Débat sur la biomasse

Nicolas Mainville de Greenpeace vs Patrice Mangin de PAPTAC

Nicolas Mainville, Patrice Mangin et Laurent Richard, délégué commercial en efficacité énergétique, qui a joué le rôle de médiateur durant le débat.

Nicolas Mainville, Patrice Mangin et Laurent Richard, délégué commercial en efficacité énergétique, qui a joué le rôle de médiateur durant le débat.

Photo: Angéline Fourchaud, AFVSM

19 jan. 2012

Guy Lavoie
Dans un rapport publié récemment, NICOLAS MAINVILLE expose les dangers reliés à l’utilisation à grande échelle de la biomasse forestière et de la coupe d’arbres pour la production d’électricité, de biocarburants et de chaleur. Le rapport conclut que brûler des arbres à des fins énergétiques menace le climat, les forêts et les communautés au Québec comme dans le reste du Canada. Il demande un moratoire sur les nouveaux projets de biomasse et une révision des projets existants. La sortie de ce rapport dans les médias a fait sursauter des chercheurs du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP) de l’UQTR qui ont été piqués au vif par cette étude. Selon eux, ce rapport est rempli de demi-vérités. PATRICE MANGIN en tête, tous sont déçus par les propos de Greenpeace, surtout que ces chercheurs ont investi beaucoup d’énergie pour placer la biomasse au centre de l’économie régionale. Malgré des opinions fort divergentes, les deux invités de l’Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice (AFVSM) ont défendu vivement leurs positions tout en respectant le cadre de la confrontation. Sans surprise, le représentant de Greenpeace et M. Mangin ont maintenu leur position de départ. Les échanges ont quand même permis aux opposants d’exposer leurs points de vue concordants. M. Mangin concédant que les projets de biomasse doivent être développés de façon socialement, et écologiquement responsable mais aussi économiquement viable. Ce que, selon lui, l’industrie fait présentement.

Modèle des coopératives forestières

De son côté, M. Mainville a précisé que l’objectif de l’organisation internationale n’est pas de mettre fin à tous les projets de biomasse, mais de dénoncer les mauvais projets tout en soutenant ceux qui sont viables selon les critères de Greenpeace. Il a cité en exemple les projets des coopératives forestières du Québec : des projets locaux à moins grande échelle. Un participant a aussi émis le commentaire que la sortie publique de Greenpeace a ratissé large au sujet de la production d’énergie à partir de biomasse. La perception du message pouvait donner l’impression que l’organisation est contre tout développement de production d’énergie de cette façon. M. Mainville a répliqué qu’il souhaitait plutôt que les organisations qui le font de la bonne façon deviennent les porte-étendards de l’utilisation adéquate des résidus forestiers à des fins énergétiques. La rencontre était une présentation de l’AFVSM et de l’Alliance des Chambres de commerce de la Mauricie.