Construction en bois

Installations à la fine pointe pour le CTRI

Les concepteurs et les utilisateurs ont privilégié l’utilisation du bois pour la construction. «Comme le budget ne permettait pas de faire la structure entière en lamellé-collé, des poutrelles standards ont été utilisées à plusieurs endroits, dont le plancher du rez-de-chaussée au-dessus d’un vide sanitaire. Comme ce plancher supporte un chariot élévateur qui se déplace dans certaines zones, la structure est traitée de façon particulière pour limiter les vibrations au bâtiment», précise M. Brière.

Les concepteurs et les utilisateurs ont privilégié l’utilisation du bois pour la construction. «Comme le budget ne permettait pas de faire la structure entière en lamellé-collé, des poutrelles standards ont été utilisées à plusieurs endroits, dont le plancher du rez-de-chaussée au-dessus d’un vide sanitaire. Comme ce plancher supporte un chariot élévateur qui se déplace dans certaines zones, la structure est traitée de façon particulière pour limiter les vibrations au bâtiment», précise M. Brière.

Photo: courtoisie

21 Avr. 2016

Après des années de travail et vingt mois de chantier, le nouveau pavillon de recherche du Cégep de l’Abitibi- Témiscamingue a finalement été inauguré en décembre dernier. Le projet, totalisant 14M$, représente un investissement majeur pour la poursuite des activités du Centre technologique des résidus industriels (CTRI) qui y a élu domicile.

Martine Rioux

Dédié à la valorisation des résidus industriels et des ressources sous-utilisées, le CTRI, fondé en 2000, vise à favoriser la réutilisation de ces matières afin de leur donner une deuxième vie. Les chercheurs du Centre travaillent en étroite collaboration avec des entreprises de la région afin de faire progresser ce domaine d’expertise.

Les étudiants du Cégep ont également l’occasion d’y approfondir leurs connaissances et de faire leurs premiers pas dans l’univers de la recherche scientifique. L’objectif derrière le projet de construction était d’améliorer les installations du Centre afin que celui-ci puisse mieux répondre aux besoins grandissants de l’industrie, notamment en termes de gestion responsable des résidus industriels.

Ainsi, le bâtiment a d’abord été conçu pour accueillir les laboratoires de recherche spécialisés dans les trois secteurs d’expertise du CTRI: l’industrie minière, l’industrie de la biomasse et le génie de l’environnement. Il permet aussi d’abriter des bureaux pour le personnel administratif et les chercheurs ainsi que divers espaces communs (salle de conférence, cuisinette et services).

Le projet de modernisation et d’agrandissement du CTRI se résume à :

* la mise à niveau des laboratoires existants pour rencontrer les standards d’aération et de ventilation (803 000 $);

* la construction de nouveaux laboratoires et de bureaux administratifs : laboratoire de traitements des effluents contaminés et des résidus dangereux, laboratoire d’écologie appliquée et de biorestauration, laboratoire de valorisation de minéraux industriels sous-utilisés et laboratoire de valorisation de la biomasse résiduelle (12 791 000 $);

* la modernisation des équipements de recherche (771 000 $).

Certains équipements utilisés sont désormais uniques au Québec.

Structure en bois

Les concepteurs et les utilisateurs ont privilégié l’utilisation du bois pour la construction. «Comme le budget ne permettait pas de faire la structure entière en lamellé-collé, des poutrelles standards ont été utilisées à plusieurs endroits, dont le plancher du rez-de-chaussée au-dessus d’un vide sanitaire. Comme ce plancher supporte un chariot élévateur qui se déplace dans certaines zones, la structure est traitée de façon particulière pour limiter les vibrations au bâtiment», précise M. Brière.

Un bâtiment aux multiples matériaux

Les responsables du Cégep et du CTRI désiraient un bâtiment à la fine pointe de la technologie qui serait à la fois représentatif de son milieu et des activités qui s’y dérouleront. «En fait, nous avions cinq grands objectifs à atteindre dans la conception : refléter par l’architecture les vocations du CTRI ; proposer un concept architectural qui consolide la vision et la mission du CTRI; mettre en valeur les ressources locales à travers une utilisation originale; minimiser l’empreinte environnementale du bâtiment; et concevoir des espaces à dimension humaine inspirant la recherche et l’apprentissage», indique MARTIN BRIERE, architecte associé chez BGLA architecture + design urbain.

C’est ainsi que la firme a réalisé un bâtiment en trois sections principales qui rappellent les trois pôles de recherche : une en revêtement métallique pour le secteur minier, une en revêtement en panneaux de fibre de béton pour le secteur de la biomasse et une en revêtement en gabions de pierres pour le génie de l’environnement.

Les trois sections sont reliées entre elles par un atrium, soit un large corridor ouvert sur deux niveaux, dont les extrémités laissent pénétrer la lumière du matin d’un côté et du soir de l’autre.

 

Bâtiment durable

Plusieurs éléments de développement durable ont été intégrés au projet : installation d’un mur solaire qui préchauffe l’air frais qui entre dans le bâtiment, utilisation de 8 puits géothermiques, installation d’un système d‘éclairage DALI, système d’aérothermie, chauffage au gaz à haute efficacité, hottes intelligentes qui contrôlent les débits d’air et récupèrent la chaleur sur la ventilation, ventilation modulable, aménagement de bassins de rétention sur le site, maximisation de l’utilisation du bois et conception d’une enveloppe performante.

«Le projet est inspiré des objectifs et critères LEED, sans toutefois en avoir la certification. La performance énergétique du bâtiment est de 66% plus efficace que la norme du code modèle national de l’énergie pour les bâtiments 1997 (CMNÉB 1997). Cette performance exceptionnelle a été vérifiée par une firme externe (EXP)», conclut M. Brière.