEO of the Ontario Forest Industries Association (OFIA) et André Tremblay, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec.

Photos : Courtoisie (Marie-Josée Roy/roymaj.com)

26 Mar. 2013
Marie-Claude Boileau

Après une pause de cinq ans, le Congrès de Montréal sur le bois est revenu en force. Plus de 500 personnes ont pris part à l’événement qui s’est tenu du 12 au 15 février à l’hôtel Reine Élizabeth à Montréal.

Sentant que le «timing» était le bon, quatre groupes se sont unis pour présenter à nouveau cet événement. La Ontario Forest Industries Association (OFIA), le Bureau de la promotion du bois (QWEB), le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) ainsi que le Martime Lumber Bureau (MLB) ont organisé cette grande rencontre.

«C’est une occasion spéciale où les fournisseurs et nos producteurs de bois peuvent rencontrer des grossistes et des clients potentiels autant américains qu’outremer», indique DENIS ROUSSEAU, directeur Qualité et marchés au CIFQ. La Conférence de Montréal sur le bois aurait fêté son centenaire s’il n’y avait pas eu la crise économique en 2008. Elle était autrefois pilotée par la Canadian Lumber Association (CLA). M. Rousseau explique que c’est une demande des producteurs et des exportateurs qui les ont poussés à revenir avec cette activité. «On sentait qu’il y a un besoin des producteurs et des exportateurs d’avoir une réunion pour rencontrer et échanger avec les différents grossistes. La demande nous venait régulièrement », mentionne-t-il.

La preuve que l’événement était attendu, les organisateurs ont reçu 500 inscriptions. «Nous sommes très satisfaits de la participation. Nous espérions avoir 400 participants», commente t-il. Les participants provenaient principalement de l’Amérique du Nord, mais aussi d’outremer. Une trentaine de personnes provenant d’une dizaine de pays comme la Chine, le Japon et l’Inde y ont pris part. Selon lui, la remontée du prix du bois au cours des quatre derniers mois a favorisé la confiance dans la reprise dans le domaine forestier et la négociation d’ententes à long terme.

Programmation

Bien que le Congrès de Montréal sur le bois s’est tenu sur plusieurs jours, les activités étaient surtout concentrées dans la journée du 14 février. L’événement a toutefois débuté par des visites d’entreprises en Mauricie, le 12 février, pour les délégations d’outremer. Ils ont notamment visité Toiture Mauricienne, Industrie Parent de même que l’usine de panneaux de Arbec à Saint- Georges-de-Champlain.

Plusieurs personnalités de renom dans l’industrie du bois ont présenté des conférences, le 14 février. Parmi eux se trouvaient FRANK DOTTORI, ancien président- directeur général et fondateur de Tembec, DON ROBERTS, vice-président des services bancaires de gros à la CIBC et coordonnateurr de l’équipe des technologies propres et des énergies, MICHAEL GREEN, architecte de notoriété en Colombie-Britannique, et Dr GUSTAVO GRODNITZKY, psychologue réputé du Colorado. En après-midi, les congressistes ont pu assister aux échanges animés du panel des hauts dirigeants d’entreprises du secteur forestier réunissant MARC BRINKMEYER (Idaho Forest Group), RICK DOMAN (Eacom Timber Corporation) et CHARLES TARDIF (Maibec). Ces derniers, reconnus pour leur grande implication dans l’industrie, ont partagé leur vision optimiste sur l’avenir et le potentiel du secteur forestier. On a également organisé un «speed dating » pour les entreprises d’outremer leur permettant de rencontrer des clients et des fournisseurs durant cinq minutes.

Les organisateurs sont à compiler les données du sondage qu’ils ont effectué auprès des participants et le tout semble positif, d’après lui. «Nous étions un peu inquiets de la période puisque février n’est pas un mois très attirant, mais elle semble être bonne. Le début de l’année est l’occasion idéale pour la négociation de contrats. On évitera peut-être la Saint-Valentin, par exemple, fait-il savoir. Somme tout, les commentaires sont bons et il y a un intérêt pour que ça revienne», conclut-il.