Travaux sylvicoles

Heureux dénouement pour terminer la saison

«Le gouvernement sera responsable des travaux sylvicoles à compter du 1er avril 2013. Le fait qu’il soit capable de trouver des solutions maintenant, ça rassure tout le monde pour l’avenir», souligne M. Lessard.

«Le gouvernement sera responsable des travaux sylvicoles à compter du 1er avril 2013. Le fait qu’il soit capable de trouver des solutions maintenant, ça rassure tout le monde pour l’avenir», souligne M. Lessard.

Photo: Guy Lavoie

17 Jan. 2012
Marie-Claude Boileau

JOCELYN LESSARD, directeur général de la FQCF, remercie le ministère des Ressources naturelles et de la Faune qui a, selon lui, géré efficacement le dossier. «L’équipe de Forêt Québec et des opérations régionales ont réussi à monter un dossier rapidement et à le présenter au cabinet des ministres. Ils sont parvenus à trouver des solutions pour que le Québec investisse dans sa forêt. Avec 14M$, on règle les principaux problèmes», dit-il en ajoutant être très fier du résultat. Avec le changement de ministre, l’organisation avait certaines inquiétudes. NATHALIE NORMANDEAU était reconnue pour avoir à coeur le sort des travailleurs forestiers, et de débattre au sein du cabinet. Avec son départ, on n’était plus certain de la position des ministres. «Le gouvernement sera responsable des travaux sylvicoles à compter du 1er avril 2013. Le fait qu’il soit capable de trouver des solutions maintenant, ça rassure tout le monde pour l’avenir», souligne M. Lessard. En Mauricie, ce sont quelque 300 travailleurs sylvicoles qui pourront terminer leur saison de travail. La ministre responsable de la Mauricie et ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, JULIE BOULET, a annoncé des crédits ponctuels de 4,8 M$, lors d’une conférence tenue à La Tuque, le 29 septembre dernier. Cette somme supplémentaire permettra aux travailleurs de continuer leur travail et ainsi de se qualifier pour obtenir de l’assurance-emploi. M. Lessard félicite Mme Boulet qui a travaillé très fort sur le dossier. À la mi-septembre, certains entrepreneurs sylvicoles et des associations représentant ces travailleurs avaient procédé à un arrêt de travaux sylvicoles prévus par les industriels dans la région de la Mauricie. Mais la situation touchait également d’autres secteurs, notamment les Laurentides et le nord du Saguenay- Lac-Saint-Jean. L’arrêt des travaux sylvicoles aurait pu avoir de graves conséquences. «Cela aurait pu mettre en péril les coupes forestières et l’approvisionnement des scieries», indique le directeur général de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, CLAUDE DUPUIS, au journal Le Nouvelliste. Une interruption des travaux sylvicoles, nécessaires pour la santé de la forêt, cette saison, aurait provoqué une diminution des productions pour les prochaines années. À cette étapeci, plusieurs tâches restaient à être complétées, notamment des travaux commerciaux. Ceux-ci consistent à couper des arbres, par éclaircie ou de jardinage, afin d’améliorer la forêt. «Ça aurait été dramatique sur la forêt, pour les industriels qui ont besoin d’approvisionnement ainsi que les travailleurs», mentionne M. Lessard. Les travaux sylvicoles réguliers auraient également été affectés. «Ce sont surtout les travailleurs qui font du débroussaillage qui auraient été les plus touchés, car ils n’auraient pas pu se qualifier pour l’assurance-emploi», ajoute le président de la FQCF. Sans compter que des travaux de préparation de terrain pour le reboisement de l’an prochain n’auraient pas été complétés. Bref, les conséquences sur l’industrie ont été évitées et le milieu est soulagé et heureux du dénouement.