Diversification et technologie

Un drone pour Sylviculture La Vérendrye

Le drone peut servir à plusieurs usagés. Sur le plan forestier bien sûr, mais aussi en agriculture ou pour des plans de drainage.

Le drone peut servir à plusieurs usagés. Sur le plan forestier bien sûr, mais aussi en agriculture ou pour des plans de drainage.

23 Mai. 2014

La Coopérative forestière St-Dominique a fait l’acquisition d’un drone pour sa filiale, Sylviculture La Vérendrye, dans l’optique de diversifier ses services au lieu d’être concentrée uniquement sur la forêt, selon le coordonnateur de planification du rapport, Pascal Houle.

Louis-Antoine Lemire

«Nous avons fait une planification stratégique. J’ai vu passer une publicité d’un drone et nous avons monté un projet en ayant comme objectif de varier notre offre de service», de dire PASCAL HOULE, qui ajoute que le drone est utilisé ailleurs au Québec et que les commentaires qu’il a reçus sont positifs à l’égard de cet appareil. «Le drone est sécuritaire, précis et fiable», assure-t-il.

Il explique que le drone peut servir à plusieurs usagés. Sur le plan forestier bien sûr, mais aussi en agriculture ou pour des plans de drainage afin de savoir où l’eau s’en va à titre d’exemple. «Le drone prend des informations au niveau du sol, ce qu’on appelle recouvrement de premier retour, un peu comme un LiDAR. Cependant, ce dernier passe à travers tout tandis que le drone ne le fait pas lui», précise M. Houle. Le drone passera par-dessus des arbres et suivra le dessus des couverts. Également, le drone peut être utile pour les recherches des policiers. L’appareil est silencieux alors qu’une caméra infrarouge peut être installée sur le drone pour aider les forces de l’ordre dans leurs recherches d’éléments cachés ou dans la reconstitution d’une scène d’accident. Le drone pourrait même aider à retrouver des individus portés disparus.

D’autre part, la machine pourrait servir dans le domaine minier en ce qui concerne les calculs d’extraction, d’ajouter M. Houle.

Coût

Le drone a couté 30 000$. Le regroupement n’a reçu aucune aide gouvernementale pour payer ce nouvel outil. L’achat a été effectué via l’unique distributeur au Canada. Donc, l’organisation n’a pu magasiner l’achat du drone. Pour faciliter l’utllisation du drone, le fabricant offre une formation volontaire pour bien maîtriser le fonctionnement de l’appareil et les règles de sécurité. Ce cours représente une formation de deux jours. «La première partie est axée sur le drone en lui-même et l’autre segment est lié au logiciel qui est associé à l’appareil. Les gens qui ne veulent pas suivre la formation peuvent tout simplement lire le manuel d’instructions», mentionne M. Houle.

La filiale Sylviculture La Vérendrye a reçu son drone en janvier 2014. À l’heure actuelle, l’organisation attend l’autorisation de Transport Canada pour l’utiliser, car le drone est un véhicule aérien assujetti aux règlements de l’aviation canadienne. «Nous avons fait une demande à Transport Canada pour l’autoriser à voler. C’est la même chose qu’un avion. Nous devons demander une permission pour chaque journée en plus de devoir donner notre plan de vol. Transport Canada nous répondra et c’est eux qui décideront s’ils acceptent notre plan de vol ou non, car il y a des normes à respecter», précise M. Houle. Ce dernier avance que monsieur ou madame tout le monde peut s’acheter un drone et le faire voler dans sa cour arrière, sans avoir à demander d’autorisation. Cependant, il avise qu’il y a une énorme différence entre les avions qu’il qualifie de type jouets comparativement à son drone. «Notre appareil a l’air d’un jouet, mais il peut voler à 3 000 pieds d’altitude comparativement à d’autres drones qui rendus à 200 pieds sont au maximum de leur capacité », avance-t-il.

Conditions et entretien

En ce qui concerne l’entretien, M. Houle soutient qu’avant et après chaque vol une personne doit vérifier si l’appareil est en bon état. En ce sens, l’hélice est vérifiée, tout comme les ailes et les fixations. De plus, il ne faut pas que le vent dépasse les 40 km/h tandis que la température ne doit pas être en deçà de -10 degrés, car l’appareil, qui fonctionne à batteries, ne réagira pas correctement.

Attentes

Pour la prochaine année, M. Houle espère travailler avec le drone le plus souvent possible, en raison d’une cinquantaine d’heures de vol. Il précise que le survol d’un lot à bois peut durer 15 minutes. Questionné à savoir si le drone pouvait fonctionner à l’année, il répond que certaines conditions doivent être respectées. Ce dernier ajoute que si la demande est présente, il ne ferme pas la porte à l’idée de se procurer un autre drone. «Dans notre secteur, le marché est petit. Oui, c’est intéressant, mais combien de propriétaires vont demander à avoir une photographie de leur lot?», se questionne-til. M. Houle se donne quatre ans pour rentabiliser l’achat du drone.