Société sylvicole Chambord

Une force tranquille au royaume du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Daniel Lachance, Pierre Sénéchal, Rémi Desbiens, Jean-Louis Huot, Guy Bolduc et Denis Descombes.

Daniel Lachance, Pierre Sénéchal, Rémi Desbiens, Jean-Louis Huot, Guy Bolduc et Denis Descombes.

Photo: courtoisie

2 Juin. 2014

La Société sylvicole Chambord (SSC) célèbre ses 40 ans en 2014. L’entreprise, fondée en 1974, a vu le jour lorsqu’un groupe de propriétaires de lots boisés a choisi de mettre ses intérêts en commun. Les fondateurs étaient désireux de doter leur région d’un service d’aménagement forestier de qualité qui répondrait à leurs besoins. Quatre décennies plus tard, force est d’admettre que l’entreprise est devenue une force stable et tranquille avec laquelle il faut compter au royaume du Saguenay-Lac-St-Jean.

Au départ, la nouvelle firme avait comme objectif de mettre en valeur les forêts du secteur, l’entreprise n’était cependant active qu’en forêt privée. Il faut attendre 1989, pour qu’on tente l’aventure du côté de la forêt publique. Cette incursion se déroule bien et les succès s’accumulent, au point que l’an dernier, les interventions en forêt publique représentaient près de 85% du chiffre d’affaires de l’entreprise. De début modeste, les opérations ont progressé et les chantiers sont maintenant plus importants. Le travail demeure simple et consiste principalement à faire de la préparation de terrain, du reboisement ainsi que de l’éclaircie pré commerciale. La firme emploie environ 200 personnes. Le chiffre d’affaires combiné des trois entreprises qui la compose oscille autour d’une douzaine de millions de dollars par année. Le directeur général, DENIS DESCOMBES, en poste depuis plus d’un an et demi, est très fier des succès de l’entreprise; mais il préfère toutefois insister fortement sur le legs que lui ont laissé ses prédécesseurs. «La perspicacité et le bon sens de nos dirigeants antérieurs ont fait que nous sommes en bonne santé financière aujourd’hui», reconnaît-il avec humilité.

Se diversifier avant le temps

Cette capacité à percevoir les tendances qui se dessinent dans le milieu forestier a toujours été présente dans l’histoire de la société. L’entreprise a toujours été une pionnière en la matière. Ce fut notamment le cas en l’an 2000. À une époque où la diversification n’est pas très en vogue, la SSC était déjà soucieuse de multiplier ses activités et ses sources de revenus. C’est dans cette optique qu’elle fait alors l’acquisition de sa voisine, la Société sylvicole du Saguenay, qui éprouvait alors quelques ennuis. «Nos dirigeants ont été avant-gardistes en comprenant rapidement que certains budgets d’aménagement allaient se perdre, si on laissait tomber cette entreprise», souligne à grands traits le dg. Toujours, selon Denis Descombes, cette mise en commun des ressources des deux entreprises sylvicoles a vraiment favorisé une incroyable synergie et a du coup permis de maintenir des emplois dans une région où ceux-ci faisaient défaut.

Autre innovation

En 2003, l’entreprise innove encore une fois en répondant à un besoin. Elle lance Location SSC, une filiale qui effectue de la location de camps forestiers. L’entreprise fournit tout l’équipement est requis pour obtenir un camp confortable. «Que ce soit en milieux forestier, minier ou encore sur un chantier de construction, nous offrons un service clés en main qui va du transport, de l’installation et de la mise en fonction de modules de dortoir ainsi que de cuisine pouvant accommoder de 10 à 50 hommes», précise M. Descombes.

Aux petits soins pour ses travailleurs

La société n’éprouve pas de réel problème de maind’oeuvre pour l’instant. «Nous disposons fort heureusement d’un bon bassin de travailleurs. Nous essayons de protéger notre noyau tout en étant le plus respectueux possible des conditions de travail et de la sécurité de notre personnel. Il est hors de question de perdre nos employés, alors nous en prenons grand soin», considère le dg.

Présentement, l’entreprise emploie entre 150 et 170 ouvriers sylvicoles, 27 techniciens, ainsi que quatre ingénieurs forestiers. La plupart des travailleurs sont actifs de mai à décembre, soit entre 16 et 20 semaines par année. «Nous avons pris un peu de retard avec le mauvais temps de cette année, mais tout devrait rentrer dans l’ordre à mesure que la saison progresse», anticipe M. Descombes.

Une référence

Bien que l’entreprise ait à l’oeil les initiatives de certains groupements en matière de produits forestiers non ligneux (PFNL) et en biomasse, le dg affirme que ce n’est pour le moment pas une orientation pour son entreprise. «Nous sommes spécialisés en travaux sylvicoles, c’est ça notre créneau, alors notre priorité demeure la même pour l’instant, puisque ça nous sert bien», confirme-t-il.

Dans le futur, les dirigeants de la SSC souhaitent demeurer à l’affût d’opportunités et nouer des partenariats avec d’autres organisations. «Nous voulons faire preuve d’ouverture et éviter de nous refermer sur nous-mêmes», renchérit le directeur général. «Nous sommes devenus une référence pour la qualité de nos travaux ainsi qu’en matière de respect et de sécurité de notre personnel. La préservation du milieu naturel occupe également une place de choix dans nos valeurs et nous privilégions l’utilisation des dernières technologies», conclut Denis Descombes.