Entrevue avec Daniel Richard, nouveau sous-ministre au MFFP

Depuis le 2 juin, DANIEL RICHARD occupe le poste de sous-ministre associé aux Forêts, à la Faune et aux Parcs

Depuis le 2 juin, DANIEL RICHARD occupe le poste de sous-ministre associé aux Forêts, à la Faune et aux Parcs

Photo: archives LMF

10 Août. 2015

Depuis le 2 juin, DANIEL RICHARD occupe le poste de sous-ministre associé aux Forêts, à la Faune et aux Parcs. Auparavant, il travaillait comme directeur général de la production de semences et de plants forestiers à ce même ministère. Le Monde Forestier s’est entretenu avec lui pour connaître les défis qui l’attendent.

Marie-Claude Boileau

Comment envoyez-vous cette nouvelle fonction?

Avec beaucoup d’enthousiasme. J’oeuvre aux opérations régionales depuis sa création en 2006. À ce moment-là, j’étais directeur des affaires régionales et je soutenais le sous-ministre associé de l’époque, M. Desaulniers, et après ça, ce fut M. Grenier. Sur la fin du règne de celui-ci, on m’a donné l’opportunité de prendre la direction générale des pépinières. Et on connaît la suite. M. Lebel est arrivé et à son départ, on m’a offert de prendre son poste.

Votre rôle comme directeur général des pépinières et plants va-t-il influencer votre mandat?

C’est inclusif au sous-ministre des opérations régionales. C’est une boîte qui est en charge de la production des plants au Québec pour le domaine forestier et elle interagit avec chacune des directions régionales en région. Je vais avoir une vision goblale du dossier. Je connais très bien les pépinières. Je connais aussi assez bien le réseau régional depuis sa création. Je connais aussi un peu les enjeux régionaux.

Quelle est votre vision de la foresterie?

Il faut comprendre que le nouveau régime forestier vient de se mettre en place. On est un peu dans une phase d’adolescence. C’est qu’on a quelques années de parcourues. Ç’a été un défi de relever ça. Il faut comprendre que la planification est revenue au ministère. Il y a eu un choix politique rattaché à ça. Plusieurs critiquaient cette décision, plusieurs gens aussi étaient sceptiques sur la capacité du ministère à livrer la marchandise. En ce qui me concerne, oui, elle a été livrée. Est-ce qu’il reste encore des choses à améliorer? La réponse est oui. On est encore dans les premières années du régime et ce n’est jamais parfait. Il y a place pour s’améliorer et l’on tente d’assouplir et d’amenuiser tous les contraintes et écueils dans sa mise en place.

Le nouveau régime forestier a justement introduit de nouvelles pratiques forestières. Où en sommes-nous rendus? Dans l’ensemble, c’est relativement satisfaisant comme mise en oeuvre. Il y a encore place à l’amélioration.

Sur quoi comptez-vous intervenir en premier lieu en tant que nouveau sous-ministre?

À ce moment-ci, on vient de réintégrer le personnel faunique depuis le 1er avril. Je vais plutôt consacrer mes efforts sur la gouvernance pour la prochaine saison. Parallèlement à ça, je vais continuer à suivre les dossiers majeurs, que ce soit au niveau de la récolte, des travaux sylvicoles non commerciaux, etc. Ces suivis se poursuivent toujours dans un processus d’amélioration continu. Mais actuellement, ma grande préoccupation est l’intégration du personnel faunique.

De quoi parlez-vous par gouvernance?

Il faut comprendre qu’ils [le personnel faunique] relevaient d’une entité centrale de la faune, Faune Québec. Maintenant, ils relèvent du sous-ministre associé aux opérations régionales. Il faut mettre en place des communications, des liaisons avec Faune Québec. Ce qu’on est en train de faire avec ma collègue JULIE GRIGNON, sous-ministre associée à Faune Québec. De là, il y a toute la gouvernance, c’est-à-dire d’assurer la cohérence régionale dans le domaine faunique.

On essaie de gérer l’intégration plus au niveau régional que central. L’objectif est de rattacher ça au sousministre aux opérations régionales pour avoir une meilleure harmonisation en région.

Vous continuerez donc à travailler avec les régions?

C’est ma job! Le bureau d’un ministre associé fait les liaisons entre les unités centrales et les régions, soit avec Forêt Québec ou Faune Québec. Ellles sont tous les deux axés sur les orientations, les politiques, certains processus et guides. Notre travail est de participer et d’émettre des opinions pour tabler sur la faisabilité. Nous avons la responsabilité de la mise en oeuvre.

Est-ce difficile d’assurer la cohérence des directives vers les régions étant donné que chacune a des particularités?

Il faut tenir compte des particularités des régions. Il faut adapter en fonction des caractéristiques régionales. Toutefois, dans la gestion, il faut que ça se ressemble beaucoup en termes de prestation de service afin que le citoyen soit répondu par la même personne peu importe où il se trouve au Québec.

Selon vous, quel est le rôle de la forêt privée?

C’est un intrant important à l’économie forestière du Québec. Il y a des enjeux que je qualifierais d’importants notamment sur la disponibilisation du bois. Mais là on rentre dans les relations d’affaires entre les industriels et les propriétaires privés. On suit ça de près. Reste qu’elle a un rôle important à jouer dans la foresterie du Québec, il n’y a aucun doute là-dessus.