Le CSMOAF consulte ses membres

Les impacts du nouveau régime forestier sur l’environnement de travail, l’organisation du travail et les compétences requises

Le Comité sectoriel de main-d’oeuvre en aménagement forestier (CSMOAF) a organisé un séminaire sur les impacts du nouveau régime forestier touchant l’environnement de travail, l’organisation du travail et les compétences requises

Le Comité sectoriel de main-d’oeuvre en aménagement forestier (CSMOAF) a organisé un séminaire sur les impacts du nouveau régime forestier touchant l’environnement de travail, l’organisation du travail et les compétences requises

Photo: Guy Lavoie

11 Mar. 2014
Marie-Claude Boileau

Le Comité sectoriel de main-d’oeuvre en aménagement forestier (CSMOAF) a organisé un séminaire sur les impacts du nouveau régime forestier touchant l’environnement de travail, l’organisation du travail et les compétences requises, les 16 et 17 janvier au Manoir du Lac Delage afin de prendre le pouls de ses membres et collaborateurs sur l’implantation et l’application des nouvelles règles dans le monde forestier touchant plus précisément la main-d’oeuvre.

C’était la première fois que le Comité se prêtait à un tel exercice. Environ 90 personnes étaient rassemblées pour l’occasion. Chaque membre du conseil d’administration devait inviter un certain nombre de participants. Le séminaire a débuté par des conférences en lien avec le nouveau régime forestier.

Les participants ont notamment pu entendre RICHARD SAVARD, sous-ministre associé Forêt Québec, ANDRÉ TREMBLAY, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec, LUC LEBEL, professeur titulaire à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval et MICHEL VINCENT, économiste senior, directeur des services économiques chez Del Degan Massé. «On voulait alimenter la réflexion des participants en vue des discussions prévues lors de la deuxième journée», explique CHRISTINE BOULIANE, adjointe à la direction au CSMOAF.

Outre l’occasion d’échanger sur le nouveau régime forestier, le but premier de cette activité était d’aider le CSMOAF à préparer sa planification stratégique. Ce plan triennal indique à l’organisme sur quels enjeux travailler. Toutes les personnes présentes ont classé des enjeux, identifiés au préalable par le conseil d’administration, selon leur importance. On a gardé les cinq principaux pour les ateliers suivants. Ainsi, les gens étaient invités à échanger autour d’une table sur l’un des enjeux pour trouver des pistes d’action afin d’atteindre l’objectif désiré.

Avec toutes ces données, le consultant engagé par le CSMOAF, JACQUES J. TREMBLAY, qui a d’ailleurs organisé et animé le séminaire, colligera les informations, les analysera et rédigera un rapport dans lequel il fera des propositions pour la planification stratégique 2014-2017. «Toutes ces suggestions devront être par la suite entérinées par notre conseil d’administration», fait savoir Mme Bouliane. Toutefois, certains éléments tirés du séminaire ont été retenus et inclus dans le plan d’action du CSMOAF qui a été déposé le 31 janvier. «Dans celui-ci, on a tenté d’intégrer quelques propositions. Il y avait des choses qui étaient réalisables à plus court terme. Ce sont des choses plus concrètes», mentionne l’adjointe à la direction.

Mme Bouliane dresse un bilan très positif de l’expérience. Elle souligne que le CSMOAF voulait attendre une première saison complète avant de réunir les acteurs pour échanger sur le nouveau régime forestier, et ce, même si tout n’est pas encore fixé et qu’il y a encore beaucoup de questionnements. «C’est le gros changement de la dernière année. Il y a tellement eu de modifications que l’on voulait prendre le pouls des gens du secteur pour voir leurs besoins, comment ça avait évolué, sur quoi on devrait se pencher lors des prochaines années concernant le nouveau régime, mais en lien avec les impacts sur la main-d’oeuvre», indique-t-elle.

Les cinq enjeux priorisés par les participants du séminaire :

1- Maintien et/ou amélioration des conditions de travail.

2- Attraction et rétention de la main-d’oeuvre.

3- Reconnaissance et renforcement des compétences.

4- Documentation et suivi dans le temps de la main-d’oeuvre forestière, du milieu dans lequel elle évolue et de l’organisation du travail.

5- Stabilité de l’emploi.