Domtar souligne les 150 ans de l’industrie papetière à Windsor : tout a débuté avec la fibre!

C’est en 1864 que débutait l’histoire de l’industrie papetière à Windsor, avec la construction de la première pulperie à base de pâte de bois au Canada. Dès les débuts, l’entreprise, appelée Angus, Logan Co., acquit des terrains autour de Windsor afin d’approvisionner l’usine.

C’est en 1864 que débutait l’histoire de l’industrie papetière à Windsor, avec la construction de la première pulperie à base de pâte de bois au Canada. Dès les débuts, l’entreprise, appelée Angus, Logan Co., acquit des terrains autour de Windsor afin d’approvisionner l’usine.

Photo: courtoisie

16 Déc. 2014

C’est en 1864 que débutait l’histoire de l’industrie papetière à Windsor, avec la construction de la première pulperie à base de pâte de bois au Canada et la seconde sur le continent qui utilisait un nouveau procédé à la soude. Dès les débuts, l’entreprise, appelée Angus, Logan Co., acquit des terrains autour de Windsor afin d’approvisionner l’usine.

Raymond Vanier

Plusieurs générations de travailleurs en forêt et en usine se sont succédé. Aujourd’hui, ils sont 820 à travailler dans une usine moderne, construite il y a un peu plus de 25 ans. Les fournisseurs de fibre, les entrepreneurs, les travailleurs forestiers et les transporteurs font également partie de l’histoire et du succès actuel de l’usine de Windsor.

De nombreuses améliorations au fil des ans ont permis d’accroître le niveau de production tout en réduisant les risques pour les travailleurs et les impacts sur l’environnement. Il en va de même pour l’évolution de la gestion forestière.

Les outils et techniques de travail en forêt

L’un des aspects très visibles de cette évolution se retrouve sur les chantiers d’opérations forestières. La photo ci-jointe amène une certaine nostalgie, mais il suffit de penser à la sécurité des travailleurs et à la productivité pour apprécier l’évolution de nos outils et techniques de travail.

Le développement durable et la certification forestière

Il y a1 50 ans le terme«écologie» existait déjà et au début du siècle dernier en Europe, on parlait de «gestion de la terre» dans une approche qui considérait les aspects sociaux et environnementaux. Vers la fin des années 1980, le concept de développement durable prend une forme plus concrète en précisant qu’il s’appuie sur ses trois piliers : social, environnemental et économique. C’est d’ailleurs sur cet équilibre que s’est basé le Forest Stewardship Council (FSC) pour élaborer sa norme d’aménagement forestier responsable. Beaucoup de chemin parcouru en 150 ans et tout particulièrement au cours des 20 dernières années. Les travailleurs forestiers étaient bien sûr conscients que la forêt abrite plus que des arbres, mais la certification a permis de préciser les attentes en regard des aspects social et environnemental.

On a défini des mesures concrètes visant notamment, l’identification et la protection d’espèces en péril et d’habitats fauniques fragiles, la reconnaissance d’usages autres, tels que la chasse et la valeur des paysages. Mais le plus important message demeure qu’il est possible de concilier la récolte forestière avec la protection des autres ressources et valeurs de la forêt.

En obligeant la vérification par des auditeurs indépendants, la certification forestière s’assure que la production de bois est faite dans le respect de ces autres ressources et valeurs. Elle amène également la consultation des parties intéressées et l’évaluation des impacts des activités forestières sur l’environnement. Les modalités de récolte Il y a 150 ans et pendant plusieurs décennies, la récolte de bois ciblait certaines espèces, qualités et diamètres spécifiques.

Les pratiques ont depuis évolué si bien qu’aujourd’hui, nous disposons des outils permettant de faire les bons choix sylvicoles en fonction des caractéristiques des forêts à traiter. L’industrie forestière s’est aussi diversifiée en offrant des débouchés pour la plupart des produits forestiers. L’usine de Domtar à Windsor en est un exemple probant par sa consommation de feuillus de trituration qui constitue la majeure partie du volume de bois dans la forêt feuillue. Avec ce débouché, le sylviculteur en forêt privée ou publique retire des revenus pour récolter les arbres peu vigoureux, améliorant ainsi la qualité et la vigueur de la forêt.

Le coffre à outils forestiers de Domtar est aujourd’hui bien diversifié ce qui nous permet d’atteindre une productivité élevée sur les 160 000 ha de forêts privées rattachées à l’usine de Windsor. Mentionnons par exemple les éclaircies commerciales en forêt feuillue et les plantations de peuplier hybride. Ces deux types d’aménagement nous ont permis d’accroître substantiellement les rendements forestiers et économiques de la forêt.

La forêt mature n’est pas en reste puisque nous y pratiquons une diversité de traitements adaptés aux types de forêts et à leur état. L’un de nos objectifs consiste à limiter la perte de bois par mortalité en intervenant le plus possible en temps opportun. Cela demeure un défi, même après 150 ans d’histoire, sur des propriétés aussi étendues et dispersées que celles de Domtar.

L’acquisition de connaissance et les outils de contrôle

Il y a 150 ans, pour évaluer le potentiel de la forêt, on disposait d’un seul moyen… la marche en forêt. La foresterie débutait à peine en Amérique. Des progrès incroyables ont été accomplis à ce niveau au cours des trois dernières décennies. Pensons à des termes qui sont devenus usuels, tels cartographie numérique, GPS et satellites qui n’existaient pas il y a 30 ans. De tels outils contribuent à accroître la sécurité des travailleurs et la protection de l’environnement puisque le personnel technique et les opérateurs connaissent leur localisation en temps réel.

Malgré cette évolution, plusieurs défis demeurent. Pensons à la relève de la main-d’œuvre et des entrepreneurs, au contrôle des ravageurs forestiers, à la résilience des forêts considérant les changements climatiques, aux perceptions parfois négatives face à la récolte de bois même s’il a été démontré que l’aménagement forestier bien réalisé contribue au maintien de la vigueur et de la santé des forêts.

Depuis 150 ans et plus, la forêt du Québec s’est avérée un moteur économique majeur procurant de nombreux biens et services et des emplois de qualité. La forêt est encore très présente, dans plusieurs régions elle occupe même plus d’espace qu’auparavant. Elle fournit maintenant beaucoup plus que des produits forestiers. Le Québec est d’ailleurs un chef de file de la certification forestière dans le monde où la durabilité de ses pratiques forestières y est reconnue. Or, les forêts publiques et privées du Québec ont un potentiel sous-utilisé dont pourraient bénéficier plusieurs communautés. Nous devons remettre nos forêts au travail afin de favoriser l’économie québécoise tout en respectant les autres ressources et valeurs de la forêt. Domtar croit que, en plus d’une histoire glorieuse, les forêts sont l’avenir du Québec.

Raymond Vanier, est surintendant foresterie et production forestière chez Domtar