Coopération internationale avec SOCODEVI: appui à la gestion de pépinières en Colombie

Accompagnée par l’ingénieur forestier RICHARD TRUDEL (SOCODEVI), Mme NANCY TANGUAY a pu visiter une première organisation de producteurs de cacao dans le département d’Antioquia, dans le nord-ouest de la Colombie.

Accompagnée par l’ingénieur forestier RICHARD TRUDEL (SOCODEVI), Mme NANCY TANGUAY a pu visiter une première organisation de producteurs de cacao dans le département d’Antioquia, dans le nord-ouest de la Colombie.

Photo: courtoisie

8 Avr. 2016

Mme Nancy Tanguay, de la Coopérative Serres et Pépinières de Girardville, a participé du 29 novembre au 11 décembre 2015 à une mission internationale d’appui technique, dans le cadre des activités de SOCODEVI en Colombie. La visite de Mme Tanaguay visait à soutenir diverses organisations dans la gestion de leur pépinière.

Pédro Rodriguez

Accompagnée par l’ingénieur forestier RICHARD TRUDEL (SOCODEVI), Mme NANCY TANGUAY a pu visiter une première organisation de producteurs de cacao dans le département d’Antioquia, dans le nord-ouest de la Colombie. Cette organisation se trouve au coeur d’une étape d’analyse de préfaisabilité pour la gestion d’une pépinière dont les arbres serviraient à la protection d’un bassin-versant.

Par la suite, Mme Tanguay a rencontré des personnes responsables d’une organisation d’éleveurs bovins intéressées par l’agrandissement de leur pépinière dont les arbres servent principalement à l’établissement de systèmes de production sylvo-pastoraux (arbres dans les périmètres de pâturage, arbres d’espèces légumineuses pour l’alimentation du bétail, îlots d’ombrage).

La production actuelle est de 150 000 plants en sacs. Mme Tanguay a recommandé qu’une partie de la production se fasse en récipients afin d’augmenter le volume de production sans nécessité d’accroître la superficie. Plusieurs autres recommandations techniques ont été émises lors de cette visite sur la composition du substrat, sur l’utilisation du semis direct, et sur l’importance de l’uniformité de l’arrosage.

Dans le département de Boyacá, dans la région andine du pays, la délégation a visité une organisation qui gère une pépinière depuis près de trois ans et dont une partie de la production sert à l’établissement de systèmes sylvo-pastoraux appuyés par le projet, et l’autre partie est vendue à des entreprises minières.

Mme Tanguay a recommandé d’ajuster les arrosages selon les besoins des plants et non selon un horaire précis basé sur une minuterie. « La compétence la plus importante d’un(e) pépiniériste est la minutie et les soucis du détail. 70 % à 80 % du succès de la production dépend de l’acquisition de ces qualités par la personne responsable. Il n’y a pas de recette miracle pour réussir une production, et le (la) pépiniériste doit s’adapter aux conditions changeantes à l’intérieur des aires de production », a affirmé Mme Tanguay lors de cette visite technique.

Mme Tanguay a également fait ressortir l’importance de bien documenter le suivi de la production (dates de semis, dates de germination, dates de repiquage, dates et doses de fertilisation, observations sur la croissance) afi n d’améliorer d’année en année la qualité des plants et les techniques de production.

Échange d’expériences et d’expertise

Une présentation de la coopérative Serres et Pépinières Girardville a été faite aux membres des différentes organisations rencontrées dont deux organisations intéressées par la mise en place d’une pépinière comme service à leurs membres.

Lors des présentations, ce qui étonnait le plus les participants était la résistance des plants à la rigueur de nos hivers. Les gens étaient surpris de voir que les plants pouvaient survivre à une si grande quantité de neige et à des températures aussi froides.

Mme Tanguay a expliqué qu’en hiver au Québec, il était important d’avoir un minimum de 30 cm de neige sur les plants pour servir de couche isolante et diminuer le risque de gelure des plants. Bien entendu, les pépiniéristes colombiens n’ont pas à se soucier de ce genre de problème. Leur préoccupation est de voir à ce que la température dans les aires de production n’atteigne pas des degrés trop élevés, et ce, grâce à une bonne ventilation.