MFOR

De nouvelles formations sont subventionnées

De nouvelles formations, reliées au secteur forestier, sont désormais ajoutées à la mesure qui permet aux employeurs de réclamer jusqu’à 50% des coûts des formations offertes à leurs employés

De nouvelles formations, reliées au secteur forestier, sont désormais ajoutées à la mesure qui permet aux employeurs de réclamer jusqu’à 50% des coûts des formations offertes à leurs employés

Photo: archives LMF

16 Août. 2013
Mélanie Grenier

Cette année, la Mesure de formation de la main-d’oeuvre (MFOR) d’Emploi-Québec élargit ses horizons. En effet, de nouvelles formations, reliées au secteur forestier, sont désormais ajoutées à la mesure qui permet aux employeurs de réclamer jusqu’à 50% des coûts des formations offertes à leurs employés. Ainsi, des formations d’opérateurs de machinerie, de cueillette de produits forestiers non ligneux (PFNL), en élagage et en acquisition de compétences techniques peuvent être offertes et financées en partie via MFOR. Voilà une excellente nouvelle pour l’industrie qui réclamait ces ajouts depuis quelque temps déjà.

«Ça fait longtemps qu’on demandait d’ajouter d’autres formations. On est comblé », confirme PASCAL OUELLETTE, adjoint au directeur général au Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM). Ce dernier croit que le nouveau régime forestier est venu favoriser l’accès à cette demande. «Il y a beaucoup de nouveaux travaux», explique l’adjoint à la direction générale.

Rappelons qu’au départ, la mesure MFOR était et est toujours utilisée pour accueillir de nouvelles recrues dans le milieu sylvicole. «Il y a beaucoup de travailleurs à forfait dont le salaire dépend de leur production », observe M. Ouellette. Ce sont ces derniers que la mesure vient aider en remboursant une partie du salaire du travailleur, de celui de son contremaître, des coûts d’équipement, de transport, etc. «Ça facilite le recrutement», ajoute M. Ouellette qui précise qu’après une saison avec MFOR, le travailleur peut intégrer les équipes régulières l’année suivante. Traditionnellement utilisée pour les métiers très exigeants liés au reboisement, au débroussaillage et à l’abattage, voilà que la mesure MFOR offre de nouvelles possibilités de recrutement et de rétention de la main d’oeuvre, une denrée qui se fait rare. «C’est compliqué d’aller chercher de la main d’oeuvre supplémentaire et notre main d’oeuvre est vieillissante. Ce sont des emplois très exigeants au niveau physique», observe M. Ouellette qui entend essayer de favoriser la formation des travailleurs de 55 ans et plus.

Les nouvelles formations pourraient aussi permettre à certains travailleurs de compléter leurs saisons de travail. «C’est de plus en plus rare qu’un travailleur va faire le nombre d’heures suffisant pour avoir du chômage. Les travailleurs doivent donc devenir plus polyvalents», croit M. Ouellette. La mesure vise aussi à combler une certaine rareté des techniciens forestiers d’où l’ajout de la formation en acquisition de compétences techniques. Aussi, MFOR pourrait aider les entreprises si elles devaient faire face à une augmentation de leurs chiffres d’affaires en pouvant compter sur de la maind’oeuvre déjà en place. «Ça nous donne des outils pour conserver nos travailleurs», ajoute l’adjoint à la direction générale de RESAM. L’accès à MFOR est offert aux membres des trois associations oeuvrant dans le domaine des travaux sylvicoles au Québec, soit la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF),  RESAM et l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ). Si de nouvelles formations ont été ajoutées au programme, le budget alloué par Emploi Québec est demeuré le même, soit 800 000$ par année par association. Cette saison, MFOR est disponible dans toutes les régions du Québec. Difficile de dire si les entreprises forestières en feront un usage important cette année, mais une chose est sûre, la mesure