Lettre au ministre Lessard

FPFQ ET RESAM: les deux organisations associées pour la forêt privée

RESAM et la FPFQ réclament l’annonce des budgets des programmes de mise en valeur des forêts privées pour les deux prochaines années. « La prévisibilité, ça serait apprécié, ça encouragerait les producteurs à mettre plus de bois en marché », croit M. Bernier.

RESAM et la FPFQ réclament l’annonce des budgets des programmes de mise en valeur des forêts privées pour les deux prochaines années. « La prévisibilité, ça serait apprécié, ça encouragerait les producteurs à mettre plus de bois en marché », croit M. Bernier.

photo: archives MF

1 Avr. 2015

Le 2 mars dernier, les présidents de la Fédération des producteurs forestiers du Qué- bec (FPFQ) et du Regroupement des sociétés d’aménagement du Québec (RESAM) ont tous deux apposé leur signature au bas d’une lettre adressée au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. LAURENT LESSARD. L’objectif de la lettre : demander au ministre de ne pas oublier les forêts privées lors de l’élaboration de son budget tout en démontrant que les organisations qui représentent le secteur peuvent travailler main dans la main.

Mélanie Grenier

«On dit souvent que les gens de forêts privées ne sont pas capables de s’entendre, mais dans la grande majorité des cas, on est d’accord», remarque PIERRE-MAURICE GAGNON, président de la FPFQ. C’est entre autres le message que voulait lancer l’organisation en s’associant à RESAM. «On a proposé le projet de lettre à RESAM et tout de suite la réaction a été positive», assure M. Gagnon.

Les deux organisations déplorent que le ministre soit demeuré à une phase de consultation qui retarde la prise de décisions. «Consultations, commissions, on a eu 57 rencontres en trois mois», a calculé M. Gagnon. Considérant que les priorités sont déjà établies, le président de la FPFQ croit qu’il est maintenant temps d’agir.

Dans leur lettre, les organisations demandent essentiellement que des mesures simples, pour la plupart réclamées depuis longtemps, soient mises en place. «Nous avons sug- géré quelques pistes d’amélioration pour les années qui viennent», précise RÉNALD BERNIER, président de RESAM. Et ces changements réclamés sont d’abord l’amélioration du Programme de financement forestier pour mieux soutenir les entrepreneurs de récolte. «Ça pourrait encourager les propriétaires à mettre plus de bois en marché. Les possibilités forestières en forêt privée sont là», croit M. Bernier.

Selon ce dernier, il serait important de profiter du fait que le marché du bois est américain, est en santé et que le dollar canadien est en baisse. «Pendant que le train passe, il faut embarquer aussi. On est là, on lève la main», ajoute-t-il.

Ensuite l’abolition de l’étrange taxe de 10 % sur les opérations forestières est également demandée. «Cette mesure n’est pas à jour, elle date des années 60», remarque M. Gagnon. Puis, c’est la simplification des règles d’admissibilité au Programme de rem-boursement des taxes foncières pour les producteurs forestiers, comme il avait été convenu lors du Rendez-vous national de la forêt québécoise en novembre 2013 qui est demandée. «Une seule de nos quatre demandes du Rendez-vous 2013 n’a pas été prise en compte et c’est celle-ci», observe M. Gagnon.

Finalement, RESAM et la FPFQ réclament l’annonce des budgets des programmes de mise en valeur des forêts privées pour les deux prochaines années. « La prévisibilité, ça serait apprécié, ça encouragerait les producteurs à mettre plus de bois en marché », croit M. Bernier. RESAM et le FPFQ ont reçu un accusé de réception suite à leur missive jusqu’à maintenant, mais sans plus. «On espère une réponse avant l’adoption du budget», conclut M. Gagnon.