Les propriétaires maintiennent la «Décision 19» dans le Bas-St-Laurent

Le président de RESAM, RÉNALD BERNIER: « Je pense qu’aujourd’hui la reconnaissance du modèle d’affaires des groupements forestiers est largement acceptée et approuvée. Vous savez même si un propriétaire est membre d’un groupement, il conserve toujours le choix d’exécuter lui-même ses travaux d’aménagement, de les confier à quelqu’un d’autre et bien entendu, il peut les accorder à sous-contrat au groupement, s’il le désire. Cela demeure un choix du propriétaire, ce n’est pas une obligation »

Le président de RESAM, RÉNALD BERNIER: « Je pense qu’aujourd’hui la reconnaissance du modèle d’affaires des groupements forestiers est largement acceptée et approuvée. Vous savez même si un propriétaire est membre d’un groupement, il conserve toujours le choix d’exécuter lui-même ses travaux d’aménagement, de les confier à quelqu’un d’autre et bien entendu, il peut les accorder à sous-contrat au groupement, s’il le désire. Cela demeure un choix du propriétaire, ce n’est pas une obligation »

Photo: Guy Lavoie

29 mai. 2012
Claude Morin

Une remise en cause de la « Décision 19 » sur la reconnaissance du modèle d’affaires des groupements forestiers a fait l’objet d’un débat démocratique lors de la dernière assemblée générale annuelle du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, le 26 avril dernier.

Cette reconnaissance a été décidée et acceptée par les divers partenaires présents au Rendez-vous de la forêt privée du printemps 2011. Un groupe de producteurs forestiers bas-laurentiens souhaitaient surseoir à cette décision, à la suite d’une démarche menée lors des assemblées de secteurs précédant l’assemblée annuelle des membres du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent. Après la tenue d’un débat sur cette question, la proposition a été rejetée majoritairement lors d’un scrutin secret tenu par les membres du Syndicat habilités à voter.

Un débat civilisé

Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, DANIEL BOUCHER, agissait comme président d’assemblée. « Le débat a eu lieu de façon correcte, les gens ont voté et la démocratie s’est exprimée. Les discours ont été civilisés et tout s’est fait dans le respect des diverses interventions », a-t-il observé. «Au Rendez-vous de la forêt privée du printemps 2011, il a été précisé que les groupements forestiers se concentreraient dans l’aménagement et les syndicats de producteurs dans la mise en marché. Malgré tout, il y a encore des guéguerres dans certaines régions. À mon sens, tous les partenaires de la forêt privée ne s’aident pas collectivement lorsque perdurent ces querelles entre syndicats et groupements », fait remarquer Daniel Boucher. Le directeur de la Fédération des organismes de gestion en commun du Bas-Saint-Laurent, ALAIN MARCOUX, a lui aussi observé les discussions et a utilisé son droit de réserve. « J’ai assisté au débat et chacun a pu exprimer son point de vue au sujet de la Décision 19 du Rendez-vous de la forêt privée du 30 mai 2011 qui a reconnu le modèle d’affaires des groupements forestiers. J’ai été à même de constater les divergences d’opinion, mais le tout s’est fait dans le respect mutuel. »

Le débat est clos

Selon Alain Marcoux, la démocratie s’est exercée et le débat est clos. « Le propriétaire d’un boisé privé a et aura toujours le choix d’adhérer ou non au groupement forestier. Un propriétaire inscrit à l’aide individuelle et membre d’un groupement forestier aura toujours le choix d’effectuer lui-même ses travaux ou de les faire réaliser. Même chose au niveau de la gestion de son contingent de bois, le propriétaire pourra toujours gérer lui-même son contingent ou le confier au groupement forestier. Lorsqu’il adhère au groupement, cela ne change rien dans ses habitudes de travail. La seule chose, il prend une part sociale de dix dollars (10 $) et devient ainsi actionnaire du groupement. Après cela, il signe une convention d’aménagement d’une durée de cinq ans, à laquelle il peut mettre fin en tout temps, avec un accord mutuel », explique le directeur de la FOGC du Bas-Saint- Laurent. Le président de RESAM, RÉNALD BERNIER, constate que cette question a aussi été débattue dans d’autres régions du Québec entre les membres des syndicats de producteurs et des groupements forestiers. « Je pense qu’aujourd’hui la reconnaissance du modèle d’affaires des groupements forestiers est largement acceptée et approuvée. Vous savez même si un propriétaire est membre d’un groupement, il conserve toujours le choix d’exécuter lui-même ses travaux d’aménagement, de les confier à quelqu’un d’autre et bien entendu, il peut les accorder à sous-contrat au groupement, s’il le désire. Cela demeure un choix du propriétaire, ce n’est pas une obligation », précise-t-il. Rénald Bernier constate que l’assurance gouvernementale de l’obtention des budgets d’aménagement de la forêt privée pour les cinq prochaines années représente un vrai soulagement et permettra de mieux planifier l’exécution de travaux sylvicoles efficaces pour tous. « Je peux vous dire que ce qui a été fort bien accueilli par tous les partenaires de la forêt privée, c’est la confirmation du maintien des budgets d’aménagement sur une période de cinq ans. Cette décision issue du Rendez-vous de la forêt privée de mai 2011 a d’ailleurs été entérinée lors du dernier budget du ministre des finances, RAYMOND BACHAND. Cela représente un baume significatif pour tout le monde dans ces années de crise forestière », fait-il remarquer.