Du nouveau pour le Réseau d’expertise et de valorisation en biomasse forestière

De gauche à droite : Gaëtan Roy, Productions PGR, Sébastien Jean, CLD de La Matapédia, Julie Lessard, CMEC, Patrick Dallain, SEREX, Dalila Bencharif, directrice Réseau d’expertise et de valorisation en biomasse forestière, Gilles Gagnon, CRÉ Bas-St-Laurent, Jacques Gourde, député de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, Yoland Légaré, président Réseau d’expertise et de valorisation en biomasse forestière, Martine Soucy, SADC de La Matapédia, Bernard D’Amours, Automation D’Amours, Renaud Savard, Gestion conseils PMI, Gilles Roy, Atelier de Soudure Gilles Roy

Photo: courtoisie

21 juin. 2012
Katia Lavoie

Le Réseau d’expertise et de valorisation en biomasse forestière s’organise et progresse. L’organisme a embauché une directrice en plus d’avoir vu trois de ses membres travailler ensemble dans une nouvelle entité, Geyser Vallée.

DALILA BENCHARIF a été approchée en mars pour combler le poste vacant de directrice de ce Réseau officiellement constitué novembre 2011, après deux à trois ans d’existence. Elle a accepté l’emploi non seulement pour le domaine d’expertise, mais aussi par défi. «J’étais déjà intéressée depuis longtemps par les bioénergies et par tout ce qui est développement dans le secteur environnemental », souligne-t-elle. En fonction depuis la miavril, la nouvelle directrice estime qu’elle possède toute l’expérience nécessaire pour mener à bien l’ensemble de ses tâches, notamment le soutien des organisations du Réseau dans leur essor. Diplômée dans le cadre d’une maîtrise en administration des affaires et en biologie, elle a plus de 10 ans de pratique dans le développement d’entreprises, l’accompagnement et le service- conseil. Par exemple, elle a guidé pendant plusieurs années les concepteurs de l’Équibar en Abitibi, un aliment biologique et éthique qui est maintenant vendu un peu partout au Canada. Parmi ses autres expériences, Mme Bencharif considère marquante sa participation au précédent plan de planification stratégique de la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscamingue dans certains volets dont de celui de commercialisation. Lorsqu’elle oeuvrait au sein du Centre d’aide au développement technologique, un organisme affilié à l’UQAT, elle a également été impliquée dans la création et la livraison d’un programme de formation à deux volets pour toute la région de l’Abitibi en planification du développement technologique des entreprises. Ce mandat s’est étalé sur plusieurs années. Les résultats de tous ses efforts ont bénéficié à 60 affaires. Elle voit cette contribution comme majeure. Au cours de la prochaine année, la directrice compte s’engager principalement dans la mise en oeuvre de toutes les orientations du plan stratégique du Réseau. Elle s’attardera à faire croître une «grappe» industrielle ainsi qu’une expertise en valorisation de la biomasse forestière en plus de l’exporter dans l’ensemble du Québec. «L’objectif est de couvrir tous les aspects du développement de la filière, de la récolte jusqu’à l’implantation de chaufferies », résume Mme Bencharif, tout en prenant soin d’ajouter qu’elle n’exclut pas de nouvelles utilisations de la matière dans le futur. Des systèmes de chauffage à la biomasse et de réseaux de chaleur sont actuellement en train d’être aménagés à Causapscal et à St-Léon-le-Grand.

Geyser Vallée

Trois entreprises de La Matapédia, l’Atelier de Soudure Gilles Roy, PGR Productions Gaëtan Roy et Automation D’Amours, se sont associés pour former Geyser Vallée. Il s’agit d’un consortium créé dans le cadre d’un mandat de conception d’une chaudière à la biomasse pour le Service de recherche et d’expertise en transformation des produits forestiers (SEREX). Chaque membre a apporté une expertise différente dans le domaine manufacturier, en ingénierie et en automatisation. Leur produit est pourvu, entre autres, de capteurs de contrôle de température, de capteurs de couple sur les moteurs d’alimentation et de deux types de sécurité d’incendie. Il a été fabriqué avec une capacité de 200 KW ainsi qu’équipé pour les besoins en recherche et en développement. La chaudière permet donc de «valider la viabilité technique, économique et environnementale de différents types de biomasse résiduelle». Elle a été installée chez SEREX en 2012, deux ans après les débuts du projet. Mme Bencharif ignore si les trois entreprises travailleront de concert à nouveau pour des réalisations futures. «Ce sont des entités indépendantes qui ont des décisions d’affaires à prendre», commente-t-elle. Elle ne peut pas s’avancer davantage sur le sujet en raison de son arrivée récente dans le Réseau, ce qui fait en sorte qu’elle n’a pas toutes les informations en main.