Coopérative de solidarité des PFNL du Québec

Une coopérative qui voit grand

Après avoir été une coopérative de producteurs en 2011, la Coopérative de solidarité des PFNL (produits forestiers non ligneux) s’est officiellement formée en 2012 dans l’optique de rassembler l’ensemble des acteurs québécois.

Après avoir été une coopérative de producteurs en 2011, la Coopérative de solidarité des PFNL (produits forestiers non ligneux) s’est officiellement formée en 2012 dans l’optique de rassembler l’ensemble des acteurs québécois.

Photo: courtoisie

25 Sep. 2013
Louis-Antoine Lemire

Après avoir été une coopérative de producteurs en 2011, la Coopérative de solidarité des PFNL (produits forestiers non ligneux) s’est officiellement formée en 2012 dans l’optique de rassembler l’ensemble des acteurs québécois.

La coordonnatrice de la Coopérative de solidarité des PFNL, CINDY VAILLANCOURT, explique que cette entreprise québécoise se spécialise dans la vente et l’achat de PRODUIT PFNL comme les fleurs, les fruits, les feuilles, les racines, les écorces, les branches et les champignons destinés à la transformation alimentaire, à la transformation cosmétique, à la production d’huiles essentielles, à la production de semences et autres produits. De plus, elle rassemble des producteurs et des transformateurs du monde alimentaire et pharmaceutique en s’assurant que ces gens-là travaillent de concert. «Nous assurons la coordination pour le développement de la filière par la vente et l’achat de produits», indique-t-elle.

En croissance

Malgré le fait que la Coopérative existe depuis environ un an, la coordonnatrice est très fière d’affirmer que son équipe a réussi à attirer plein de gros joueurs au niveau des produits forestiers non ligneux au Québec. Jusqu’à présent, l’organisme a été en mesure d’attirer des gens de l’Outaouais, de la Mauricie, de l’Estrie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l’Abitibi. Pour l’heure, la Coopérative compte 37 membres. Les nouveaux membres doivent cotiser une part sociale initiale de 500$ et par la suite, 5% des transactions avec la Coopérative de solidarité des PFNL du Québec est investi dans le capital social, jusqu’à concurrence de 5000$. Les membres y voient leur compte puisque dès qu’ils adhèrent, la Coopérative assure la promotion de leurs produits via le réseau établi. Toutefois, Mme Vaillancourt précise que parmi les 37 membres, il y a des individus qui sont des membres «soutien». Ce qui veut dire que ces personnes-là croient au développement, mais elles ne sont pas nécessairement des transformateurs ou des producteurs. «Ces membres peuvent être des consultants ou des laboratoires de recherches», précise-t-elle.

Été chargé

Pour ce qui est de la période estivale, Mme Vaillancourt affirme qu’au départ, il y a surtout eu de la mise en place de structures, car la Coopérative n’avait pas de contrat ponctuel pour chacun de ses membres producteurs. «Nous sommes allés à la recherche de membres transformateurs pour faire la vente et promouvoir les produits forestiers», explique la coordonnatrice. Cependant, le mois de juin a démontré le potentiel réel des produits non ligneux, car la demande était plus forte que l’offre de l’organisation. La Coopérative n’a pas été en mesure de répondre à la demande du marché et elle a dû refuser certains contrats. Selon elle, la demande en produits est très diversifiée. Elle peut passer des champignons rares, à la demande de branches d’épinette noire, en passant par les besoins en pousses de pin blanc, en petites fraises des champs ou encore, la racine de bardane.

Période propice

Selon Mme Vaillancourt, les gens intéressés à devenir membre de la Coopérative devraient le faire maintenant. «Nous sommes actuellement en période accrue de recrutement de membres “utilisateur-producteur”, que ce soit des producteurs agricoles, des propriétaires de lots boisés ou des entreprises de cueillette sauvage», souligne-t-elle. Cette dernière croit mordicus que la période actuelle est idéale pour devenir membre puisque la coopérative négocie les contrats au début de l’hiver, et pour cela, elle doit s’assurer des capacités d’approvisionnement de ses membres producteurs et s’assurer d’avoir l’offre suffisante pour signer ses contrats. «L’industrie se développe et nous voyons la demande augmenter au fil des ans», soutient Mme Vaillancourt. Pour ce qui est de l’avenir, la Coopérative espère obtenir les contrats pour le mois de février 2014. Pour ce faire, la Coopérative tentera d’attirer un maximum d’entreprises productrices dans l’optique de pouvoir répondre à toutes les demandes l’an prochain.