Machineries pour les groupements forestiers

S’équiper en neuf pour les groupements forestiers peut s’avérer très, très coûteux. Les machineries sont toutefois nécessaires à bien des travaux en forêt privée.

S’équiper en neuf pour les groupements forestiers peut s’avérer très, très coûteux. Les machineries sont toutefois nécessaires à bien des travaux en forêt privée.

Photo: Guy Lavoie

11 Juin. 2013

S’équiper en neuf pour les groupements forestiers peut s’avérer très, très coûteux. Les machineries sont toutefois nécessaires à bien des travaux en forêt privée. Le Groupement forestier Beauce-Sud conclut des ententes avec des entrepreneurs locaux afin de pouvoir en faire usage.

Pour offrir un bon service à ses membres et honorer ses contrats, différents équipements forestiers sont nécessaires. «Pour la récolte de bois, on utilise des abatteuses multifonctionnelles. Il faut également des équipements de débardage. De la petite machinerie comme des tracteurs de ferme sont utilisés pour les travaux d’abattage manuels. On utilise des skidders (débardeuses) pour certains travaux et des contrats spéciaux. On les utilise aussi pour le transport des plants sur des terrains. Ensuite, on a des camions avec des autochargeurs. On utilise à l’occasion de grosses débroussailleuses sur des pelles mécaniques pour faire du débroussaillage de chemins», explique ROBERT JOLY, directeur général du Groupement forestier Beauce-Sud. Reste que tous ces appareils sont dispendieux. Le GF Beauce-Sud attend un nouvel équipement qui arrivera à la fin du mois. «Il s’agit d’une petite abatteuse pour faire des premières éclaircies de plantation. C’est une pelle Kotmasu 138 avec une tête d’abattage spéciale. Ça coûte environ 260 000$ à part les taxes», illustre M. Joly. Plutôt que de débourser cette somme, l’entreprise travaille avec un entrepreneur privé qui fait l’achat de la machine. «Il s’agit d’un contrat à long terme avec l’entrepreneur. En fait, on la supporte pour qu’elle puisse l’acheter», indique-t-il.

Avantages

Pour le groupement forestier, il y a plusieurs avantages tout comme pour l’entrepreneur. «Si on l’achetait, il faudrait mettre un employé dessus. Je ne suis pas certain qu’il y ferait attention comme si ça lui appartenait. Il peut y avoir aussi des problèmes mécaniques. D’un autre côté, l’entrepreneur n’a pas généralement les sous pour acquérir cet équipement. Bref, on préfère que l’opérateur soit le propriétaire de la machine. Ça nous garantit que la machine est bien traitée. De plus, ça nous permet de garantir des emplois sans qu’on ait besoin d’investir», fait-il savoir. En contrepartie, l’entente est exclusive. «On s’engage à lui donner de l’ouvrage. Par contre, il ne va pas travailler pour d’autres avec l’équipement», précise M. Joly. Faire l’acquisition de ce type d’équipement n’est pas toujours simple. Pour l’outil que vient de commander le groupement forestier, il faut attendre plusieurs semaines avant de le recevoir. Dans ce cas-ci, il devrait être livré pour la mi-juin. «Pour la pelle mécanique, ce n’est pas trop difficile contrairement à la tête qui provient de Finlande. C’est une compagnie de Montréal qui en fait la distribution.

Entreprises spécialisées

Certaines grandes entreprises spécialisées en foresterie, comme Kotmasu ou Timberjack, une filiale de John Deere, disposent surtout d’équipements pour les grandes forêts publiques. «Dans notre cas, nous avions besoin d’un équipement capable de donner des services pour les premières éclaircies de plantation. Actuellement, la machinerie qui existe n’est pas efficace pour ce genre de travail», mentionne-t-il. Il explique que les grosses machines ont une tête d’abattage avec rouleau et des piquants qui brisent la fibre des arbres. «Les usines de sciage de notre région ne veulent pas en avoir parce qu’au séchage, ça fait des boursoufflages», indique-til. Le groupement forestier a trouvé un appareil avec des chenilles au lieu des piquants. Il permettra un travail efficace et rapide sans briser le bois. Par contre, il aura fallu chercher avant de le dénicher. «Nous avons opté pour une machine adaptable à nos opérations en forêt privée et sur les lots boisés privés, mais qui pouvait produire tout autant qu’un plus gros équipement», conclut M.Joly.