FORAC 4.0: la collecte et la valorisation de données au coeur du mandat

Les prochains thèmes de recherche seront centrés sur les principes de l’Industrie 4.0. Selon le directeur de FORAC, la collecte de données sera au coeur du mandat. « On envisage que ce qui va nous définir dans l’avenir, c’est notre capacité à recueillir la donnée, à bien l’exploiter, à transformer l’information pour qu’elle contribue à des réseaux de création de valeur qui vont être plus compétitifs à l’échelle internationale », soutient M. Lebel. Il faudra donc aller chercher les données où elles se trouvent: en forêt, à l’usine, sur les marchés, etc., créer de nouvelles sources de données et être capable de les traiter.

Les prochains thèmes de recherche seront centrés sur les principes de l’Industrie 4.0. Selon le directeur de FORAC, la collecte de données sera au coeur du mandat. « On envisage que ce qui va nous définir dans l’avenir, c’est notre capacité à recueillir la donnée, à bien l’exploiter, à transformer l’information pour qu’elle contribue à des réseaux de création de valeur qui vont être plus compétitifs à l’échelle internationale », soutient M. Lebel. Il faudra donc aller chercher les données où elles se trouvent: en forêt, à l’usine, sur les marchés, etc., créer de nouvelles sources de données et être capable de les traiter.

Photo: Guy Lavoie

28 Juin. 2018

Le troisième mandat de FORAC se termine en décembre 2018. Le consortium prépare son quatrième mandat qui fera une grande place à l’Industrie 4.0. L’organisme soumettra sous peu sa nouvelle programmation pour évaluation auprès Conseil de recherche en science et génie (CRSNG).

Marie-Claude Boileau

Les mandats de FORAC durent cinq ans. Au cours des derniers mois, le consortium de même que ses partenaires ont travaillé à élaborer le dossier pour le quatrième mandat. Trois nouveaux partenaires se joindront au groupe. Ensemble, ils ont déterminé des priorités et des besoins en recherche et développement.

Rappelons que FORAC fait de la recherche en partenariats. Les participants doivent contribuer financièrement, mais aussi en ressources humaines et matérielles. « Le temps est souvent ce qui est le plus difficile à aller chercher auprès d’eux. Mais il faut que les partenaires soient présents pour nous accompagner et participer à la recherche », note le directeur de FORAC, LUC LEBEL.

Les demandes seront envoyées au cours de l’été pour être évaluées du point de vue de leur pertinence scientifique auprès du CRSNG. Celles-ci servent d’effet de levier pour aller chercher du financement. «Le consortium obtient plus de la moitié de son financement d’organismes subventionnaires. Ça veut dire qu’on doit démontrer que la recherche que l’on fait est de calibre international et qu’elle est fondée sur la science. De plus, il faut démontrer qu’on forme du personnel hautement qualifié, des étudiants de tous les cycles», explique-t-il.

FORAC 4.0

Les prochains thèmes de recherche seront centrés sur les principes de l’Industrie 4.0. Selon le directeur de FORAC, la collecte de données sera au coeur du mandat. « On envisage que ce qui va nous définir dans l’avenir, c’est notre capacité à recueillir la donnée, à bien l’exploiter, à transformer l’information pour qu’elle contribue à des réseaux de création de valeur qui vont être plus compétitifs à l’échelle internationale », soutient- il.

Il faudra donc aller chercher les données où elles se trouvent : en forêt, à l’usine, sur les marchés, etc., être capable de les traiter et de les exploiter. Grâce à ces renseignements, on pourra travailler sur des systèmes de production qui seront plus performants. M. LeBel soutient que la mission demeure la même, soit contribuer à la compétitivité du secteur de la forêt au client. Les bénéfices doivent retomber à différents niveaux. D’abord, les unités d’affaires, c’est-àdire contribuer à la performance des centres de production, des usines, des opérations forestières, des entreprises. « Chez FORAC, on est convaincu que c’est par une approche réseau, multientreprises que l’on peut aller chercher des gains importants. Par des mécanismes interorganisationnels de collaboration, on est capable d’être plus efficace dans la production, l’approvisionnement, la logistique jusqu’à la livraison de produits au marché. Ça va aider à notre compétitivité », fait-il savoir.

Ensuite, il y a une stratégie sociétale, soit le développement d’une industrie durable, intelligente et innovante. Pour ce faire, on travaillera en partenariat avec l’État sur la transformation numérique, la visibilité, la collaboration et l’interconnexion des modèles d’affaires innovants. Ainsi, la programmation sera divisée en trois groupes de projets : l’approvisionnement, la transformation et la gestion des réseaux de collaboration. La gestion de la donnée est essentielle pour une prise de décision afin d’obtenir un approvisionnement plus performant. « La performance du système d’approvisionnement est une priorité et une nécessité au Québec. On a tout un pan de notre recherche qui va porter sur des approches collaboratives qui sont adaptées au réseau industriel québécois. Ça touche la conception de modèles d’aide à la gestion des chaînes de valeur. C’est une collaboration entre des entreprises à l’échelle d’une région. Souvent, nos forêts sont diversifiées, donc, il y a une nécessité de collaboration entre les entreprises et le gouvernement également », mentionne-til.

Il y aura aussi des actions qui concerneront l’intégration des concepts manufacturiers 4.0 dans les usines et dans les forêts. « On va avoir des projets qui vont concerner l’automatisation de l’exploitation forestière », ajoute-t-il.

PERSONNEL QUALIFIÉ

Comme il le fait depuis toujours, FORAC devra former du personnel hautement qualifié. Dans le dernier mandat, ce sont 49 personnes qui ont obtenu des maitrises, des MBA, des doctorats ou des posts-doctorats en lien avec des projets qui concernaient l’industrie et des produits forestiers québécois. D’autre part, 33 stagiaires du premier cycle ont collaboré à la recherche chez leurs partenaires. « On pense qu’on a très bien réussi ce volet-là. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui ne seraient jamais venus en foresterie. Il y a donc eu des étudiants en génie industriel, logiciel, en informatique et en gestion manufacturière que l’on a réussi à intéresser avec nos projets et à créer des applications qui venaient aider l’industrie forestière. C’est important aujourd’hui dans le contexte de pénurie de main-d’oeuvre. On veut maintenir ça », mentionne-t-il.

Les deux tiers de leurs étudiants ne provenaient pas d’un programme en foresterie. Avec son prochain mandat, FORAC vise à former 39 personnes aux cycles supérieurs. La période d’évaluation par le CRSNG est d’environ six mois. D’ici là, les chercheurs poursuivent leur travail et s’efforcent de transférer vers les partenaires le plus de résultats possible issus du troisième mandat. Tous les projets seront achevés comme convenu.