Tempête de neige dans la Vallée-de-la-Gatineau

De coûteux investissements

Les différents clubs ont pu donner un accès interrégional aux sentiers, ce qui a permis aux touristes de se promener dans les différents secteurs de la région, explique le directeur général de la Société sylvicole de la Haute-Gatineau, PATRICK FEENY.

Les différents clubs ont pu donner un accès interrégional aux sentiers, ce qui a permis aux touristes de se promener dans les différents secteurs de la région, explique le directeur général de la Société sylvicole de la Haute-Gatineau, PATRICK FEENY.

Photo: Club de motoneige Les Ours Blancs

25 Avr. 2013
Louis-Antoine Lemire

La tempête hivernale du 21 décembre a coûté cher aux clubs de motoneige de la région de l’Outaouais qui ont dû débourser 70 000$ pour s’assurer qu’une partie des sentiers soient ouverts au public pendant la période hivernale. Le Monde Forestier fait le point sur le sujet abordé dans son édition de février dernier.

Les différents clubs ont pu donner un accès interrégional aux sentiers, ce qui a permis aux touristes de se promener dans les différents secteurs de la région, explique le directeur général de la Société sylvicole de la Haute-Gatineau, PATRICK FEENY. Il mentionne que les actions ont été faites aux frais des clubs, qui ne roulent pas sur l’or, selon lui. «Il ne faut pas minimiser l’ampleur de la contribution des clubs qui représente un montant considérable pour eux», préciset- il.

D’ailleurs, il croit qu’il y aura des conséquences l’an prochain, si les clubs ne reçoivent pas de soutien financier du gouvernement, car le niveau d’accueil pourrait diminuer ainsi que la qualité des sentiers, selon lui. «Le nombre de kilomètres des sentiers pourrait être réduit», craint M. Feeny. Ramassage de bois Jusqu’à présent, l’équipe de SOS Vallée de la Gatineau a ramassé un peu moins de 10 000 mètres de bois en forêt privée. En ce qui concerne la forêt publique, rien n’a été collecté, car le ministère des Ressources naturelles doit évaluer l’ampleur des dégâts, dans l’optique de se faire un plan d’attaque pour que la récolte débute au mois de mai prochain. «Nous devons faire vite. Il faut s’assurer que le bois n’est pas attaqué par des insectes et des maladies», mentionne M. Feeny.

Enfant pauvre

Il estime que les dégâts sont évalués à 3 M$. Ce montant inclut la forêt privée et l’accès pour les Zecs. Toutefois, l’aménagement de la forêt publique n’est pas pris en compte dans les dégâts. À l’heure actuelle, le regroupement n’a pas reçu d’aide du gouvernement. «La seule chose que nous avons eue, c’est une reconnaissance au niveau des zones sinistrées. Ce qui donne un léger montant aux municipalités», dit M. Feeny.

Cependant, le récréotourisme n’est pas admissible à recevoir ce petit coup de pouce financier, précise le directeur général de la Société sylvicole de la Haute- Gatineau. «Nous sommes très déçus de ne pas avoir reçu d’aide. Nous préparons une contre-attaque, conclutil en ajoutant espérer avoir un retour du gouvernement d’ici la fin avril. Puisqu’une usine Bowater s’apprête à ouvrir à Gatineau, M. Feeny ne craint pas d’avoir trop de bois