Forestier en chef

Le calcul des possibilités forestières expliqué

Dans le calcul des possibilités forestières, sont également pris en compte les objectifs régionaux et locaux d’aménagement durable. C’est cette dernière portion qui justifiait en partie la tournée du Forestier en chef.

Dans le calcul des possibilités forestières, sont également pris en compte les objectifs régionaux et locaux d’aménagement durable. C’est cette dernière portion qui justifiait en partie la tournée du Forestier en chef.

12 Août. 2013
Mélanie Grenier

Entre la fin mai et le début juillet, le Forestier en chef, GÉRARD SZARAZ, a entrepris une tournée de toutes les régions du Québec afin d’expliquer les résultats préliminaires du calcul des possibilités forestières pour l’ensemble des 71 unités d’aménagement des forêts du domaine de l’État. À l’occasion de ces 18 rencontres, M. Szaraz a rencontré environ 400 personnes pour la plupart des intervenants des secteurs forestier, faunique et environnemental. «On est dans un processus important et on a cru bon de soumettre les résultats préliminaires», explique le Forestier en chef.

Alors au fait, comment se fait le calcul des possibilités forestières? Les choses ont bien changé depuis le dépôt du rapport Coulombe en 2004. «Nos nouveaux outils permettent maintenant d’intégrer les dimensions sociale, environnementale et économique dans le calcul des possibilités forestières», précise le Forestier en chef. C’est ainsi que le calcul tient compte de la capacité des forêts, mais aussi des aires protégées, de la protection du caribou forestier et d’autres espèces protégées, de la protection des bandes riveraines, etc. «En voyant la forêt comme un tout, on met en valeur ce qu’on protège», observe Gérard Szaraz.

Un plan quinquennal

La tournée a donc permis de vulgariser cette méthode de calcul. «De façon assez unanime, les gens ont semblé apprécier le fondement scientifique», explique M. Szaraz. La possibilité forestière est calculée sur une base quinquennale. L’actuel calcul, dont la version finale est prévue pour l’automne, sera donc valide jusqu’en 2018. Mais ça n’en fait pas un cadre trop rigide pour autant. Si un désastre naturel, un important feu de forêt ou une invasion d’insectes par exemple, venait à survenir, le calcul des possibilités forestières pourrait être ajusté en conséquence. «Il existe une stratégie de mise à jour», confirme le Forestier en chef.

L’aménagement durable

Dans le calcul des possibilités forestières, sont également pris en compte les objectifs régionaux et locaux d’aménagement durable. C’est cette dernière portion qui justifiait en partie la tournée du Forestier en chef. Ce dernier y voyait là la possibilité de prendre contact directement avec les intervenants régionaux pour mieux connaître leurs objectifs de développement. Et ça semble avoir fonctionné. «Ça m’a permis d’accroître ma sensibilité aux différentes réalités. Dans certains coins, la foresterie est très importante», rapporte le principal intéressé. D’ailleurs, avant de rendre public son calcul final, M. Szaraz entend bien tenir compte des questions et des commentaires soumis par les intervenants rencontrés. C’était là le but de la démarche.

Le volume des possibilités forestières

Questionné à savoir si toutes ces variables introduites dans le calcul allaient diminuer le volume total des possibilités forestières, M. Szaraz répond que non. En fait, au départ, quand à l’automne 2011, le Forestier en chef a eu le mandat d’annoncer la planification des possibilités forestières, celles-ci avaient diminué de 8% par rapport aux chiffres de 2008. Mais depuis, le volume de bois a augmenté si bien que les chiffres ont augmenté de 6% pour ramener les possibilités forestières à un niveau tout près de celui de 2008. «On commence à voir les résultats des aménagements forestiers », croit M. Szaraz. Le Forestier en chef se dit très satisfait de sa tournée. «C’était la partie la plus intéressante de mon travail», dit-il, visiblement heureux d’avoir eu la chance de rencontrer les gens. Pour en savoir plus sur les possibilités forestières et consulter le calcul préliminaire des possibilités forestières, voir le site Web du Forestier en chef.