La reconnaissance des groupements forestiers franchit la dernière étape

Les membres du Réseau des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) ont adopté les deux documents négociés entre le MRNF et RESAM, lors d’une assemblée générale spéciale tenue le 10 février à Québec. Ceux-ci permettront de reconnaître officiellement le modèle d’affaires des groupements forestiers.

Les membres du Réseau des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) ont adopté les deux documents négociés entre le MRNF et RESAM, lors d’une assemblée générale spéciale tenue le 10 février à Québec. Ceux-ci permettront de reconnaître officiellement le modèle d’affaires des groupements forestiers.

Photo: Guy Lavoie

23 Fév. 2012
Marie-Claude Boileau

Les membres du Réseau des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) ont adopté les deux documents négociés entre le MRNF et RESAM, lors d’une assemblée générale spéciale tenue le 10 février à Québec. Ceux-ci permettront de reconnaître officiellement le modèle d’affaires des groupements forestiers.

Ce projet ne date pas d’hier. En fait, le sujet a été abordé pour la première fois en 1995. L’idée a fait son chemin au fil des ans. Les démarches se sont intensifiées en 2002, 2003 et 2004, mais ce n’est qu’en mai 2011, lors du Rendez-vous sur la forêt privée que s’est officialisée la demande de reconnaissance des groupements forestiers. Deux conditions à remplir sont toutefois nécessaires pour tous les groupements forestiers : adopter un contrat d’aménagement normalisé ainsi que des règles de gouvernance communes. «Ce n’est pas évident à réaliser, car il y a 43 groupements forestiers répartis dans des régions et évoluant dans une dynamique propre à leur milieu, fait savoir MARC BEAUDOIN, directeur général de RESAM. On s’est rendu compte qu’ils avaient des façons de procéder différentes, mais les valeurs portées par les regroupements demeurent les mêmes. Bref, ça a demandé beaucoup d’ouvrage.» Pour y arriver, il y a environ six mois, RESAM a formé un comité de travail composé de dix représentants de différentes régions administratives afin d’élaborer ses deux documents. Ceux-ci avaient pour tâche de colliger les pratiques de travail et de les analyser en fonction des demandes du ministère. Et ultimement que les documents soient approuvés en assemblée générale spéciale par les membres. Précisons que le contrat d’aménagement est un document signé entre le propriétaire d’un lot boisé et le groupement forestier d’une durée de cinq ans. On y aborde, entre autres, la question de l’aménagement forestier, de l’acceptation des prescriptions sylvicoles, de la protection de l’investissement et de la réalisation des travaux. Quant aux règles de gouvernance, elles touchent notamment le processus d’élection du conseil d’administration.

Prochaines étapes

Maintenant que les deux documents sont entérinés, RESAM doit valider les modalités d’implantation avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) qui a conjointement développé la démarche. Le souhait des deux organisations est que le tout soit en fonction lors de la prochaine saison des travaux, le 1er avril 2012. «Il y a évidemment des mesures transitoires parce que certaines choses peuvent s’appliquer plus facilement. Pour d’autres, comme l’actionnariat de l’entreprise, ça peut prendre plus de temps», indique le directeur général de RESAM. De plus, d’ici le 31 mars 2013, tous les groupements forestiers devront préparer un plan de conformité pour vérifier s’il existe des écarts avec les règles de gouvernance établies et comment les combler. M. Rénald Bernier , président de RESAM est heureux du bon déroulement du processus. Il salue la bonne collaboration du MRNF. «Le ministère a été très constructif. Il a été en mode solution pour faire en sorte de trouver les meilleurs outils possibles afin que les groupements puissent continuer à se développer et à jouer un rôle important», souligne-t-il. Reste que l’adoption des deux documents est l’aboutissement d’un long exercice et d’un pas vers l’avenir. «C’est la concrétisation de tout près de 20 ans de travail. Dans le futur, ça va nous permettre de travailler sur des bases plus fortes et de s’assurer que le réseau soit fort partout dans la province», conclut-il.