Réserve de sirop d'érable au Québec à la suite d'une saison plus difficile

Des réserves de sirop d’érable en quantités suffisantes!

«Nous ne sommes pas inquiets. La réserve est quand même considérable», confirme CAROLINE CYR, agente de communications à la FPAQ. Il faut dire que les dernières années ont été fructueuses alors que 2013 et 2014 sont respectivement la première et deuxième année présentant les plus importantes productions annuelles de tous les temps.

«Nous ne sommes pas inquiets. La réserve est quand même considérable», confirme CAROLINE CYR, agente de communications à la FPAQ. Il faut dire que les dernières années ont été fructueuses alors que 2013 et 2014 sont respectivement la première et deuxième année présentant les plus importantes productions annuelles de tous les temps.

7 Mai. 2015

Cette année, le printemps a tardé à montrer le bout de son nez et conséquence : les érables aussi tardent à couler! Ça ne veut pas dire que les conditions favorables à une bonne récolte d’eau d’érable ne se présenteront pas d’ici la fin de la saison, mais même si ça n’était pas le cas, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) est fin prête à toute éventualité. En effet, la fédération qui défend les intérêts des quelque 13 500 acériculteurs du Québec a présentement dans ses cachettes environ 65 millions de livres de sirop d’érable répartis dans quelque 100 000 barils.

Mélanie Grenier

«Nous ne sommes pas inquiets. La réserve est quand même considérable», confirme CAROLINE CYR, agente de communications à la FPAQ. L’an dernier, la fédération a écoulé quelque 86 millions de livres du précieux nectar. Il faut dire que les dernières années ont été fructueuses alors que 2013 et 2014 sont respectivement la première et deuxième année présentant les plus importantes productions annuelles de tous les temps, soit 120 millions de livres puis 113 millions de livres.

Écarts de production

C’est imposant compte tenu du fait que certaines années, la production québécoise ne dépasse pas les 50 ou 60 millions de livres. C’est ce qui s’est produit au début des années 2000. «Il y a eu 4 ou 5 années de faible production pendant lesquelles on a puisé dans nos réserves», se rappelle Mme Cyr. Si bien qu’en 2007 et 2008, la réserve s’est retrouvée à sec. Heureusement, la production a augmenté à partir de 2009 et les dernières années ont été bonnes. «C’est pour stabiliser le marché que le système a été mis en place», observe d’ailleurs Mme Cyr.

Dame nature décide

Et le système semble bien fonctionner parce cette année les réserves sont utiles. Alors que les érables ne coulaient pas encore au moment d’écrire ces lignes, les acheteurs eux, demeurent au rendez-vous. «La saison tarde, et les acheteurs et les transformateurs ont tout de même des besoins», assure Mme Cyr.

Mais ce retard de la production ne signifie pas que la saison sera mauvaise pour autant. «L’an dernier, la saison a été très tardive», rappelle Mme Cyr, soulignant que la production avait tout de même été excellente. Rappelons que les conditions idéales pour la récolte d’eau d’érable sont des journées chaudes (5°C à 8°C) et du gel la nuit.

Une usine et un entrepôt modernes

En 2013, la FPAQ a mis la main sur une ancienne manufacture de meubles pour la transformer en entrepôt et en usine de pasteurisation. «Il manquait d’espace et on devait moderniser l’usine de pasteurisation», explique Mme Cyr. C’est donc à Laurierville et dans une moindre mesure à Saint-Antoine-de-Tilly que sont entreposés la centaine de milliers de barils actuellement en stock.

La bâtisse de Laurierville, qui fait 235 000 pieds carrés, pourrait accueillir jusqu’à 80 millions de litres de sirop d’érable. Chaque année, on y inspecte environ 200 000 barils de sirop d’érable. L’usine de pasteurisation fonctionne quant à elle selon les besoins, mais généralement de mai jusqu’à décembre. Elle fonctionne donc majoritairement grâce au travail d’employés temporaires. Une fois pasteurisé et mis en conserve, le sirop d’érable a une très longue durée de vie! Voilà qui devrait permettre aux Québécois de savourer le goût unique du sirop d’érable et au Québec de demeurer le plus important producteur de sirop d’érable et de loin… avec 71 % de la production mondiale!

La patience des producteurs à rude épreuve

Dame Nature a mis à nouveau à rude épreuve la patience des producteurs de sirop d’érable. À la mi-avril, la saison était terminée pour plusieurs d’entre eux, particulièrement dans le sud-ouest du Québec comme la Montérégie. «Pour le reste du Québec, ça bat son plein. La coulée va bien. Ça devrait se poursuivre encore quelques jours», indique Caroline Cyr, agente de communication à la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Celle-ci note que la saison a commencé très en retard cette année, plus que l’an dernier qui avait aussi été tardif. L’agente de communication ajoute qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver. Si l’an passé la récolte avait débuté plus tard, elle avait aussi l’une des meilleures saisons. «On se sait jamais, c’est pourquoi nous avons une réserve qui nous permet de combler les besoins et les moins bonnes années», conclut-elle. (M-C.B)